Brève leçon d'égyptologie de J. Grimault (16/03/13)

Brève leçon d'égyptologie de J. Grimault (16/03/13)

Message par Chris B » 19 Mars 2013, 01:15

Une brève leçon d'égyptologie à la manière traditionnelle
Article de Jacques Grimault du 16 mars 2013

En hommage à Monsieur Jean-Pierre Adam,
architecte et archéologue.


Paradoxalement, il ne reste de l’Egypte ancienne que ses plus grandes réalisations matérielles, que tous peuvent voir, et ses plus grandes conceptions spirituelles, que presque personne n’a pu saisir : nous tenterons, au fil de nos articles, d’approcher et de rapprocher ces extrêmes par tous les moyens… et de faire ainsi de la véritable égyptologie, et non de présenter ce long corps voulu exsangue, comme une momie ratatinée par le sable et les siècles…
Des énigmes du gigantisme – grandes pyramides, Colosses de Memnon, obélisque couché d’Assouan, etc. – aux énigmes du Nombre – Pi et son aimable collègue Phi le Nombre d’or – et de la géométrie – cercles, triangles, carrés et rectangles –, des mystères de la forme aux mystères de la fonction – le curieux disque du prince Sabu et les étranges cuves d’Abou Gourab –, en passant par l’étrangeté des récits périphériques, négligés par l’égyptologie conservatrice et dogmatique, nous rapprocherons les documents, les faits, les remarques et les idées – sans oublier les opinions –, parmi lesquels se trouvent encore nécessairement les bribes les plus utiles de ce qui reste de la brillante, de la profonde, de l’indispensable Egypte… et des ses prédécesseurs, les Bâtisseurs.

À de trop rares exceptions près, les égyptologues ont fait l’économie de l’étude de la pensée dans l’ancienne Égypte, jusque dans ses arts et dans son écriture même, aboutissant ainsi au total dessèchement de la vitalité de cette très remarquable et durable civilisation (31 siècles tout de même !), et à la totale et radicale incompréhension de son originalité. Ainsi ont-ils volontairement oublié ou trahi tout ce qui a trait à la symbolique, à l’emblématique, à la glyptique et aux anaglyphes (l’une des modalités de l’interprétation hiéroglyphique détectée par Jean-François Champollion), ou ont défiguré la vérité des choses en l’amenuisant à leurs maigres capacité et savoir spirituels, perdant l’occasion rarissime d’enrichir leur propre pensée, de la féconder et de l’ennoblir, puis de transmettre cette manne spirituelle à notre civilisation défaillante. Ce qui lui serait utile et bénéfique, et de quelle extraordinaire façon !
Bien : il m’a été demandé ici même d’adopter un ton plus professoral – ce qui n’a aucun intérêt mais présente mieux, dit-on – alors soit…

Il n’existe probablement pas d’emblème plus représentatif et plus connu de l’ancienne Égypte − à part peut-être les grandes pyramides, le grand sphinx et les obélisques − que la très célèbre coiffe mortuaire du jeune pharaon Toutankhamon (Amon est entièrement vivant, XVIIIe dynastie, règne cerca 1343-1323 avant notre ère), que l’on peut admirer au second étage du Musée Mariette, dit des Antiquités égyptiennes, au Caire, quelquefois lors d’expositions internationales, et que l’on voit ci-après en illustration.

Image

Cette très remarquable et impressionnante réalisation d’orfèvrerie − onze kilos d’or incrusté de diverses pierres semi précieuses et de verre −, toute de finesse et de fidélité, modelant l’autorité, la noblesse et la pondération dans ce visage juvénile et serein, nous offre ici l’occasion d’un bref exposé sur la manière dont les Anciens − et les Égyptiens en particulier − pensaient, représentaient leur pensée, et la formulaient avec art, savoir et savoir-faire dans la matière, tournure répandue avant eux sur la planète entière et que l’on retrouve presque totalement et partout dans les écrits et les préoccupations des hermétistes et autres alchimistes.
Afin de ne pas donner trop d’ampleur à cette explication, nous nous bornerons à ne considérer que la coiffe proprement dite, c’est-à-dire seulement le tissu rayé d’or et de verre bleu sombre formant couvre-chef, appelé NeMeS, mais descendant jusqu’aux épaules, et orné d’un cobra et d’une tête et un cou de vautour (ce qui ne peut que rappeler le célèbre serpent à plume des Aztèques, synthèse de ces deux animaux).

