Dureté des pierres

Re: Dureté des pierres

Message par KAMISAN » 21 Octobre 2015, 11:51

J'ai pas comprite la question si gentiment demandée, :mrgreen: "mes affirmations" correspondent à ce que j'ai expérimenté et ce dont je suis sûr, j'amène pas que des questions à deux balles sur les forums, "mes ricanements" c'est de l'humour... :lol: :lol: :lol:
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Re: Dureté des pierres

Message par KAMISAN » 21 Octobre 2015, 12:02

jcpo, par curiosité, quelle est votre opinion sur ce sujet svp ?
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Re: Dureté des pierres

Message par Jcpo » 21 Octobre 2015, 14:58

Je ne sais pas comment ils ont construit les pyramides, stonhenge etc... mais en tout cas une chose est sure c'est que pour l'archéologie ca date d'une période ou l'on ne maitrisait que le cuivre donc ça a été fait avec des outils de cuivre... Tout a fait logique n'est-ce pas ? C'est comme si aujourd'hui j'utilisais un matériau nouveau et qu'on remettait en question cette nouveauté par le simple fait qu'elle n'existait pas encore hier :lol:

Jcpo a écrit :
KAMISAN a écrit :"De nos jours plus rien ne devrait surprendre.", si si je vous assure, vos remarques me surprennent beaucoup ! Si effectivement certains thèses soutenues par des vedettes du show bizz ou de l'astrologie attirent l'opprobre, la thèse archéologique en question me parait plus que sérieuse, à propos, Avez vous lu et visionnés les doc postées supra ?
En ce qui concerne la citation Desroche Noblecourt de 1946, elle est tout à fait hors propos et n'apporte rien au débat.

" il me semble avéré qu'on ne sait pas reproduire ces forages avec des moyens simples ou même modernes.", moi il me semble tout à fait le contraire ... :mrgreen: je sais faites déjà google image...
"ou même modernes" là à mon avis, il vous manque de la documentation, sérieux, vous n'avez jamais vu un vase Napoléonien en granit, poli miroir ?...

Je vous signale ce site "http://www.gizapower.com/petrie/chris6.htm" il devrait répondre à votre questionnement, il y a des photos, des mesures etc sinon je crains qu'ils n'y aient plus que les Grands Anciens, les aliens et les lazer. Vous pourriez avec profit vous rapprocher du Musée Petrie de Londres, bien qu'à mon avis le mieux serait d'entrer en contact avec l'archéologue auteur de la thèse supra...

Similitude ou similarité ? :D ,désolé, je ne suis pas exégète en sémantique, faudrait demander à Denys stocks , cité supra, puisqu'il met une vingtaine d'heures pour réaliser un vase en albatre avec les moyens Egyptiens...


Fin de la page que vous partagez, un article par Chris Dunn concernant l'étude d'un forage trouvé en égypte par Petrie et la vérification des données ( qui s'avèrent fausses ) :
Chris Dunn a écrit :Ce ne sont pas des stries horizontales ou des anneaux comme décrit dans "Gizeh: la vérité", mais des rainures hélicoïdales en spirale vers le bas du forage comme une attaque à double fil conducteur.

Pour reproduire ce noyau, par conséquent, le procédé de forage devrait produire ce qui suit.

Une double rainure hélicoïdale droite de haut en bas avec un pas de 0.110 - 0.120 pouce.
comprise entre 0,000 et 0,005 pouce de profondeur.
Un cône de haut en bas.
Quelques déchirure du quartz sont acceptable


Alors avez vous trouvé une reproduction d'un tel forage ?


La suite de l'article concernant la possibilité de faire une rainure aussi profonde est tout aussi intéressante... :)
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Re: Dureté des pierres

Message par giamilos » 27 Octobre 2015, 22:51

AU SUIVANT !!
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Re: Dureté des pierres

Message par Patrice Pooyard » 24 Novembre 2015, 17:38

Il y a divers problèmes évoqués et passés un peu rapidement à mon goût…

Oui on peut polir du granite avec du sable chargé de poudre de corindon, mais on peut aussi polir, aussi incroyable que cela puisse paraître, avec de la cendre. Il existe de nombreuses techniques et astuces observables à divers endroits de la planète (le jade en Chine par exemple).

