Redites et nouveautés LRDP de J. Grimault (30/07/14)

Redites et nouveautés LRDP de J. Grimault (30/07/14)

Message par Chris B » 30 Juillet 2014, 14:43

Redites et nouveautés de LRDP, de J. Grimault (30/07/14)

Message de Jacques GRIMAULT

Paris, le 30 juillet 2014

« Les vraies conquêtes, les seules qui ne donnent aucun regret,
sont celles que l’on fait sur l’ignorance.
»
Napoléon Bonaparte

Bonjour à Tous !
Tout le monde n’a pas la chance de partir en vacances cet été. Aussi, afin de ne pas souffrir en plus de l’isolement culturel et amical habituel, voici quelques pages « sur le sujet »… en guise de distraction et afin d’éclairer quelque peu votre patiente lanterne sur des aspects de LRDP peut-être trop rapidement évoqués… D’où quelques redites – pour enfoncer le clou – et quelques nouveautés, pour le plaisir d’encore côtoyer le vrai !

Des datations en égyptologie

Dans le tableau ci-après : à gauche, les années de proposition des dates de fondation de l’Égypte données à droite, et au centre, le nom des égyptologues ayant émis ces dates... encore hypothétiques de nos jours.
1845 Both - 5702 (sic !)
1845 Bunsen - 3623 (resic !)
1857 Lepsius - 3892
1863 Lieblein - 3893
1865 Lauth - 4157
1867 Unger - 5616
1877 Brugsch - 4455
1900 Steindorf - 2500
1904 Meyer - 3315
1904 Newberry - 3000
1904 Von Bissing - 4000
1905 Sethe - 3360
1910 Maspero - 5000
1911 Flinders Petrie - 5546
1917 Borchardt - 4240
1929 Erman - 3000
Et ainsi de suite jusqu’à nos jours : cela va du simple au double et plus ; de moins 5 867 (Champollion, non nommé ci-dessus) à moins 2 500 (Steindorf), et ces dates sont calculées d’après les mêmes éléments de réflexion et les mêmes objets de référence pour tous... Heureusement !
Pour le Professeur André Pochan, qui assoit sa datation sur des considérations exclusivement astronomiques, le règne de Ménès – le fondateur et l’unificateur de l’Égypte – daterait de – 5 619.
Mais qui a raison ? Comment le savoir ?
Tout − dans ce domaine − est difficile et délicat à considérer, à démontrer et à prouver, c’est pourquoi il ne faut pas trop s’étonner de la disparité des opinions dans le domaine du savoir des anciens Egyptiens…

Du niveau des mathématiques chez les anciens Egyptiens

Malgré les nombreuses études qui ont jalonné deux siècles d’égyptologie, l’évaluation du niveau des mathématiques chez les anciens Egyptiens demeure encore très floue. Là encore, les opinions sont très partagées.
Feu Jean Leclant, par exemple, reconnaissait que « Devant les étonnantes réussites de l’Egypte pharaonique, il nous paraît personnellement difficile de faire l’économie de l’existence de solides fondements mathématiques et astronomiques. » (préface à l’ouvrage de Jean-Philippe Lauer, Le Mystère des Pyramides, aux Presses de la Cité, Paris rééd. 1988, p. 9).
Selon la majorité des commentateurs, en revanche, les activités mathématiques des anciens Egyptiens se seraient bornées à des calculs de petite comptabilité mercantile et à des opérations de géométrie cadastrale ou architecturale de faible portée, ce que résume prosaïquement le Dictionnaire de la civilisation égyptienne (sous la direction de G. Posener, Paris, Fernand Hazan, 1970, p. 165), selon qui les Egyptiens anciens étaient vraiment de piètres géomètres : « Leur plus grand titre de gloire, en géométrie plane, est la possession d'une recette pour calculer la surface d'un cercle en fonction de la longueur de son diamètre. »
Ce qui semble le plus gêner les commentateurs, c’est l’absence totale de démonstrations mathématiques dans les (très rares) documents mathématiques dans l’ancienne Egypte (on en dénombre sept en tout).
Ainsi, pour André Pichot : « Elle [l’Egypte] ne se soucie pas de démonstrations, mais donne des "recettes" plus ou moins approximatives. » (La naissance de la science, tome 1. Mésopotamie, Egypte, Paris, Gallimard, 1991).
Par ailleurs, le fait que les anciens Egyptiens ne calculaient que par fractions et seulement avec les nombres entiers naturels positifs, semble devoir leur retirer la capacité de s’élever au niveau d’abstraction indispensable à l’accession aux mathématiques supérieures.
Ainsi, selon ces chercheurs, on doit définitivement admettre que les anciens Egyptiens n’auraient jamais pu connaître les racines carrées, ou des nombres incommensurables − irrationnels − tels que Pi et Phi…
Le problème est qu’ils sont indubitablement inscrits dans les dimensions et proportions de la grande pyramide, que ce soit en coudées, en constantes, ou parfois même en mètres, et cela n’est pas une théorie : c’est un fait.
Et c’est ce refus des égyptologues d’accepter la connaissance de nombres complexes chez les anciens bâtisseurs qui oblige les chercheurs indépendants (moins crispés) à rechercher du côté de Dieu, des dieux, des anges, des extraterrestres ou des Atlantes, etc. ou de LRDP !
Léonard Wooley et Jacquetta Hawkes, représentatifs de cette majorité de « sceptiques », expliquent – non sans s’étonner toutefois sur certains aspects du savoir desdits anciens Egyptiens (Prehistory and the beginning of Civilisation, Editions Allen and Unwin, Londres 1963, p. 96) – que : « Les Babyloniens avaient une connaissance scientifique de l’algèbre, de la géométrie et de l’arithmétique. Les Egyptiens, au contraire, ne faisaient preuve dans ces domaines d’aucune réelle compétence. A force d’ingéniosité et de patience, et en utilisant des moyens puérils et imparfait, ils réussissaient tant bien que mal à satisfaire à leurs besoins. Aucune source valable n’indique l’existence d’une science avancée, ce qui nous porte à conclure qu’ils étaient aussi peu curieux qu’ignorants. (…) Néanmoins, ces méthodes tout empiriques n’expliquent pas comment les Egyptiens ont pu calculer correctement le volume du tronc des pyramides. Ce problème, unique à notre connaissance dans les mathématiques égyptiennes (la formule s’en trouve dans le Papyrus de Moscou), ne pouvait être résolu sur une base purement arithmétique. »
En effet, le quatorzième des dix-neuf problèmes présentés dans le Papyrus de Moscou, déposé au Musée des Beaux-Arts de cette ville, traite du volume de la pyramide tronquée, qui nécessite pour sa résolution de savoir manier des équations du second degré, ou d’avoir trouvé une autre méthode restée inconnue.
Quant à l’architecte du CNRS Jean-Pierre Adam, vigoureux contempteur des amateurs ‘d’archéologie fiction’ (dixit) et grand pourfendeur de pyramidomaniaques – dont à coup sûr je suis –, son diagnostic est sans appel (Le Passé recomposé, éd. du Seuil, Paris 1988, p. 175) : « Il faut savoir que, de toutes les civilisations de l’Antiquité, de la Chine à Rome, l’Egypte a certainement été la plus indifférente à la recherche et particulièrement à la recherche mathématique. Si la Mésopotamie nous a livré des milliers de tablettes cunéiformes traitant de géométrie et d’algèbre, l’Egypte, dans toute son histoire, ne nous a retransmis que sept documents abordant ce sujet, dont un seul du reste, le papyrus de Rhind, a quelque importance. »