Comme à notre ordinaire, nous procéderons de façon méthodique, rationnelle, concrète et étayée.
Ici, notre propos est de montrer – d’une part – que tout est signifiant dans les représentations de l’ancienne Égypte, comme chez tous les anciens peuples et civilisations, et – d’autre part – que l’on ne peut correctement appréhender ces significations qu’en connaissant de façon assez exhaustive et approfondie la manière spécifique de penser dans cette ancienne culture, pour ne pas dire parfois extrêmement ancienne culture.
Parce que, pour les Anciens dans leur ensemble, l’Esprit est le concepteur et le générateur de la création, c’est-à-dire – pour simplifier – de la matière et de la vie, il convient de commencer à observer l’objet de cette brève étude par le haut, le sommet, le dessus (ce qu’indique le vautour, animal volant), le plus proche, puis de la compléter en recommençant, mais par le bas (ce que sous entend et indique le serpent, animal rampant). Les deux animaux ornant le centre du front (DeHeNeT en égyptien) du monarque et faisant partie de sa coiffe, face à l’hypophyse et à la glande pinéale qu’ils – entre-autres – figurent, et qui sont les représentants physiologiques les plus élevés de la pratique magique traditionnelle, étant les plus haut et les plus près de nous dans cette figure, nous commencerons donc par les analyser et les comparer, puis nous passerons à l’interprétation du reste du couvre-chef. Ainsi, nous montrerons pourquoi, pour nous, les deux animaux ornant le front royal ne sont évidemment pas là par hasard, sur le seul mobile qu’ils représenteraient – symboliquement, comme le disent les égyptologues, alors qu’il ne s’agit là que d’emblèmes – l’un la Haute Égypte (la déesse vautour NeKHBeT, qui vole, donc haut) et l’autre la Basse Égypte (la déesse serpent cobra WaDJeT, qui rampe, donc bas).

Cependant et paradoxalement, c’est la tête du serpent cobra qui apparaît au plus haut, bien que ce soit là un animal rampant et entièrement terrestre. La raison d’être de cette apparente erreur ou – au moins – incongruité, est que ce reptile a la possibilité de s’ériger, de s’élargir et surtout de s’élever sur son propre corps, et donc de dominer ce qui l’entoure, par la volonté et l’effort associés, en opposition même à sa propre nature. Ce que le vautour, l’oiseau qui vole le plus haut dans le ciel d’Egypte, et dont la tête se tient en général en dessous des épaules, ne saurait faire. La primauté ici analogiquement notée est donc la capacité – pour un être terrestre accroché au sol – à s’élever au dessus de sa condition ordinaire et d’aller vers le haut. En revanche, l’être céleste ailé, en baissant la tête, s’approchera autant qu’il le peut de l’être terrestre, ce qui est une disposition toute de générosité si on la transpose dans le domaine spirituel. C’est là, selon nous, un éloquent rappel du célèbre texte intitulé Table d’Emeraude, attribuée à Hermès Trismégiste (le plus grand, et non le trois fois grand comme l’affirment erronément les lexicographes éditeurs de dictionnaires), que l’on affirme erronément n’être que du 2ème siècle de notre ère, et plus particulièrement de sa deuxième proposition :
« Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, et ce qui est en bas est comme ce qui est en haut… ».