Mais d'une part il faut considérer l'ensemble des problèmes : vases, blocs massifs de granites au formes complexes, degrés de planéité de certaines surfaces (et j'espère bien pouvoir rapporter des mesures précises et incontestables la prochaine fois, qui infirment ou confirment), statues "symétriques" en 3D à surfaces granuleuses et non polies, etc

Pour ce qui concerne les vases exposés au Louvre, c'est un joyeux bazar où des poteries assez grossières côtoient des vases de pierre dure plutôt précis. La quantité interpelle aussi, comme le dit Crillon, avec cette idée de production quasi industrielle, qui pour certains serait le stock de tous les vases fabriqués durant plusieurs centaines voire plusieurs milliers d'années… ce qui reste à démontrer. Les analyses des outils ayant servi à les réaliser (de la nature du métal, si c'en est un, qui les compose) nous aideraient grandement, car plus on recule dans le temps et moins la métallurgie était développée. À l'époque de ces vases (si je me fie au dépôt de Saqqarah) les égyptiens disposaient de cuivre ("normal" et enrichi en arsenic), de bronze et de fer météoritique…

Il faut aussi considérer cette chose étonnante qui fait qu'indépendamment des matériaux, on semble réaliser le même genre de formes alors que les pierres ne se travaillent pas du tout de la même manière. C'est cette chose qui avait surpris Érik Gonthier (et le surprend toujours d'ailleurs) et poussé à partir en Égypte avec nous. Et c'est après un tour d'horizon global qu'il en est venu à contester totalement l'hypothèse outils rudimentaires, sans toutefois proposer une autre chose. Je vois ici que dès que l'on conteste l'utilisations d'outils simples, alors il s'agirait forcément d'outils lasers et d'aliens… regrettable approche. Pour l'anecdote, Chris Dunn a fait des tests de découpe au laser et les résultats obtenus ne sont absolument pas ceux que l'on observe in situ.

Il faut aussi à mon avis considérer l'hypothèse de Joseph Davidovits, à savoir que peut-être que ce que l'on considère comme du granite (pour les vases, j'entends) n'en serait pas mais un matériau l'imitant… ce qui paraît difficilement envisageable face à certaines pierres comme le porphyre, car les cristaux auraient donc été suffisamment meubles pour donner le résultat que l'on voit… je dois chercher des photos que je publierai pour vous montrer.
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Re: Dureté des pierres

Message par Aurel » 12 Juin 2016, 13:47

J'adore le post de Crillon avec c comparaison sur les vases et sur la pierre naturel ...

Et je lis que la fusion du granit es aux alentour de 1800° ds son post ...

Je me suis tjrs demander si il ne faisait pas fondre la pierre donc !

1: Dans les ecrit du colonel Fawcett lui parle pr l Amérique du Sud d'un plante qui ferais ramolir la pierre ... Bref j ai eu beau chercher partout sur ce point là ca avance pas ...

2: je reviens sur comment faire fondre donc un morceaux de granit pr apres le travailler et obtenir un vase avec un aspect ou la pierre es comme "étirée" ( voir photo de Crillon page 2 de ce post ) : je pense donc que peut être il faisait fondre le granit ds des fours ou autres pr ensuite pouvoir travailler le "magma de granite "( ou pierre fondue) .

Donc je vs donne l'info qui m amene à dire ca pr justifier ces "fours" ou "fonderies" :

"L'analyse d'un alliage provenant d'un objet manufacturé préhistorique permit au "Bureau des Titres Standards des U.S.A d'affirmer que les autochtones de l'Amérique du nord possédaient des fours capables de produire des températures de 9000°c. Et cela il y a 7000 ans ! ( sciençes et vie numero 516 / et aussi dans : énigme de la science ancienne 1972)

Et pr les hanses en or sur certains des vases idem en Equateur où il y a certains ornements de platine qui restent énigmatique ! Comment les indigènes purent il produire la température nécessaire à la fusion de çe metal a plus de 1770° et surtout rappeler que l on ne fait en Europe cette fusion du platine que depuis un peu moins de300 ans ...