Du sérieux dans les recherches en matière de grandes pyramides

Feu Jean-Philippe Lauer, architecte et égyptologue de renommée mondiale, réputé avoir été le plus grand spécialiste français des pyramides d'Egypte, modestement surnommé le Pape ou l’Empereur des Pyramides par ses collègues, et auteur d’un livre qui fait autorité dans ce domaine depuis près de soixante ans (Ed. Payot, Paris 1948), et bien que l’on n’ait jamais trouvé de dépouilles mortuaires dans aucune pyramide, écrit : « Les égyptologues sont tous d’accord pour professer que les grandes pyramides ont été des tombes royales y compris, sans conteste possible, la grande pyramide de Guizeh, la plus fameuse de toutes. »
Curieuse affirmation quand, après avoir lu dans la préface du prestigieux ouvrage, écrite par M. Leclant, qu’il est « le fruit de soixante années de recherches conduites sur le plateau des Pyramides », on prend connaissance de cette confidence faite par monsieur Lauer à Jean-Patrice Goidin (Les Nouveaux Mystères de la Grande Pyramide, Gilles Dormion et Jean-Patrice Goidin. Editions Albin Michel, Paris 1987. p. 72) : « Je ne suis pas un spécialiste de la pyramide de Kheops. Je ne l’ai pas étudiée. »

Un paradoxe

En matière de pyramides, il y a un insolite mais authentique paradoxe : les scribes de l’ancienne Egypte, qui ont toujours tout scrupuleusement noté (religion, politique, économie, science, arts et techniques, vie sociale, et vie privée, voyages, contes et anecdotes, etc.), n’ont cependant strictement rien écrit sur les plus grands témoignages de savoir-faire et de puissance de leur civilisation, en particulier en ce qui concerne la grande pyramide, peut-être le plus grand chantier de l’histoire antique, la plus ambitieuse des entreprises et le plus colossal effort du genre humain : rien. Absolument rien : ni contes, ni légendes, ni anecdotes, ni textes…Pas davantage de peintures, de gravures ou de sculptures. Rien sur la nécessité ou l’utilité de tels monuments. Pas une ligne, pas un mot…

Gizeh, un site d’exception

Pour l’abbé Moreux (1867-1954), astronome à l’Observatoire de Bourges et auteur de nombreux ouvrages de vulgarisation scientifique, la grande pyramide occupe un site unique (La Science mystérieuse des Pharaons, chez Gaston Doin, Paris, 1923. p. 22) : « Menons une parallèle par le 30e degré de latitude nord – propose-il –, que constatons-nous ? Un examen, même superficiel, nous montre que ce cercle tracé autour de la Terre est celui qui renferme le plus d’étendue continentale. Or c’est précisément sur ce parallèle qu’est construite la grande pyramide. »
« Si l’on calcule exactement l’étendue des terres que l’homme peut habiter, il se trouve que ce fameux méridien les partage en deux portions rigoureusement égales. » (op. cit. p. 20).
Ce qui signifie qu’il y a plus de surface de terres à la fois dans son méridien et sa latitude que dans aucun autre méridien ou latitude du globe.
Ainsi, selon l’aimable ecclésiastique astronome, ce méridien « est le seul qui soit fondé sur la nature des choses, et par conséquent qui ait une véritable raison d’être » (ibidem).
Ce n’est pas tout car, comme l’avaient remarqué les savants de la campagne napoléonienne dès 1799, si l’on prolonge les arêtes nord-est et nord-ouest de la grande pyramide, qui délimitent la face nord sur laquelle se trouve l’entrée de l’édifice, celles-ci encadrent avec précision le delta du Nil tout entier. L’apothème nord (la ligne qui va du sommet au milieu du côté nord de la pyramide) prolongé partage donc ce Delta en deux parties rigoureusement égales ; autrement dit, la grande pyramide est le centre d’un cercle dont le quadrant nord inscrit parfaitement le delta du Nil. A moins que ces savants aient été – eux-aussi – des pyramydomanes exacerbés.