On notera que ces deux animaux, totalement et radicalement opposables selon ce point de vue, et par le fait que l’un est prédateur de l’autre (le vautour mange aussi les serpents) ne sont pourtant pas séparés : ils sont même en filiation, et alors représentatifs d’idées et de concepts beaucoup moins visibles et bien plus subtils que les précédents. Les écailles du serpent sont en effet devenues des plumes pour l’oiseau, ce qui indique chez les anciens Egyptiens une connaissance assez poussée et précise de l’histoire de la Nature, ainsi qu’une appréciation assez nette de la notion d’évolution (qui n’a cependant rien de commun avec la théorie développée par Charles Darwin et ses épigones, plus idéologues qu’observateurs). Ces deux animaux sont également semblables si on les considère d’un tout autre point de vue : ils sont tous deux ovipares, c’est-à-dire qu’ils pondent des œufs, emblème général de génération cyclique parfaite et complète, image de l’Univers, et symbole de l’énigme de la vie pour les Anciens.

Paradoxalement, là-encore pensera-t-on, ces deux animaux seraient plutôt représentatifs de la mort que de la vie : il n’en n’est rien ! Le serpent, notamment dans l’ouvrage biblique, est bel et bien un emblème de vie (regardez par ailleurs le caducée des médecins et celui des pharmaciens, et sa réputation millénaire d’animal quasi immortel). Le vautour, quand il devient la déesse MWT (lire MouT), est réputé pour élever ses petits avec amour et se dévouer jusqu’au sacrifice, quelquefois au prix de son propre sang : l’un représente la vie, l’autre figure la vitalité, tout comme le feront Vénus et Mars dans la mythologie gréco-latine ultérieure, mais analogue puisqu’héritière de l’Egypte.

Plus techniquement et savamment, mais sans entrer dans le détail, le vautour MWT sera la mère de l’être à naître, capable de parthénogenèse, alors que le serpent cobra au cou épaissi et élargi sera la figuration du spermatozoïde (oui, mesdames et messieurs les égyptologues, nous savons que les anciens Égyptiens ne sont pas sensés connaître l’existence de cette cellule, ni savoir grand chose en général dans les domaines de la science de l’hérédité etc., cependant…).

Si l’on considère de plus près et plus précisément le comportement de ces deux animaux, les indications deviennent alors plus profondes et réellement étonnantes : le vautour fait des cercles en l’air, alors que le serpent ondule sur la terre : ce sont là, pour l’un le mouvement cyclique et circulaire quasi statique et, pour l’autre, le mouvement ondulatoire et linéaire dynamique, deux images du temps et du développement énergétique chez les Anciens. L’anagramme du mot français serpent en est un rappel (présent), alors que l’étymologie cabalistique du mot vautour (va - ou vole - autour) le suggère (la langue française – franche – est celle qui a gardé le plus grand nombre des particularités de l’écriture et de la tropologie de l’ancienne Égypte : c’est la langue cabalistique par excellence, quoi qu’en ‘pensent’ les linguistes).

Le serpent, en effet, par ses mues successives, rappelle la – très improprement appelée – métempsycose, ainsi que la vie éternelle qui en constituerait le terme, lui qui vit depuis si longtemps à la surface de la Terre, se nourrit de si peu et si rarement…
Le vautour – oiseau nécrophage – mange seulement ce qui a vécu, et le transforme en nourriture pour sa progéniture, qui ainsi vivra.

En matière de son et de vocalisation, discipline d’espèce musicale très secrète et fort appréciée des prêtres de l’ancienne Égypte (MaH-KRoN ; les justes de voix), le vautour émet un cri perçant et clair s’approchant de la prononciation humaine des lettres XRIIII chantées suraiguës, qui sont l’indication cabalistique de la lumière (X), de la force (R), et de l’intelligence (I). Quant au serpent, il passe pour émettre un son sourd, et siffle la lettre SSSS, lettre emblème cabalistique de la manifestation, de la chose physiquement engendrée et donnée à apparaître dans notre monde concret. Comme on l’aura noté, ces deux cris animaux s’opposent : l’un est perçant (et non serpent, belle antistrophe), l’autre sourd.