Je rappèlerais aussi les fameuses boucles du general Chou-Chu de l'epoque Tsin (-250/-313 apres JC) composées d'aluminium alors qu il fut découvert/obtenu en 1827 par F.Woehler .
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Voila ...
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Re: Dureté des pierres

Message par Aurel » 13 Juin 2016, 19:19

Pour appuyé encore sur la phrase de Crillon page 2 de ce post : ou il parle de "production industrielle" et bien voici des écrits officiel qui eux aussi se posent cette MM question : nom des scientifiques en premières photo et un bout de leur cv :

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Re: Dureté des pierres

Message par Aurel » 05 Juillet 2016, 21:08

Quelqu un m'a donné cette infos concernant l'idée numéro une : dc ramoli re la pierre grâce à une "substance"/"plantes" , je vs met les écrits aussi du colonel Fawcett sur cela :

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Et pr la deuxieme histoires du colonel concernant le fameux oiseau ( je n es pas retrouvé le livre mais dès que je retombe dessus je refais une photo )

Pour certains, je serais l'oiseau qui connaît le secret des pierres molles, je suis le Pic des rochers ou "Colaptes Rupicola", un célèbre explorateur du nom de Percival Harrison Fawcett m'aurait aperçu en train de frotter une herbe ou un insecte contre le paroi d'une falaise plusieurs fois de suite afin de ramollir la roche par l'intermédiaire d'une réaction chimique encore inconnue.
La tradition orale en pays incas rapporte les mêmes propos, expliquant que les dieux auraient arrachés la langue d'un oiseau qui connaissait le secret des pierres molles, afin qu'il ne le divulgue point. Selon d'autres sources, l'oiseau dont parle la légende serait le Colaptes Pitius ou "Pic du Chili".

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Re: Dureté des pierres

Message par Jcpo » 06 Juillet 2016, 11:17

D'autres informations à ce sujet :

Les pierres d'argile
(Carlos Gamero Esparza. Journal OJOS. Lima Pérou)

Une vieille énigme archéologique que les scientifiques ont en tête ... Comment des peuples comme les anciens Incas ont réussi à ajuster les blocs de pierre cyclopéens afin qu'ils s'inscrivent dans leurs édifices monumentaux, avec une perfection inégalée ? Étaient-ils peut-être artificiels, ils les préfabriquaient ou alors ... comme certaines légendes le disent, ils connaissaient une technique secrète pour les "ramollir" et les accommoder à volonté, comme si ils étaient fait d'argile ?

« Hiram Bingham a raconté l'existence d'une plante dont les Incas utilisaient le jus pour ramollir les pierres afin qu'elles puissent s'adapter parfaitement. Il y-a des dossiers officiels sur la plante, y compris des premiers chroniqueurs espagnols. Une telle version se vérifierait: Un jour en camping le long d'un torrent, il a observé un oiseau debout sur un rocher qui avait une feuille dans son bec, il a vu l'oiseau placer la feuille sur la pierre et la piqueter. L'oiseau revint le lendemain. Depuis lors s'était formée une concavité où la feuille se trouvait. Avec cette méthode, l'oiseau a créé une "coupe" pour recueillir et boire l'eau qui gicle du torrent. Compte tenu du fait que le lichen ramollit la pierre afin de relier ses racines au sous-sol, et envisageant l'extinction continue d'espèces de cette plante, cette notion n'est pas si improbable. » Richard Nisbet

Introduction

Les chroniqueurs de la première moitié du XVIe siècle ont été aussi surpris que les capitaines qui ont réalisé l'exploit de la conquête du Pérou. Ils ne pouvaient pas comprendre comment il se faisait que entre les joints des tous premiers murs incas de Cusco il n'était pas même possible d'introduire une lame de rasoir. Ils ne comprenaient pas comment ont été mises en place les colossales pierres sculptées de Sacsayhuaman, pour beaucoup considérée comme une fortification militaire, pour d'autres comme un complexe sacré, et d'autres ... un observatoire céleste géant ... ou une énigme révélant son présage; et ceux à qui il restait un doute et de la perplexité quand ils sont entrés dans le Coricancha, le siège sacré du dieu soleil Inca, où, ils hallucinant, non pas tant pour l'or qu'ont trouvé ses compatriotes, mais par la perfection de ses formes architecturales, ils en sont venu à comparer Cusco avec Rome ou à Jérusalem. Les pierres de ses murs semblent avoir été soudés les unes aux autres !