Une orientation d’une extrême précision

D’après l’ingénieur Smyth, la ligne méridienne de la grande pyramide – celle qui la partage en deux parties égales selon l’axe nord-sud – s’écarte vers l’ouest de 0° 4’ 30’’ et manque par conséquent d’autant la direction précise du nord vrai (l’axe de rotation de la Terre sur elle-même). Calculée par des astronomes, l’erreur acceptée de nos jours, c’est-à-dire la quantité angulaire avec laquelle la grande pyramide s’écarte de la perfection, est encore inférieure : exactement de 0° 3’ 6’’ d’arc.
On notera que ces particularités sont totalement invisibles, et que pour les (re)connaître, il faut préalablement posséder le savoir utile, c’est-à-dire au minimum géographie et géométrie de la Terre elle-même…

De la valeur de la coudée

L’astronome E-M. Antoniadi fait le point sur les recherches antérieures (L’Astronomie égyptienne, Ed. Gauthiers-Villars, Paris 1934. p. 19) : « La valeur de la coudée a été établie avec une grande précision par l’illustre [physicien Sir Isaac] Newton, qui lui a donné 0,524 m. [L’astronome Charles] Piazzi Smyth a cru trouver 0,527 m, chiffre trop fort ; [l’égyptologue William] Flinders Petrie 0,524 m. L’examen des diverses dimensions des trois grandes pyramides m’a fourni la valeur de 0,5235 m et je crois que la coudée était divisée, dans les pyramides, au moins en centièmes, avec une subdivision très fine, comparable à notre millimètre. » Etonnant ! A quoi pouvait donc bien servir, au Néolithique, la division millimétrique d’un étalon de mesure, pour des concepteurs et architectes qui travaillaient dans le gigantesque et le cyclopéen ? Qui plus est, l’évaluation proposée par cet astronome est précise au dixième de millimètre ! (zéro mètre, cinquante-deux centimètres, trois millimètres, cinq dixièmes de millimètre). Ainsi nous affirme-t-on, de source scientifique autorisée, que les bâtisseurs de l’ancienne Egypte ont créé et utilisé, au moins vingt-sept siècles avant notre ère, un étalon métrologique précis au dixième de millimètre !
Mais alors, dans quelle nécessité étaient-ils pour élaborer un étalon de mesure à ce point précis ? Pour en faire quoi ?
Et puis, ce qui n’est pas simple du tout ; comment le faire, le réaliser, le fabriquer concrètement ?
Lauer explique (Le problème des pyramides d’Egypte, Editions Payot, Paris. p. 135) : « Dans les monuments de l’ancien empire égyptien, on rencontre de façon constante la coudée royale de 0,52 m à 0,53 m dès les premières dynasties [– 3 100 ans]. On peut supposer que pour la grande pyramide, on ait cherché à fixer sur des principes précis une coudée nouvelle évaluée actuellement à 0,524 m. » Dans une lettre adressée au Dr Charles Funck-Hellet, spécialiste du Nombre d’or dans l’esthétique, il précise, mais toujours sans expliquer pourquoi :
« La coudée pyramidale de Kheops devait être comprise entre 0,5235 et 0,5240 m. »
Depuis cette date, malgré l’imprécision et les supputations relatives à l’évaluation de cet étalon, la quasi-totalité des égyptologues et des publications en matière d’égyptologie fait état de cette valeur (0,5235 m), notamment lorsqu’il est question des dimensions des grandes pyramides de Gizeh, ce qui est vraiment rarissime hors des ouvrages de vulgarisation.
Pour l’organisme de références métrologiques en matière d’archéologie dans l’ancienne Egypte, le Geographic Survey Department of Egypt, – et donc du point de vue officiel –, les dimensions de la grande pyramide de Kheops sont – une fois pour toutes (Survey of Egypt, paper N° 39 : The Determination of the Exact Size and Orientation of the Great Pyramid of Giza, Le Caire, 1925) – de 440 coudées de 0,5235 m pour la base (soit 230,340 m de côté) et de 280 coudées identiques pour la hauteur (soit 146,580 m) : ce sont ce module et ces mesures qui ont été définitivement adoptés et que l’on retrouve partout.

Remarque : les chercheurs, de quelque époque et de quelque origine qu’ils soient, égyptologues compris, ont tous sans exception omis ou oublié de préciser que toutes les évaluations de dimensions de la coudée qu’ils proposent sont exclusivement fondées sur une méthode empirique, qui consiste à déduire des comparaisons dimensionnelles des édifices un étalon moyen approximatif, ressemblant au plus près à ceux que l’on a découvert ici et là sous forme de règles de bois ou de pierre graduées usées. Le problème est que rien ne permet de contrôler et de confirmer leurs assertions dans l’absolu, car ils ne peuvent donner à vérifier la validité des dimensions de leur module que par l’exposé des coïncidences qu’ils découvrent parfois dans les monuments dans leur état actuel, c’est-à-dire érodés, abîmés et dégradés, donc différents de ce qu’ils étaient à l’origine.
Par ailleurs, les mesures dimensionnelles qu’ils proposent relativement à la grande pyramide de Gizeh, qu’ils ont arpentée en tous sens – et avec toute absence de sens – en long, en large et de travers, correspondent rarement de l’un à l’autre des métreurs, selon les époques, les procédés de mensuration, les unités de mesures utilisées (coudées, mètres, yards, etc.) et, hélas, selon les idées et théories défendues par les différents intervenants, qu’ils soient égyptologues, archéologues, astronomes, mathématiciens, ingénieurs, géomètres ou simples amateurs. En outre, ceux-ci s’accusent fréquemment entre eux de ne pas être assez objectifs et précis, d’annoncer des mesures de dimensions qui auraient plutôt tendance à favoriser leurs propres théories et à invalider celles d’autrui, ce qui, évidemment, ne fait que compliquer la tâche du chercheur novice (honnête et naïf) qui, ignorant les courants idéologiques dominants et s’opposant dans ce problème, se trouve alors rapidement égaré ou dégoûté.

