Grande pyramide de Gizeh, cathédrales, et Saint-Graal…23/08

Grande pyramide de Gizeh, cathédrales, et Saint-Graal…23/08

Message par Jcpo » 23 Août 2014, 21:54

Grande pyramide de Gizeh, cathédrales, et Saint-Graal…
par Jacques Grimault


Ces trois secteurs de l'Histoire et de la géographie, pour paraître radicalement étrangers les uns aux autres, n'en sont pas moins en relation... Etonnant !
Dans de très nombreux récits relatifs à l’épopée du Saint-Graal, peut-être le plus prégnants des récits de la vieille Europe, il est dit que trois tables portent l’exquis calice ; l’une est ronde, l’autre carrée et la troisième rectangulaire… Mais il est précisé qu’elles sont toutes trois de même périmètre, sans que l’on puisse savoir pourquoi… Ce qui constitue l’énigme, désormais réputée insoluble par la plupart et pourtant d’une très simple résolution - pourvu que l’on connaisse la grande pyramide de Gizeh et ses secrets géométriques et conceptuels…
Ce problème, bien loin de l’Egypte et de son époque, évoque la nécessité de ne poser l’indescriptible Calice dit le Graal, que sur trois tables ; une ronde – ce qui donna les Romans de la Table Ronde – , une carrée, et une rectangulaire, mais ceci à une condition particulière et expresse : que ces trois tables soient de même périmètre…
Cette étonnante condition, à elle seule, monta cette demande – déjà singulière – au pinacle des énigmes médiévales, et apparaît encore sans solution de nos jours : pourquoi une telle exigence … mathématique ?
C’est ce que nous allons ici expliquer…

Premier problème à résoudre ; soit un cercle et un carré de même périmètre : le plan de base de la grande pyramide de Gizeh donne la solution de cette gémellité géométrique, appelée quadrature périmétrique, puisque le cercle – dont le rayon est la hauteur de cette pyramide – équivaut au côté du carré de base de celle-ci (en fait, un carré légèrement déformé par le creusement des apothèmes de la pyramide), d’où 280 coudées de rayon pour le cercle et 440 coudées de côté pour le carré de même périmètre…
Vérifions cela : 280 coudées x 2 = 560 coudées = diamètre du cercle de périmètre (560 coudées x 3,1416 1760 coudées que le carré de 440 coudées de côté (440 x 4 = 1760 coudées) : l’équivalence est obtenue cependant à plus ou moins quatre millièmes…

Deuxième problème à résoudre ; soit un rectangle de même périmètre qu’un carré de même périmètre qu’un cercle : là, c’est extrêmement facile ; nous avons dit plus haut que le carré de base de la grande pyramide était, du fait de la concavité de ses faces dues à un creusement de ses apothèmes, non pas un carré, mais un octogone : il suffit alors, pour obtenir un rectangle de périmètre égal à ce carré – déjà égal au cercle vu plus haut – de déployer ce carré-octogone ainsi : trois demi-cotés feront le grand côté du rectangle, et celui restant fera le petit côté, et cela deux fois, ce qui donne : côté de la pyramide = 440 coudées, d’où demi-coté = 220 coudées ; rectangle de trois demi-côtés de grand côté = 220 coudées x 3 = 660 coudées, et 220 coudées de petit côté, qui font donc un demi rectangle de 880 coudées, d’où un rectangle de 2 x 880 coudées = 1760 coudées, CQFD !
Recommençons, mais avec des mesures métriques cette fois-ci :
560 coudées x 0,5236 m = 293,216 m, d’où 293,216 m x 3,1416 = 921,16738 mètres de périmètre pour le cercle.
440 coudées x 0,5236 m = 230,384 m de côté, d’où 230,384 m x 4 côtés = 921,536 mètres de périmètre pour le carré (écart 37 cm).
660 coudées de grand côté x 0,5236 m = 345,576 m, auxquels s’ajoutent le petit côté, soit donc 220 coudées de demi-côté de base carrée x 0,5236 m = 115,192 m, d’où (345,576 m x 2) + (115,192 m x 2) = 921,536 mètres de périmètre pour le rectangle. CQFD ! Bis repetita !