En Février 1995, j'eu la joie de voyager à Cusco, après de nombreuses années, j'eu finalement cette opportunité. Mon hôtel était dans le centre historique de la ville, près de la Plaza de Armas ou Plaza Mayor, que les Incas appellaient Huacaypata. Par coïncidence, derrière l'auberge où je logeais, sur l'Avenue El Sol, se trouvait l'un des sites les plus emblématiques de l'ancienne capitale des sites incas, l'église de Santo Domingo. Mes pas, bien entendu m'ont emmené jusqu'à la Coricancha, le temple mythique du Soleil, dont le nom en quechua signifie «arène d'or», la maison de Inti, le dieu principal des Incas. Ici, les guides expliquent aux touristes que les espagnols ont même utilisé de la dynamite dans la tentative d'abattre quelques murs de pierre que même les tremblements de terre n'ont pu abattre.

Image
Figure 1. Un lever de soleil au Temple du Soleil. Les rayons de l'astre-roi se glissent améliorant la beauté de ce lieu sacré, un coin de la mythique Coricancha.

Malgré les épreuves du temps et des hommes, ces belles peintures d'andésite blanche, bleu et rouge ont survécu à la grande surprise et à la stupéfaction des locaux et des étrangers. "Les experts ne savent pas comment ils ont été élevés, mais ces murs capitonnés semblent tous d'une seule pièce "expliquent-ils. Mais ce n'est pas tout … les guides amadouent les visiteurs avec la grandeur de l'empire des Incas, mais ne sont pas en mesure d'expliquer comment est-ce qu'ils ont construit ce temple, comme beaucoup d'autres monuments de l'ancien Pérou et du monde.

Depuis bien-sur, je n'ai pas abandonné mes préoccupations pour le mystère des pierres incas.

1. La Jotcha du père Lira

Pendant des siècles, la capacité des peuples andins à tailler la pierre et élever des murs capables de résister à jamais est resté couverte par les brumes du mythe. La Science, dans sa quête pour résoudre l'énigme, se tapait presque la tête sur les murs incas et l'archéologie traditionnelle, qui ne supporte pas les considérations qui vont au-delà de ses dogmes étroitement établis, en a fait les frais, et n'a pas eu meilleure idée que de recourir à l'argument éculé que les pierres ont été taillées avec bec, burin et marteau, parce qu'il est inconcevable que les anciens péruviens aient connu d'autres technologies que l'arc et la flèche.

L'archéologie classique de l'Amérique latine a été secouée en 1983 lorsque la chaîne de télévision RTVE du réseau espagnol a diffusé le documentaire El Otro Perú, dans le cadre de la série publiée par le célèbre psychiatre et chercheur Jimenez del Oso. Dans ce programme il a rendu compte de l'une des plus grandes énigmes de l'ancien Pérou et il a interviewé un personnage insolite : le Père Jorge Lira.

Le Journaliste espagnol Juanjo Perez (2) raconte que le père Lira un prêtre péruvien défunt, a été l'un des plus grands experts du folklore andin, auteur de nombreux livres et articles et, en particulier, le premier dictionnaire du Quechua au Castillan. Il mentionne que le personnage vivait dans un village environnant de Cusco et c'est là-bas que Jimenez del Oso est allé pour l'interviewer sur une déclaration troublante : le petit père affirmait avoir découvert le secret le mieux gardé des Incas: une substance d'origine végétale capable de ramollir les pierres.

Mais cette histoire a commencé beaucoup plus tôt. Les légendes répandues chez beaucoup de peuples précolombiens péruviens, affirment que les dieux avaient donné un cadeau aux Indiens natifs pour qu'ils puissent construire des chefs-d'œuvre architecturaux colossaux comme la forteresse de Sacsayhuaman ou le complexe de Machu Picchu. Selon le père Lira, ce ne fut rien de plus que deux plantes aux propriétés étonnantes: la feuille de coca, capable d'engourdir la douleur et l'épuisement des travailleurs, afin qu'ils puissent résister à l'énorme effort physique que des constructions si extraordinaires nécessitent. L'autre plante qui mélangée avec divers composants, convertira les roches les plus dures en des pâtes facilement manipulables.

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Figure 1a. Pierres amassé? Moulées ? sculptées? Avec quelle technique? La seule certitude est que contempler ce merveilleux mur Inca à Cusco soulève de nombreuses questions, comme celles qu'avait le père Jorge Lira.

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Figure 1b. Enigme monumentale. Ni la pointe d'un couteau ni une aiguille ne peut pénétrer entre les joints de ces molosses de Sacsayhuaman (Cusco). Un silouhette humaine est éclipsée par une seule de ces pierres cyclopéennes sculptés qui peuvent peser plusieurs centaines de tonnes.