Remarque (bis repetita) : personne jusqu’à ce jour n’ait fait savoir qu’il est absolument impossible d’obtenir des mesures dimensionnelles exactes, compte tenu du fait que l’édifice se dilate et se contracte à tous moments et en toutes ses parties, en proportion de la température locale et donc, de l’ensoleillement et du moment du relevé…
Dernier point, et non des moindres : personne parmi eux n’a jamais justifié objectivement ou scientifiquement les raisons du choix de cette dimension d’environ 0,52 m, dite coudée par les bâtisseurs de l’ancienne Egypte.
Pour nous, la coudée royale des anciens concepteurs et bâtisseurs des grandes pyramides d’Egypte n’est certainement pas ce que prétendent les égyptologues avec une insistance suspecte, c’est-à-dire la mesure d’un bras humain, pharaonique ou divin ; elle ne doit strictement rien au hasard et à l’empirisme, n’est absolument pas issue de tâtonnements et d’approximations, et pas davantage d’un choix arbitraire ou d’une convention : la coudée des constructeurs de pyramides a été déterminée et choisie sur des données mathématiques et physiques naturelles en relation avec la Terre et l’Univers, et pourrait avoir été offerte aux hommes par les dieux, ce que prétendaient les anciens Egyptiens eux-mêmes.