En dernier lieu, pour ce type de représentation et en revenant à la coiffe, on notera que la tête et le cou du vautour, seuls représentés ici, figurent la tête, la génération féminine par la sphère (et l’hémisphère cérébral droit) et l’intelligence raisonnée (hémisphère cérébral gauche) de l’homme qui, comme ce rapace, est capable de voler à haute altitude, alors que le serpent cobra, ici montré en entier, représente la colonne vertébrale dont les courbes naturelles et les anneaux osseux la font effectivement ressembler à un reptile, et la dynamique masculine linéaire.
Pour se convaincre de cette assertion forte, il conviendra de mettre la coiffe totalement à plat et d’en déduire ce que nous affirmons, sans aucun effort d’ailleurs.

Dans un contexte totalement différent mais pourtant apparenté, ces deux animaux représenterons d’une autre manière, plus graphique pourrions-nous dire, la Haute Egypte, colonne vertébrale constituée par l’unité de la vallée du Nil (WaDJeT − le cobra −, bien qu’il soit l’emblème de la Basse Égypte, est pourtant le nom du dixième nome de la Haute Égypte), et la Basse Égypte, tête figurée par la multiplicité des eaux du Delta du fleuve – nord-sud – le plus long du monde.
Les comparaisons de ces deux êtres, en termes de polarité, sont si nombreuses que nous devons nous borner à n’en citer que quelques-unes, évidemment secondaires : celle des crochets de la mâchoire du serpent opposés au bec édenté de l’oiseau, ou la vue perçante du vautour et la très faible acuité visuelle du serpent, par exemple… car il est à présent temps de dire que ces deux animaux, emblématiquement et à hauteur de la pensée humaine, invitent toute intelligence à réfléchir sur les deux plus profondes énigmes posées par la divinité comme un défi à la face de l’homme : la vie et le temps.

Nous pouvons désormais approcher la coiffe proprement dite, c’est-à-dire la pièce de tissu qui surmonte l’homme, allant du front au sommet du crâne et descendant sur la nuque et jusqu’aux épaules, le NeMeS. Elle emprisonne le crâne lui-même, du front jusqu’à la nuque, mais libère soigneusement la face et les oreilles, formant même un volumineux pavillon supplémentaire pour celles-ci, ce qui favorise évidemment l’entendement, c’est-à-dire la compréhension. Elle semble faite d’une seule pièce, découpée et posée sur le front, qui se divise en deux pans allants jusqu’aux épaules et un autre jusqu’à la nuque : voilà bien l’image de l’unité créatrice se partageant pour créer par mitose…
Les bandes alternatives claires et sombres – elles aussi emblèmes de la mitose – partent verticalement sur le front pour venir horizontalement sur les côtés et les épaules, puis plongent de nouveau verticalement sur la nuque ; en voici l’interprétation : la pensée intuitive unifiée s’élève d’abord (le front est le plus près du spectateur) et se concrétise dans une réalisation dynamique duelle et alternée pour retourner dans le sein de l’unité : toute la cosmogonie ancienne est résumée ainsi. On remarquera l’impression très nette de fontaine jaillissant du front et de la face qu’offre la coiffe, comme si ses rayures figuraient des jets d’eau verticaux en action dans un premier temps, puis les eaux stagnantes et horizontales en repos dans un second, allant se perdre en dernier et discrètement – et pourquoi pas se résorber – dans le haut du dos du personnage.

Cette coiffe est constituée de deux couleurs, l’or – un métal – et le bleu sombre – une pierre ou du verre teint dans la masse –, ce qui est une allusion à une certaine pierre artificielle transparente et métallique, très décriée, élaborée par art et donc artificielle : la fameuse Pierre philosophale. D’ores et déjà, d’un point de vue purement scientifique et pratique, nous avons aussi là un conducteur électrique très fidèle accouplé à un isolant parfait, au moins aussi efficace que la céramique et le cuivre, par exemple, les deux ensembles formant un véritable condensateur, sorte de procédé capable de récupérer de l’électricité statique aérienne et de la rendre utilisable immédiatement (ce qui n’est pas sans danger). Du point de vue emblématique (et non pas symbolique), c’est là une autre représentation de la polarité lumière / obscurité, qui engendre l’idée de succession jour / nuit, masculin / féminin, chaud / froid, ubac / adret, et bien d’autre très nombreux couples, à la manière du Yin et du Yang des anciens Taoïstes chinois (qui eux aussi, faut-il le rappeler, s’occupaient d’alchimie et d’astrologie, possédaient une médecine très puissante, écrivaient en hiéroglyphes et autres idéogrammes, et bâtissaient des pyramides). Ces bandes alternées, au nombre de 56, nous invitent maintenant à considérer certains aspects du nombre : que le lecteur nous excuse pour le caractère quelque peu aride et ardu de cette − heureusement brève − partie de notre exposé.