« Pendant quatorze ans, écrit Juanjo Pérez, le père Lira a étudié la légende des anciens peuples andins et finalement a pu identifier l'arbuste du nom de "Jotcha" (sans aucun doute un Ephedra andina) comme la plante qui, une fois mélangée et traitée avec d'autres végétaux et certaines substances, était en mesure de convertir la pierre la plus dure en de une argile pure. "Les anciens Indiens ont dominé une technique de massification - affirme le prêtre Lira dans un de ses articles - ramollissant la pierre qu'ils réduisaient à une pâte molle, qu'il pouvaient façonner facilement."

Le prêtre, relate Pérez, a mené plusieurs expériences avec le buisson Jotcha et est arrivé a obtenir d'une roche solide qu'elle s’amollisse jusqu'à presque se liquéfier. Cependant, il n'a pas réussi a faire en sorte de lui rendre sa dureté, il a donc considéré son expérience comme un échec. Cependant, malgré cet échec partiel, Père Lira a été en mesure de démontrer qu'une technique de ramollissement des rochers est possible. Ainsi, les fentes étonnantes de certaines des roches colossales qui composent les murs de Sacsayhuaman ou d'autres forteresses précolombiennes seraient expliqués. »

1.2. Les «gens de la Terre »

Mais la résonance de la légende de l'herbe qui ramollit la pierre semble être beaucoup plus répandue, curieusement, parmi les peuples autochtones qui vivent encore à l'extrême sud du Pérou. Parmi les régions centrales de l'Argentine et du Chili, de l'Atlantique au Pacifique, s'étend ce qui était autrefois le territoire Mapuche (5), dont les derniers représentants ont été confinés dans des communautés éloignées en Patagonie Argentine et dans le sud du Chili où il subsiste leurs traditions. Les Mapuche se sentent encore «peuple Terre "(6) “la gente de la tierra” , qui est ce que signifie le terme qui les identifie dans leurs langue maternelle: Mapu = terre, che = gens.

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Figure 2. Des gens comme si ils ne faisaient qu'un. Le peuple Mapuche a réussi à maintenir son indépendance et conserver sa culture millénaire malgré l'influence de l'Occident. Cette photo d'une famille typique Mapuche du sud de la Patagonie, a été prise à la fin du XIXe siècle.

Chez les Mapuche (7) court une légende étrange, cette fois celle du Péjaro Pitiwe, un oiseau avec de curieuses coutumes. Dans le portail de diffusion du travail de la notable anthropologue argentine Mapuche, Aukanaw (8), cet auteur raconte que sur son territoire habite un pivert qui garde un profond secret "Secret, écrit Aukanaw, jalousement partage avec les "renil" (savants et sacerdotes Mapuche) : la plante qui dissoud la pierre et le fer"Cet oiseau les Mapuche l'appellent P'chiu, Pitu ou Pitiwe; il est également connu comme Pitio, Pito ou Pitihue (9).Les Aymaras de l'Altiplano l'appellent Yarakaka et les Quechua: Akkakllu. Son nom scientifique est Colaptus Pitius, et on la classifie dans l'ordre des pisciformes, dans la famille des Picidae, qui regroupe environ 30 espèces en Argentine, au Chili 4 et 2 au Pérou, l'une d'entre elles la Colaptes rupícola, une sorte de pivert-charpentier adapté aux climats extrêmes et considérée comme une variété très chassée et en voie de disparition dans l'immense contingent aviaire de ce pays andin.
Le Pitiwe est un oiseau-charpentier d'une taille similaire à un pigeon, il fait environs 30 cm. Il présente une couronne frontale et une nuque de couleur gris ardoise; les côtés de son visage et sa gorge de couleur fauve. Quelques rayures de couleur café et café jaunâtre marquent le dessus de son corps, tandis qu'au-dessous il est d'un blanc sale avec des rayures brunes. Le dos et l'abdomen sont jaunâtres et a l'iris des yeux jaunes et la queue noire. Il vit dans les montagnes, les forêts et les bosquets ; au pied des collines et de certains domaines peux boisés, mais fuit les forêt d'arbres exotiques. Leur régime alimentaire se compose d'insectes qui peuplent les arbres indigènes et construisent leurs nids dans des arbres creux. "Examinant les troncs, écrit Aukanaw, il donne plusieurs coups de bec en tendant l'oreille pour sentir les mouvements des insectes cachés et si cela est jugé approprié il plonge sur sa proie. »

[...]