Un exemple inédit : l’unique entrée/sortie de la pyramide

Un tunnel, approximativement situé à hauteur de la cinquième assise, tient lieu d’actuelle entrée des touristes. Il fut probablement percé au Nouvel Empire, sous la XVe dynastie, puis rebouché par les ouvriers de Ramsès II et ouvert de nouveau sous le califat d’Al Mamoun (vers l’an 815). L'unique entrée (et sortie) connue de l'édifice pyramidal originel est située plus haut, à la dix-septième assise pour certains et à la vingt-deuxième pour d'autres. Elle est appelée syringe par les spécialistes, et donne accès à ce qu’ils nomment la descenderie. Le géographe grec Strabon (Ier siècle) mentionne l’existence d’une porte : « La plus grande pyramide, un peu plus haut sur le côté, possède une pierre qui, étant soulevée, découvre un passage en pente menant aux fondations. » (on peut encore voir, sur la pyramide du sud à Dhashour, que l’entrée était à l'origine fermée par une porte de pierre pivotant sur des axes latéraux).
L’entrée de la grande pyramide est décalée vers l'est d'environ 7,35 m par rapport à l'axe central, que constitue l'apothème de la face nord (l’apothème est la ligne qui va du sommet au milieu de chacun des cotés de la base). Jusqu'à ce jour, personne n'a offert de raison convaincante à cette dissymétrie. Certains avancent que ce décalage était destiné à désorienter les pilleurs, parce que la position axiale de l'entrée l’eut rendue par trop évidente. D'autres assurent qu’il permettait d'éviter l'érosion excessive qui se serait produite si cette entrée avait été dans le retrait de l'apothème, celle-ci constituant alors une rigole concentrant les pluies (sic). C’est là ce que nous appelons une (dé)raison rigolote…
Pour nous, ces 7,35 mètres approximatifs de décalage vers l’est, outre qu’ils attirent l’attention vers la direction où le Soleil se lève, paraissent recouvrir une dimension très précise, égale à 14 coudées rectifiées, soit 7,3304 mètres (écart des valeurs = 2 cm) et le vingtième de la hauteur du bâtiment. Pourquoi ?
Parce que si l’on divise la longueur de la base par la valeur de ce déportement, soit 440 coudées divisées par 14 coudées (ou 230,384 m / 7,3304 m), on obtient la fraction 22/7 soit dix fois une approximation du nombre Pi, suffisamment précise pour servir en architecture : 3,142857143…
Valeur par ailleurs identique à celle trouvée en 1859 par l’anglais John Taylor en divisant le demi-périmètre par la hauteur visible…
Malheureusement, celui-ci n’est pas allé voir plus loin, semble-t-il, mais a laissé entendre allusivement que tout avait été dit par lui à ce sujet, ce qui est loin d’être vrai : un siècle et plus de retard de ce simple fait !
Bizarreries technologiques…
Les membres de l’expédition d’Égypte de Napoléon Bonaparte (1799-1802) sont, on le sait, les premiers à étudier méthodiquement et scientifiquement les monuments de cette région du monde.
Voici ce que disent Jollois et Devilliers à propos des fameux Colosses de Memnon, ces deux gigantesques statues monolithiques qui marquaient l’entrée du Temple funéraire d’Amenhotep III, à présent totalement détruit, et situé sur la rive ouest du Nil : « Les deux colosses regardent l’Est Sud-Est et se présentent parallèlement au cours du Nil. Ils sont connus dans le pays sous le nom de Tama et Chama. Chama est le colosse du Sud, et Tama le colosse du Nord. L’un et l’autre se ressemblent à beaucoup d’égards, surtout sous le rapport des arts, mais ils offrent aussi, dans leurs dimensions, des différences que nous allons successivement indiquer. Ils sont tous deux d’une espèce de grès brèche, composé d’une masse de cailloux agatisés, liés entre eux par une pâte d’une dureté remarquable. Cette matière, très denses et d’une composition tout à fait hétérogène, offre à la sculpture des difficultés bien plus grandes que celles que présente le granit ; cependant, les sculpteurs égyptiens en ont triomphé avec le plus grand succès (…). Aucune montagne de brèche ne laisse voir ces traces d’outils si communes dans les carrières de grès, et fréquentes aussi dans les carrières de granit : une matière aussi dure, aussi rebelle aux outils tranchants, n’était pas susceptible en effet de s’exploiter par les mêmes méthodes que les grès ordinaires, pas même par celle employée pour le granit. Nous ne savons rien de leur procédé pour équarrir les blocs de cette roche, pour redresser les surfaces et leur donner ce beau poli qu’on observe encore en quelques parties. Mais, si nous ne pouvons juger des moyens, nous ne sommes pas moins forcés d’admirer les résultats. Rien n’est plus propre à donner une haute idée de l’avancement des arts mécaniques dans l’Antiquité, que la belle exécution des figures et la pureté des hiéroglyphes gravés sur cette matière, dont la dureté et la difficulté à être travaillée l’emportent sur celle du granit. Tout cela ne rebutait pas les Égyptiens, que les obstacles ne semblaient jamais embarrasser ; la liberté du travail n’en est pas même altérée. C’est-il rencontré sous l’outil du graveur, au milieu d’un caractère hiéroglyphique, un silex ou quelqu’une des agates dont cette brèche est semée, le trait ne s’en trouve pas moins continué avec toute sa pureté, et jamais ni l’agate, ni la partie de la pierre qui l’enveloppe, ne sont le plus légèrement éclatées. »
Un peu plus tard, le sculpteur Nestor Lhote (1780-1842), qui travailla avec Jean-François Champollion, s’émerveillait (Histoire de l’Art dans l’Antiquité, Paris 1882, tome I, p. 676) : « Les sculptures de ce tombeau [de Menefra, à Memphis] sont remarquables par leur élégance et leur finesse. Le relief en est d’une telle légèreté qu’on ne peut le comparer qu’à celui de nos pièces de cinq francs ! Une telle perfection de travail, dans un ouvrage si ancien, confirme cette observation que plus l’on remonte dans l’antiquité vers l’origine de l’art égyptien et plus les produits de cet art sont parfaits, comme si le génie de ce peuple, à l’inverse de celui des autres, se fut formé tout à coup. De l’art égyptien, nous ne connaissons que sa décadence. »
Quant aux archéologues et architectes Charles Chipiez et Georges Perrot, ils s’interrogent devant les difficultés maîtrisées dans les sculptures de l’Ancien Empire : « Ces roches si dures, comment le sculpteur arrivait-il à les entamer et à les tailler ? C’est à grand-peine que l’on y parvient, aujourd’hui même [en 1882], à l’aide de ciseaux d’acier de la meilleure trempe ; encore le travail est-il très lent et très pénible ; on est obligé de s’arrêter à chaque instant pour affûter le tranchant qui s’émousse sur la roche et pour retremper l’instrument ; mais le contemporain de Khafra [Khephren], on est d’accord sur ce point, n’avait pas à sa disposition de ciseau d’acier. »
L’égyptologue ‘amateur’ René Adolphe ‘Aor’ Schwaller de Lubicz, qui étudia le site de Karnak durant quinze ans, fait lui aussi part de sa stupéfaction (Le roi de la théocratie pharaonique, éd. Champs Flammarion n°117. p. 137) : « C’est dans les hautes falaises de ce pur calcaire que les Anciens ont creusé, par exemple, les tombes royales de Thèbes, taillant aussi facilement les rognons de silex que le calcaire tendre. Le fait que jamais aucun rognon de silex ne fut arraché de son alvéole révèle des outils capables de les scier aisément et, par conséquent, une technique et des moyens surprenants. »
Louis-Claude Vincent, qui fut professeur d’anthropologie au Collège de France, renchérit avec le même étonnement à propose des « gisements de calcaire blanc utilisé pour la confection des tombeaux et monuments [d’Égypte] le long des deux rives du Nil, depuis Esneh [50 km au sud de Louxor] jusqu’au Caire, soit sur une longueur d’environ 700 km. Ces formations calcaires renferment de nombreuses couches de rognons de silex disposées horizontalement. C’est à travers ces formations que furent creusées directement dans les hautes falaises de Thèbes, les tombes royales des premières dynasties. Or comment se fait-il que les rognons de silex furent taillés en place de façon aussi nette et parfaite que le calcaire tendre ? (…) Il ne faut pas oublier, en effet, que le silex est la pierre présentant la dureté la plus élevée, bien supérieure à celle des aciers ordinaires. Nous pensons, dès lors, qu’il faut songer aux outils de diamants, seule explication possible. »
Mais il y a plus fort, plus étonnant : le méticuleux égyptologue anglais William Flinders Petrie observe lui aussi (The pyramids and temples of Gizeh, p. 74 et 75), encore plus stupéfait : « Les hiéroglyphes ont été ciselés avec une pointe extrêmement acérée ; la diorite n’a pas été grattée ou burinée, mais littéralement incisée. » Ce qui ne laisse pas de surprendre : la diorite est une pierre d’une extrême dureté, que le meilleur acier peine à rayer… Il poursuit (ibidem p. 74 et 75) : « Les sillons étant larges de moins d’1/150 de pouce, il est évident que la pointe utilisée devait être beaucoup plus dure que le quartz et suffisamment résistante pour ne pas se fendre... Son épaisseur ne devait pas excéder 1/200 de pouce. Des intervalles de 1/30 de pouce séparent certains des sillons. »
« La nature du travail réalisé semble indiquer que la pierre précieuse utilisée ici était le diamant ; et seule des considérations sur sa rareté en général et sur son absence d’Égypte en particulier, viennent contredire cette conclusion. » (op. cit. p. 74). Il continue et insiste, perplexe : « L’intensité de la pression, que l’on peut mesurer à la rapidité avec laquelle les foreuses et les scies se sont enfoncées dans la pierre, est très surprenante ; une force d’au moins deux ou trois tonnes a dû s’exercer sur les foreuses de 10 cm de diamètre utilisées pour percer le granit. Sur la carotte de granit N°7, la spirale de la taille s’enfonce d’un pouce [2,54 cm] à chaque tour complet de six pouces, ce qui constitue une véritable performance, ces sillons en spirales de grande amplitude ne peuvent être attribués qu’à l’enfoncement d’une foreuse circulaire dans le granit sous une énorme pression. » (op. cit. p. 78). Pour lui, les ouvriers ont dû « mettre au point une méthode de sciage circulaire plutôt que linéaire, en donnant à la lame la forme d’un tube, qui forait des entailles circulaires dans la roche par la rotation, en évidant ensuite la partie centrale – ou carotte –, faisant qu’ils parvenaient à creuser des trous relativement larges avec un minimum d’efforts. » (op. cit. p. 76). Par ailleurs, ils devaient posséder des machines surpuissantes « semblables aux instruments de précision que nous-mêmes venons seulement de réinventer. » (op. cit. p. 25). Pour l’américain Christopher Dunn, expert en technologie de forage (que nous avons questionné dans le cadre du film LRDP), il faut, pour réaliser de telles performances, des outils tournant cinq cents fois plus vite que ceux dont nous disposons actuellement... Mais il peut se tromper !