On notera – en passant – que la somme du diamètre du cercle, qui est aussi la hauteur de la grande pyramide, ajoutée à celle du côté de cette même pyramide, fait 560 coudées + 440 coudées, soit 1 000 coudées, ce qui – pensons-nous – ne saurait être l’effet du hasard et donc explicable par une coïncidence…
Mais il y a là beaucoup mieux : le multiplicateur du côté du carré qui permet d’obtenir ‘automatiquement’ le diamètre du cercle de même périmètre, à quelques millièmes près cependant, n’est autre que… √Phi (racine carrée de Phi), le Nombre d’or, de valeur numérique 1,272019… (nombre naturel, universel, mais aussi irrationnel, dit constante)
Mais que vient faire cette proportion dans ce récit et cet édifice ?

Répondons d’abord à une autre question : pourquoi trois tables d’aspects différents, mais de mêmes périmètres ?
Probablement parce que c’est là une manière universelle d’exprimer la constitution de l’être humain lui-même, modèle du Temple dans toutes les anciennes civilisations et cultures :
La table ronde nous paraît, en effet, représenter – en tant qu’emblème de ce qui est rayonnant, complet, et parfait – la partie appelée Esprit ; la table carrée nous paraît figurer l’âme, constituée de deux parties identiques superposées – ce qui est induit par la présence du Nombre d’or, car la diagonale d’un demi-carré est égale à la somme du Nombre d’or ajouté à son inverse (Phi + 1/Phi = √5) – ; en dernier lieu, le rectangle nous apparaît être l’emblème du corps, figure qui – parmi ces trois là – se montre soumise à la longueur et à la largeur, c’est-à-dire à l’espace… D’où :

Esprit : cercle / Âme : carré / Corps : rectangle

Ce sont là, au dire de Louis Charpentier, les trois formes constitutives des grandes cathédrales gothiques d’Europe… dont les deux tours rappellent si fort les pylônes des temples de l’ancienne Egypte…

Le Chevet : cercle / Le Chœur : carré / La Nef : rectangle

Mais le plus important reste à dire : pourquoi trouve-t-on là la racine carrée du Nombre d’or (soit √Phi)…
Pour Johannes Kepler (1571-1630), le fondateur de l’astronomie moderne, le Nombre d’or – la Section divine, ainsi qu’il le nommait – « est un joyau précieux, l’un des deux trésors de la géométrie » (l’autre étant le fameux théorème dit de Pythagore, que celui-ci – bien évidemment – ne fit qu’emprunter à ses hôtes Egyptiens). Or pour lui, la géométrie compte énormément : « La géométrie était avant la Création des choses, éternelle comme le Divin Esprit ; bien plus, elle est Dieu, et c’est elle qui Lui a donné les clés pour la création du monde », ou encore : « Dieu lui-même est géométrie. »
Or c’est là un point de vue tout égyptien…

C’est Kepler qui, le premier semble-t-il, signala l’intérêt de la Section divine dans l’étude géométrique des plantes, qui est une passionnante partie de la botanique appelée phyllotaxie. Mais de Kepler, encore et surtout, nous avons l’aveu qu’il devait ses découvertes à son étude assidue de Platon, de Pythagore et des anciens Egyptiens :
« Depuis huit mois, j’ai vu le premier rayon de lumière ; depuis trois mois j’ai vu le jour ; enfin, depuis peu de jours, j’ai vu le Soleil de la plus admirable contemplation. Je me livre à mon enthousiasme ; je veux braver les mortels par l’aveu ingénu que j’ai dérobé le Vase d’Or des Egyptiens, pour en former à mon Dieu un tabernacle loin des confins de l’Egypte. Si vous me pardonnez, je m’en réjouirai ; si vous m’en faites un reproche, je le supporterai. Le sort en est jeté, j’écris mon livre ; il sera lu par l’âge présent ou par la postérité, peu importe ; il pourra attendre son lecteur. Dieu n’a-t-il pas attendu six mille ans un contemplateur de ses œuvres ? » Kepler indique là une période d’environ quarante-cinq siècles avant notre ère, époque où se manifestèrent – selon lui – les ultimes contemplateurs des œuvres divines, mais sans indiquer qui étaient ceux-ci, et période à laquelle, selon la Bible et ses commentateurs, Dieu créait la Terre. Quarante-cinq siècles avant notre ère ?