5. La Ephedra andina, une plante « quebrantahuesos »
(= "qui casse les os" ; référence au nom espagnol du Gypaetus barbatus espèces d'oiseaux vautours se trouvant dans les chaines de montagnes d'Europe du Sud, d'Afrique, et d'Inde qui est surnommé « quebrantahuesos » pour son habitude de laisser tomber les os, et d'autres aliments durs pour briser sur le sol, voir ci-dessous)

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Aukanaw, dans son texte consacré à l'énigme de l'oiseau Pitiwe et de l'herbe qui dissout le fer et la pierre, nous rappelle l'existence d'une plante -considéré médicinale par les Mapuche – qui croit dans les hauts plateaux andins, de l'Équateur au détroit de Magellan. Les botanistes l'appellent Ephedra andina, et c'est l'une de celles qui sont soupçonnées d'être la célèbre et très recherchée herbe des Incas.

Sans surprise, par instinct, les animaux l'évitent, puisqu'on à vu ce qui se passe en cas d'ingestion: elle est connu de petits mammifères comme les renards et les cobayes qui ont succombé de leurs corps gonflés et de leurs os mit en débris par le jus des branches et des feuilles. Les chamans mapuches l'apprécie beaucoup pour ses propriétés médicinales et comme un élément rituel. En Argentine, elle est aussi connu en tant que solupe, Sulupe, Punco Punco, soude qui soude, queue de cheval, Tramontana, Trasmontana, pico de gallo ou Pinko-pinko. Au Pérou elle reçoit presque les mêmes noms que lui ont donné les Mapuches en Patagonie, ainsi que d'autres autochtones : Q'ero-Q'ero, queue de cheval, Condorsava, Likchanga, Pachatara, Pfinco-pfinco, Pinco-pinco, Pingo- Pingo, soude qui soude, Wacua ...

Beaucoup plus à découvrir sous ce lien, en espagnol : http://www3.uah.es/vivatacademia/anteri ... cencia.htm

Autres pistes :

- Un Ami présent sur le forum sous le pseudo Yvoune : "J'ai récemment eu confirmation que cette tradition de ramolissement de la pierre existe aussi en Inde...la grand-mère d'un de mes contacts en Inde lui racontait, plus jeune, comment les anciens utilisaient une recette de plante bien précise pour arriver à leur fin...la grand-mère ne connaissait pas la recette mais tenait l'information pour véritable!"

Il semble que l'une de ces plantes soit disponible encore aujourd'hui: portulaca oleracea (// le pourpier).
https://fr.wikipedia.org/wiki/Portulaca_oleracea
Image

Le pourpier est utilisé, entre autres choses, pour éliminer les caillots dans le corps humain...dissoudre des cailloux!

Il est connu des anciens depuis les temps immémoriaux, est une plante parfaite pour les anciens voyageurs car elle permet d'éviter le scorbut dont furent victime nombre de marins en mer, par manque de vitamine C...elle est extrêmement riche et bénéfique à tous points de vue (vitamines / minéraux / omega 3 / etc)...

Elle pousse dans à peu près toutes les conditions & les anciens la consommaient dans les Andes, en Chine, au Japon, en Crète & dans le bassin méditerranéen, en polynésie ainsi qu'en Inde, dont elle serait même originaire!

Ci-dessous: selon un ancien compagnon, le pourpier était utilisé des bâtisseurs de cathédrale comme des Egyptiens pour ramollir la pierre et 'la couler comme du béton.
https://books.google.be/books?id=cznS_a ... er&f=false

- "Macha Macha" (en Quechua) : Très commune dans les Andes à plus de 3000m, dans la zone basse et intermédiaire, elle pousse dans les pâturages. Elle serait riche en acide oxalique et consommer son fruit est enivrant. Elle pousse à travers la roche. La poudre de roche obtenue serait ensuite à faire fondre avec de la silice, comme dans le procédé de fabrication du verre.