Un autre exemple ?

Sous la pyramide à degrés de Saqqarah furent découverts près de 40 000 pots, vases et plats de pierre, vous le savez désormais : quelques-uns d’entre eux sont exposés au Louvre et au Musée d’égyptologie du Caire...
Non pas des pots de stéatite ou d’albâtre, pierres presque tendres, mais des vases de pierre très dure, voire même extrêmement dure (le gneiss, par exemple, d’une dureté de 6 à 9 sur l’Echelle de Mohs ; à titre indicatif, le diamant, la pierre la plus dure que nous connaissons, occupe le dixième et dernier rang de cette échelle de comparaison des duretés) ; de plus, ils sont très beaux, élégants, racés et fonctionnels… Mais personne à ce jour n’a d’idée réaliste et complète – c’est-à-dire vérifiée sur pièces dans les conditions d’origine – quant à la réalisation effective de cette vaisselle d’un ordre particulier…

Le Nombre d’or à l’origine de la métrologie égyptienne ?

On m’a beaucoup brocardé à propos de la présence du Nombre d’or dans l’ancienne Egypte (mais je démontrerai que cela s’étend à la Terre entière) ; mais qui connaît mieux que moi ce sujet, puisqu’il est rejeté aux oubliettes du savoir, puisqu’il ne saurait entrer dans l’Histoire telle qu’on nous l’enseigne ? Voyons ce qu’il en est en réalité…
Dans son Mémoire sur le système métrique des anciens Egyptiens (A l’Imprimerie Royale, Paris, 1817. p. 69 et 70), le polytechnicien François-Edmé Jomard écrit (nous respectons l’orthographe) : « Nous venons de passer en revue un grand nombre de monuments, de temples, de palais, d’hypogées, d’obélisques, de colonnes : partout la valeur de la coudée s’est trouvée (...) de 0,462 m ou 0,463 m, et celle du pied, de 0, 308 m. L’orgyie composée de 6 pieds, la canne ou acaene, de 10 pieds, et le plèthre de 100 pieds, ont été déterminés par ce moyen avec toute la précision que l’on pouvait désirer. Les valeurs attribuées à toutes ces mesures ont été confirmées par des auteurs graves, tels que Diodore de Sicile dans sa description du tombeau d’Osymandyas, et Pline, dans ses passages sur les obélisques égyptiens. »
Bien que très minutieusement prises et finement comparées, ces mesures sont légèrement inexactes ; voici ce qu’elles eussent du être. Jomard, on l’a vu, propose 0,462 ou 0,463 m pour la coudée : on sent d’entrée qu’il n’est pas certain de sa supputation, pas plus que ne le sera Lauer deux siècles après, car il annonce deux mesures.
Nous donnons pour cette coudée la valeur exacte de 0,4635 m, approchée de très près par Jomard, car c’est le nombre que fournit l’équation simplette que voici : coudée de Jomard = ¾ de (1 / Phi) ou, pour être plus explicite : la coudée de Jomard est égale aux 3/4 de l’inverse de Phi (Phi = 1,618).
Pour le pied, Jomard propose 0,308 m.
Nous avançons que ce pied fait très précisément 0,3090 m. Cette mesure, plus longue d’un millimètre que celle proposée par Jomard, est issue de l’équation hyper simplette que voici : (1 / Phi) / 2 = pied, ou, pour être plus compréhensible : le pied proposé par Jomard est égal à la moitié de l’inverse de Phi (inverse de Phi = 1 / 1,618).
Cette dimension correspond exactement à celle de la coudée sublime dite aussi coudée de Djozer dans l’ancienne Égypte…

N’ayant que peu de temps, je vous promets cependant de venir vous divertir pendant l’été, avec quelques miens écrits supplémentaires de cette veine : utile et agréable… Tout du moins c’est ce que j’espère ! Et puis ça donnera du grain à moudre à Irna et autres Trolls soft et distingués...
En attendant, recevez, Amis lecteurs et visiteurs,
nos plus cordiales pensées et nos meilleures salutations…
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Re: Message de Jacques Grimault du 30 juillet 2014

Message par Amonbofis » 30 Juillet 2014, 16:34

C'est un post très intéressant.