56, dans un premier temps, est l’indication discrète de la fin et du début des choses, si l’on considère qu’en comptant avec les mains, comme le faisaient les anciens Egyptiens, le cinq finit la première main qui compte, et le six débute la seconde main qui compte. En d’autres termes, cinq finit la première moitié de la dizaine, et six débute la seconde moitié de cette même dizaine. L’un est impair et masculin (5), en même temps qu’il est la somme du premier pair (2) et du premier impair (3). L’autre est la somme ou le produit des trois premiers nombres : 1 + 2 + 3 = 1 x 2 x 3 = 6. La somme de ces deux nombres (11) réalise l’unité multipliée, et donc, selon le jeu de Tarots, La Force (Arcane XI), où, en langage cabalistique, l’unité (1) et son reflet (1). On notera par ailleurs que dans le mot onze, il y a one, soit un en anglais et le nom du soleil en ancien égyptien ; oNn.

56 est le produit de 7 par 8, 7 étant un nombre premier, et 8 le premier cube dans l’infini des nombres. La succession des quatre chiffres suggère une numération comme celle dont nous usons : 5, 6, 7, 8… et 78 le nombre des arcanes complets du jeu de Tarots, 56 étant celui des lames ordinaires ou petits atouts (nous attendons les commentaires indignés des égyptologues et des pseudo-rationnalistes : ce sera là un tremplin pour nos écrits ultérieurs, où nous donnerons les démonstrations et preuves de ce que nous avançons, et avec la plus grande prudence, encore).

56 est aussi 2 fois 28 comme que le suggère le corps du serpent cobra, qui délimite la coiffe en deux parties égales. Or 28 est un nombre parfait, dont la somme des diviseurs l’égalent, et somme des 7 premiers nombres (1 + 2 + 3 + 4 + 5 + 6 + 7 = 28), mais surtout figure le nombre des jours de la lunaison moyenne (pour les astronomes, la lunaison sidérale) et est donc en liaison avec le dieu régent de la Lune, Djéhouty-Thoth, grand maître de l’écriture, de la science et de l’art, du temps et de la vie éternelle, hypostase et personnification de l’intelligence divine.

Une fine observation montrera en outre que les bandes alternées d’or et d’un minéral bleuâtre et sombre – du verre teinté – forment (encore) une leçon sur la polarité. En effet, si l’or est soigneusement aplati, la pierre – elle – est légèrement bombée, montrant là encore une fois le couple droite-courbe, équivalent et analogue aux autres couples polarisés.

La dualité ramenée à l’unité ou à la trinité, telle est la nature de la leçon exposée dans le langage antédiluvien, dont l’ancienne Égypte fut la principale héritière et la discrète et tenace propagatrice. Son art entier, sa science complète, son écriture comprise, son histoire et sa culture générale rappellent cette éminente et incontournable leçon à qui veut la voir et l’entendre… Mais on sait qu’il n’est pire sourd que… Si nous avons intitulé cet article ‘Une brève leçon d’égyptologie et de lecture à la manière traditionnelle’, c’est que nous avons constaté, tout comme Jean-François Champollion lui-même l’avait remarqué, que « Les monuments égyptiens des temps les plus antiques ne montrent aucune trace de l’enfance de l’art ; tous le manifestent au contraire à un âge adulte et plein d’expérience » (in Grammaire égyptienne, Introduction, page xxij), et que « La plupart des édifices existants sur ce sol antique appartiennent, non aux premiers essais, mais à une renaissance des arts et de la civilisation qu’avait interrompus une invasion de Barbares antérieure à l’an 2 000 avant l’ère chrétienne. Les inscriptions qui décorent ces monuments nous montrent, en effet, l’écriture hiéroglyphique tout aussi développée, tout aussi complète, pour la forme et pour le fond, que les dernières légendes sculptées par les Egyptiens au second et au troisième siècles après J.C. (1) »