Mais en 4 500 avant J.C. l’Egypte n’était pas même née, et l’écriture non plus ! Alors comment a-t-il fait ? Ou, plus précisément : de qui parle-t-il ?
Il ne précise même pas ce qu’il faudrait entendre par Vase d’Or des Egyptiens, ni comment il avait découvert et fait paraître en 1618 (étonnante coïncidence ou date choisie, puisque c’est précisément là la valeur numérique du Nombre d’or ?) ses très fameuses trois lois – figurée par les trois chambres superposées de la grande pyramide –, qui fondent l’astronomie moderne, qui très étonnamment, parlent de trois tables périmétriques elles aussi, exactement en relations avec celles qui ont motivé notre bref article...
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Re: Grande pyramide de Gizeh, cathédrales, et Saint-Graal… p

Message par theophil » 24 Août 2014, 17:49

Pour information,
Jacques parle du livre de Louis Charpentier : "Les mystères de la cathédrale de Chartres".
Très intéressant à lire.
Il aborde la géométrie de la cathédrale de Chartres et notamment son lien
avec la grande pyramide. Il met en exergue les 3 tables dont parle Jacques.
Pour les sceptiques du moyen-age ;),
il met également en évidence l'apparition d'un rayon de soleil sur une pierre bien
spécifique le jour du solstice d'été, comme dans certains édifices mégalithiques.
Or, il y a des allées couvertes partout autour de Chartres !!!!
(à ce titre, il parait évident qu'au moyen age l'élite savait que la terre est ronde ;))

Pour la parution des lois de Kepler en 1618, ça m'a bluffé !
Chose amusante, en lisant le wikipedia de Kepler, j'ai vu qu'une comète était passé cette année là :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Grande_com%C3%A8te_de_1618
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Re: Grande pyramide de Gizeh, cathédrales, et Saint-Graal… p

Message par adeleblansec » 25 Août 2014, 12:38

Jcpo a écrit :
Grande pyramide de Gizeh, cathédrales, et Saint-Graal…
par Jacques Grimault


Mais il y a là beaucoup mieux : le multiplicateur du côté du carré qui permet d’obtenir ‘automatiquement’ le diamètre du cercle de même périmètre, à quelques millièmes près cependant, n’est autre que… √Phi (racine carrée de Phi), le Nombre d’or, de valeur numérique 1,272019… (nombre naturel, universel, mais aussi irrationnel, dit constante)
Mais que vient faire cette proportion dans ce récit et cet édifice ?


Très bonne question: que vient faire la racine carrée de phi pour donner un résultat aproximatif alors qu'on peut faire mieux ?
Soit un carré de côté Pi et de périmètre 4 * Pi
Soit un cercle de circonférence 4 * Pi, quel est son diamètre ? C'est 4 ou 4 à des millièmes près ?
Pourquoi multiplier le côté par racine de Phi alors que la solution évidente c'est de diviser par Pi/4 ou alors de multipier par son inverse.
Tant va la cruche à l'eau qu'à la fin il n'y a plus d'eau ( Boris Vian)
adeleblansec
 
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Re: Grande pyramide de Gizeh, cathédrales, et Saint-Graal… p

Message par thierry632 » 31 Août 2014, 14:14

Qui s'intéresse à π, s'approche nécessairement de φ et vice-versa, c'est un questionnement de longue date plus qu'une réponse.
Un compas, une règle, cela ne rappelle rien ?
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thierry632
 
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