Ceci étant dit, scientifiquement parlant, s'il est intéressant de citer des ancêtres, cela n'est pas utile en soi. Ainsi on imagine mal Einstein citer Newton ou Galilée, car la Relativité Générale réfute les deux, et part de tout autres postulats, sur la base de mesures expérimentales vérifiables (exemple : mesure par interféromètre de Michelson etc...).

Donc pour revenir à notre sujet, ce qu'il manque fondamentalement sur ce qui nous intéresse, ce sont les bases, c'est à dire à la fois les mesures, mais aussi les méthodes utilisées pour ces mesures. Le fait de réciter 1000 fois une fausse mesure par exemple ne la rend pas vraie.

Aussi on peut se demander en droit : Qu'est-ce qui est mesuré exactement, et avec quels moyens ? Par qui ? Quand ? Et cela a été reproduit par qui et quand ? Où sont donc ces sources ? Comment donc un chercheur pourrait avancer quelque idée que ce soit avant que d'être sûr qu'il y a déjà à la base une concordance vérifiable des mesures ? Par exemple pourquoi la base serait de 230 mètre de côté et la hauteur de 147 m ? C'est quoi le delta de l'approximation ? Toute mesure scientifiquement acceptable doit nous dire, la méthode employée, et le delta de l'approximation obtenue, par exemple : 430 mètres +- 1 mètre, 147 mètre +- 5 mètres.

Il a été dit par exemple que la précision des mesures de la chambre haute serait "au 1/10 de millimètre près", là aussi qui a affirmé une telle chose ? Qui a mesuré ? Selon quelle méthode ? Qui a reproduit ces mesures pour venir la confirmer ?

Sans ces données de mesures vérifiables, vérifiées, reproductibles, toute avancée sera construite sur du sable. Je ne vois rien pour le moment (et j'ai cherché partout !) qui confirme nulle part une mesure de la coudée au 1/10 de millimètre. La citation de vieux livres n'y changera rien, ce n'est pas acceptable en l'état.

Autre exemple : prenons le diamètre terrestre de 40 000 km, et bien, ayant un mètre étalon sur moi, je peux, à l'aide d'une expérience simple et muni d'un sextant, vérifier cette affirmation moi-même, sans tenir compte de ce qui a été dit avant moi par on ne sait qui, cette mesure est parfaitement reproductible par tout un chacun, et vérifiable (bon il faut des mesures très précises, et faire un peu de maths quoi...).

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Re: Message de Jacques Grimault du 30 juillet 2014

Message par thierry632 » 31 Juillet 2014, 23:53

Bonsoir,
Les éclipses solaires totales ne peuvent s'expliquer qu'avec la première figure (hypothèse 1) du point de vue de la Terre.
(Les rôles de la Terre et du Soleil étant inversés dans la figure 1)
@ Amonbofis
Pour le calcul de la circonférence terrestre la seconde hypothèse (figure 2) est la bonne de par la distance de la Terre au Soleil et c'est donc cette hypothèse qui est à retenir et qui permet d'occulter à juste titre cette distance de la Terre au soleil (sans compter le rapport des diamètres respectifs Terre et Soleil).
En ce qui concerne la coudée métrique et sa relation avec Փ je reste toujours perplexe.
Dernière édition par thierry632 le 01 Août 2014, 02:26, édité 1 fois.
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Re: Message de Jacques Grimault du 30 juillet 2014

Message par albator » 01 Août 2014, 00:09

Bonsoir Amonbeaufils

Je suis sûr qu'avant l'opus 6 tu auras ta réponse, la démonstration des conditions nécessaires et suffisantes à l'établissement des fameuses relations entre pi phi metre coudées etc.

En attendant, tjrs plaisant de lire qq chose de bien écrit qui nous replonge dans une aventure de plusieurs sciècles !
Explorateurs depuis sont fauteuil !
Ne pensez pas qu'il faille réfléchir pour être heureux.
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Re: Message de Jacques Grimault du 30 juillet 2014

Message par Amonbofis » 01 Août 2014, 11:49

thierry632 a écrit :Les éclipses solaires totales ne peuvent s'expliquer qu'avec la première figure (hypothèse 1) du point de vue de la Terre.


Non.

thierry632 a écrit :Pour le calcul de la circonférence terrestre la seconde hypothèse (figure 2) est la bonne de par la distance de la Terre au Soleil et c'est donc cette hypothèse qui est à retenir et qui permet d'occulter à juste titre cette distance de la Terre au soleil (sans compter le rapport des diamètres respectifs Terre et Soleil).


Non plus. Il n'y aucun moyen a priori de connaître la distance Terre - Soleil, pas plus que leurs diamètres. Si l'on s'attache à l'hypothèse 1°), on mesure une hauteur apparente du soleil, ainsi qu'éventuellement son diamètre apparent, et l'on dit alors "le soleil tourne autour de la Terre, de telle ou telle façon" et l'on bâtit toute une astronomie sur cette base, ce qui est parfaitement cohérent.

Si l'on s'attache à l'hypothèse 2°) on en bâtit une toute autre. Mais pour faire le saut de 1°) à 2°) c'est tout aussi difficile que de passer de Newton à Einstein, et c'est très loin d'être intuitif ou inné.

C'est uniquement l'expérience d'aller vers telle ou telle direction sur la terre, qui permet de conforter l'hypothèse 2°) et de pencher vers cette approche, sutout quand on constate ensuite à quel point cette approche permet de simplifier magistralement la compréhension du mouvement relatif des Astres, ce qui ne signifie pas "plus simple = plus vrai", "plus simple" signifie uniquement "plus simple", c'est tout.