« (1) Monuments antérieurs à l’invasion, parfaits. Depuis, beaux ; mais la décadence commence à Sésostris, continue sous Sabacon et les Saïtes ; très avancée sous les Lagides ; complète sous les Romains » [Les Barbares dont il s’agit sont probablement les fameux Hyksos] (Jean-François Champollion, Grammaire égyptienne, chapitre 1, page 2, alinéa 6)… Pour les amateurs : il vous reste un bon auteur dans ce domaine fermé : René Lachaud, qui lui – chance – est un auteur ouvert !
"Donne et tu recevras, cherche et tu trouveras !"
Avatar de l’utilisateur
Chris B
 
Message(s) : 1094
Inscription : 04 Mars 2013, 14:11
A remercié: 592 fois
Remercié: 487 fois

Re: Une brève leçon d'égyptologie à la manière traditionnell

Message par patrice » 22 Avril 2014, 12:07

Encore un beau cadeau de J grimault avec cet article ci dessus.
Complément qui n'a peut etre pas été mis (?) sur le forum:
http://www.nouvelordremondial.cc/2014/0 ... is-resolu/
patrice
 
Message(s) : 216
Inscription : 17 Avril 2013, 20:12
A remercié: 27 fois
Remercié: 66 fois

Re: Une brève leçon d'égyptologie à la manière traditionnell

Message par bramapoutre » 23 Avril 2014, 09:08

Observer une realisation materielle et en deduire par analogie et symbolisme les conceptions notamment spirituelles qui eventuellement peuvent s'y rattacher semble être en effet un exercice trés fécond,extrêmement pertinent,pour le moins cohérent et fort instructif,pour ne pas dire utile eclairant et bienfaisant .Reste à augmenter et diversifier nos connaissances afin d'etayer l'analogie et d'approfondir le symbolisme.C'est pas gagné au vue du savoir apparement etendu et varié de JG,esperons qu'autant ne soit pas absolument necessaire,et que donc soit suffisant une densité moindre mais de facture similaire,c'est à dire d'un savoir englobant.

C'est drôle,l'existence de ces mégalithes pointés par Patrice m'etonnent à peine,quoiqu'ils m'intriguent autant sinon plus.Merci.
bramapoutre
 
Message(s) : 1205
Inscription : 05 Juin 2013, 01:05
A remercié: 356 fois
Remercié: 293 fois

Re: Une brève leçon d'égyptologie à la manière traditionnell

Message par bramapoutre » 26 Avril 2014, 00:40

A relire ce texte,à l'ecouter,j'observe une pensée notamment cabalistique qui par "une fine observation" detecte ces "indications discretes" qui ouvrent à une comprehension rationnelle et objective des oeuvres antiques,du langage et de l'Histoire. C'est comme si une chose morte prenait soudainement vie en même temps que sens,tout colle et se justifie parfaitement,toujours avec cette même pertinence qui ne laisse aucun échappatoire à l'honnête homme,et fait tomber le masque des complaisants,des suffisants devenus escrocs de s'être endurcit le coeur,et d'avantage charlatans de fermer les yeux en ouvrant une bouche calomnieuse,bête,violente et méchante.Honte à vous messieurs envers qui finalement je compatis,car non seulement vaine est votre absurde et injustifiée resistance,mais de surcroît dangereuse pour vous même,pour vos nerfs et votre equilibre mental,déjà petez vous les plombs plus que de raison,alors ayez au moins egard au mieux à votre circuit,sinon au moins à votre image par bienséance sincére pour l'entourage toujours temoin et attentif.
bramapoutre
 
Message(s) : 1205
Inscription : 05 Juin 2013, 01:05
A remercié: 356 fois
Remercié: 293 fois


Retour vers Article sur LRDP par l'informateur



Qui est en ligne ?

Utilisateur(s) parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 1 invité