J.Grimault. Sa leçon d'egyptologie. Correctif 4: le serpent

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J.Grimault. Sa leçon d'egyptologie. Correctif 4: le serpent

Message par leo » 30 Mai 2016, 10:42

"En matière de son et de vocalisation, discipline d’espèce musicale très secrète et fort appréciée des prêtres de l’ancienne Égypte (MaH-KRoN ; les justes de voix), le vautour émet un cri perçant et clair s’approchant de la prononciation humaine des lettres XRIIII chantées suraiguës, qui sont l’indication cabalistique de la lumière (X), de la force (R), et de l’intelligence (I). Quant au serpent, il passe pour émettre un son sourd, et siffle la lettre SSSS, lettre emblème cabalistique de la manifestation, de la chose physiquement engendrée et donnée à apparaître dans notre monde concret. Comme on l’aura noté, ces deux cris animaux s’opposent : l’un est perçant (et non serpent, belle antistrophe), l’autre sourd".

Collé à partir de <http://www.larevelationdespyramides-leforum.com/viewtopic.php?f=7&t=68>


Les textes des pyramides considèrent qu'il existe non pas un mais deux serpents. Les relevés 2047 d,979c, et 1459b effectués par K. Sethe, puis traduits et interprétés par C. J acq sont sans ambiguïté: "il y a deux serpents au front du pharaon qui l'élèvent et le conduisent vers sa mère, la déesse Ciel".
In Le bestiaire des pharaons, P. Vernus et J. Yoyotte, arrive au même constat, il y a eu tout d'abord deux serpents représentant la Basse et la Haute -Egypte, réduits ensuite à un au front du pharaon lors de la réunification et un second sur le front de son épouse. Ils ajoutent page 323: "L'uraeus est double sur le disque de Ré, et, au front du pharaon… Au principe de l'unicité du cobra se juxtapose un autre principe selon l'uraeus est double. Ils sont deux à prendre le disque ailé qui symbolise sur les plafonds et les linteaux des temples… La divinité du cobra est double…". Cet aspect si important semble avoir échappé à J.Grimault.

Le cobra s'écrit:
Le terme uræus est dérivé du grec ancien οὐραῖος / ouraîos (« caudal »), via le latin, mais le nomégyptien est iaret (en transcription traditionnelle : jˁr.t), « le cobra dressé ».

Collé à partir de <https://fr.wikipedia.org/wiki/Ur%C3%A6us>


Sa caractéristique est d'être dressé et double dans la théogonie égyptienne: protecteur et destructeur, en termes moraux, il est le bien et le mal. Ces deux aspects encadrent le disque solaire, et en tant que unicité, il partage en deux parties le front du pharaon.


" Quant au serpent, il passe pour émettre un son sourd, et siffle la lettre SSSS"

Pour cette affirmation J. Grimault, ne donne aucune référence. Le "sifflement" du serpent semble être un héritage grec: http://www.academia.edu/3984293/Le_siff ... en_musique, et de fait ne pouvant pas être attribué à l'Egypte antique (hors la période d'influence grecque. Pour C. Jacq (la tradition primordiale de l'Egypte ancienne selon les textes des pyramides, page 266) , " … l'uraeus, cobra femelle émet un souffle de feu qui détruit les ennemis du roi. Hors ce regard de feu, le roi possède une force surnaturelle car il est l'uraeus qui dort de Seth…. Il est l'uraeus de Seth qui se meut de manière incessante." Sethe, 335b-c, 74, 1287b, 2047,979, 1459b) .https://fr.wikipedia.org/wiki/Kurt_Heinrich_Sethe.

Pour ci-dessus, note de lecture: Feu, feu créateur: mouvement d'animation.
Ce mouvement s'établit entre les deux rives du champ des offrandes, de l'abondance.
leo
 
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