Cette démarche ne se fait pas en 3 jours, ni 3 siècles, ni même en quelques millénaires a-priori, cela demande une démarche expérimentale et intellectuelle poussée.
Amonbofis
 

Re: Message de Jacques Grimault du 30 juillet 2014

Message par thierry632 » 01 Août 2014, 12:40

Bonjour,
Ce lien n'est pas hors sujet:
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ratosth%C3%A8ne
Il prouve simplement que la conceptualisation d'un bel esprit mène à des concepts physiques réalistes avant même leur vérification par une technologies adéquate.
@ amonbofils
J'ai souligné la figure 1 en inversant les positions respectives de la Terre et du Soleil ... et omission du satellite lunaire ...
La figure 1 fait nécessairement intervenir la distance Terre - Soleil pour le calcul ... le hic est qu'elle est alors inconnue ...
La figure 2 fait abstraction de cette distance et conduit à une bonne évaluation.
Où est la croyance dans cette démarche intellectuelle ? Savoir simplifier à bon escient les données d'un problème est le propre de tout raisonnement physique à contrario du raisonnement mathématique pur.
Maintenant, faire abstraction que la GP indique de plus le jour d'équinoxe d'été va dans le sens d'une simplification erronée concernant les connaissances physiques et astronomiques ayant permis cette réalisation planétaire unique.
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Re: Message de Jacques Grimault du 30 juillet 2014

Message par Amonbofis » 01 Août 2014, 13:30

thierry632 a écrit :Ce lien n'est pas hors sujet: http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ratosth%C3%A8ne
Il prouve simplement que la conceptualisation d'un bel esprit mène à des concepts physiques réalistes avant même leur vérification par une technologies adéquate.


Non un lien ne "prouve" absolument rien. Qui plus est "la conceptualisation" effectuée par un esprit quelconque n'est certainement pas indépendante des données physiques connues par lui, donc extérieure à lui, fondée sur des expériences effectuées par lui-même, ou bien sur la foi (c'est le mot) de celles effectuées et ramenées par d'autres que lui.

thierry632 a écrit :La figure 1 fait nécessairement intervenir la distance Terre - Soleil pour le calcul ... le hic est qu'elle est alors inconnue ...


Non. C'est le résultat qui est obtenu. On ne fait pas intervenir une distance inconnue pour en déduire la distance inconnue. On mesure autre chose, ici ombres et angles, et on en déduit, en fonction de certaines hypothèses le résultat cherché. J'ai expliqué ce point dans ce post avec les calculs, et rappelé dans cet autre post.

thierry632 a écrit :Où est la croyance dans cette démarche intellectuelle ? Savoir simplifier à bon escient les données d'un problème est le propre de tout raisonnement physique à contrario du raisonnement mathématique pur.


Non.

thierry632 a écrit :Maintenant, faire abstraction que la GP indique de plus le jour d'équinoxe d'été va dans le sens d'une simplification erronée concernant les connaissances physiques et astronomiques ayant permis cette réalisation planétaire unique.


Personne n'a jamais fait abstraction de quoi que ce soit.
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Re: Message de Jacques Grimault du 30 juillet 2014

Message par Chris B » 01 Août 2014, 16:44

Amonbofis a écrit :...Personne n'a jamais fait abstraction de quoi que ce soit.


Tu ne fais certes abstraction de rien mais tu as le chic pour sélectionner un seul point dans le message de M Grimault.
Tu nous renvoie en outre sans cesse aux théories et pratiques scientifiques d'aujourd'hui dont le moins que l'on puisse en dire est qu'elles ont suivi et subies de fréquentes variations au fur et à mesure que savoir et technique progressaient.
Le défi ici vise non pas à appliquer aux faits relevés les méthodes modernes mais à comprendre les méthodes passées. Rien ne dit que l'approche fut la même. Seule la théorie de l'évolution le voudrait mais il semble qu'elle aussi ait pris de sérieux coups dans l'aile. Tu devrais t’intéresser davantage aux "vieux livres", tu serais surpris du savoir que les Anciens tiraient de leurs observations de la nature. ;)
Pour ma part, ayant relevé les erreurs énormes stipulées par l'élite des scientifiques au cours des siècles, je considère avec beaucoup de prudence et de retenue le savoir d'aujourd'hui présenté comme certitude. :)
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Re: Message de Jacques Grimault du 30 juillet 2014

Message par Amonbofis » 01 Août 2014, 17:08

Chris B a écrit :Le défi ici vise non pas à appliquer aux faits relevés les méthodes modernes mais à comprendre les méthodes passées.


On sait (enfin, quand je dis "on", il faut comprendre "certains, pas tous") aujourd'hui des choses tout à fait pointues et très surprenante sur la notion même de changement de paradigme (cf Théorèmes de Gödel, théorie des concepts).

C'est bien grâce à ces connaissances que l'on peut comprendre pourquoi il est si difficile d'apprendre le zéro, les nombres négatifs, les nombres relatifs etc...

Chris B a écrit :Rien ne dit que l'approche fut la même.


Il n'a jamais été question de supposer que "l'approche fut la même" en effet. En aucune façon.
Amonbofis
 

Re: Message de Jacques Grimault du 30 juillet 2014

Message par Mercurio » 01 Août 2014, 17:09

Amonbofis,

La prudence dont tu fais preuve t'honore, et tu devrais apprécier celle de M. Grimault qui fait l'état du caractère approximatif de tous les égyptologues en ce qui concerne la date de construction de la GP et de la mesure précise de la coudée, quand bien même les mesures et méthodes de mesures ont été publiées.

Ce que je déplore dans ton message c'est que tu balayes totalement cet aspect, pour venir parler d'autre chose, alors que c'est quand même le sujet du post ...

Doit-on en déduire que tu es d'accord ?
C'est avec l'intuition que l'on trouve, c'est avec la logique que l'on prouve - Henri Poincaré
Mercurio
 
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