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- La saxifrage : https://fr.wikipedia.org/wiki/Saxifrage : Le mot saxifrage vient du latin saxifraga, composé de saxum, le rocher et frangere, briser. Ces plantes rupicoles sont en effet connues pour leur capacité à s'installer dans des fissures de rochers. Elles se font d'ailleurs parfois appeler Casse-pierre ou Perce-pierre.

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- La Renouée Maritime : https://fr.wikipedia.org/wiki/Renou%C3%A9e_maritime : On lui prête la propriété, en infusion, d'éliminer les calculs rénaux d'où son nom "Sciappa pedra" ( "casse pierre").

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- Le Gypaète Barbu, anciennement appelé Phène des Alpes : https://fr.wikipedia.org/wiki/Gypa%C3%A8te_barbu : l a l'habitude de laisser tomber les os trop gros pour être ingurgités d'une hauteur de 50 à 100 mètres sur les flancs de falaise ou sur les pierriers (champ de pierres), il en mange alors les débris et les ligaments.

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J'ai eu l'occasion de questionner Jacques sur ces sujets, il m'a confirmé ces pistes des plantes mais aussi des gypaètes et a résumé ces réactions par l'action suposée des micro-zymas (nanobes), découverts par M. Béchamp :
http://www.exobiologie.info/extraterres ... age16.html
Selon lui, la technique de ramollissement des pierres était encore utilisée récemment dans l'arrière pays français.

Pour terminer, des infos sur le stade pionnier du cycle forestier et le granite :

Tout d'abord, viennent les végétaux que l'on appelle pionniers, ceux qui n'ont pas besoin de sol, ou pratiquement pas.

Ils peuvent pousser sur la roche nue : ce sont, pour la plupart, des lichens, ainsi que des cyanobactéries, qui vivent, pour la plupart, dans l'eau, mais dont certaines espèces peuvent vivre à l'air libre, pour peu qu'il y ait un tout petit peu d'humidité. Ce sont elles qui forment ces taches noires sur les rochers, à l'endroit où l'eau a coulé.

Ils sont accompagnés de quelques plantes, essentiellement des mousses. Les mousses et les lichens n'ont pas vraiment de racines, ils n'ont pas besoin de sol. Par contre, ils retiennent l'eau, et, une fois qu'ils sont présents, un minuscule sol, un peu sableux, et très pauvre en humus, commence à se former.

Quelques autres plantes peuvent les accompagner, qui elles, ont des racines, et ont donc besoin d'un sol, mais qui ont l'habitude des rochers : elles savent profiter de la moindre fissure de la roche, pour y trouver un tout petit peu de sol. Elles poussent donc plutôt entre les rochers que sur les rochers : ce sont les plantes « de rocaille », on les trouve, par exemple, souvent à la montagne, ou également sur les vieux murs : des fougères, comme la capillaire, ou la rue des murailles, des orpins, des joubarbes...

Par endroit, le climat est très rude, et ne permet pas à d'autres espèces, moins résistantes, de venir remplacer les pionniers, malgré le sol qui commence à se créer : ils peuvent donc rester, tranquillement, au même endroit, sans courir le risque d'être dérangés ! C'est le cas, par exemple, en haute montagne, où les rochers instables ne sont jamais couverts que de plantes de rocailles, ou de l'étage nival, le plus haut étage de la végétation, qui n'est composé que de lichens et de rares mousses.

La toundra est une forme de la végétation des milieux très froids, formée essentiellement de mousses et de lichens.

l'action du sel marin a aussi son influence. Les embruns salés pénètrent dans les fissures de la roche. Les cristaux de sel qui s'y développent prennent du volume en séchant ce qui multiplient les micro-fractures. Les sulfates de sodium et de magnésium sont les plus destructeurs dans ce genre de processus.

Voilà, c'est tout ce que j'ai réuni pour le moment, je suis désolé pour la longueur du message ! :P

Image Image
Pierre aux Pieds de Pisselerand, Haute Maurienne (France), daté de l'Age du fer?.
La Pierre aux Pieds est gravée d' environ 80 cupules et de 82 empreintes de pieds; les pieds d'une même paire sont parfois reliés par une barrette ou séparés par une cupule. La datation et la signification de ces empreintes sont incertaines. Leur petite taille peut être un argument pour une origine néolithique, car on sait que les populations néolithiques alpines étaient de petite taille. On remarque par ailleurs que ces empreintes sont grossièrement orientées en direction de deux sommets environnants, en faveur d'un culte des sommets et des glaciers.
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