Leçon de maintien sur Internet (16-03-2013)

Leçon de maintien sur Internet (16-03-2013)

Message par Théophile » 31 Mars 2013, 17:30

Leçon de maintien sur Internet
par Pyramids, Pooyard & Grimault : Revelations (Articles), samedi 16 mars 2013, 17:34


Lors de la célébration du soixante-quinzième anniversaire de la fondation de l’Université libre de Bruxelles, le 21 novembre 1909, on conféra au mathématicien, physicien et philosophe de la science Henri Poincaré (1854-1912) le titre de docteur honoris causa : on fit graver sur l’un de ses murs un extrait du discours qu’il prononça à cette occasion :

« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n’est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d’être. »

Ce dont nous discuterons ci-après n’est pas relatif à un éventuel conflit d’idées en égyptologie ou dans tel autre sujet enrobé de polémiques, mais à la forme que prend un tel conflit lorsqu’il n’est que le prétexte d’un combat idéologique non scientifique, genre stérile et inadéquat qui infecte désormais toutes les controverses sans raison, puisque, par définition, la science doit aborder, accueillir et étudier tout ce qui se présente à elle…

Comme le rappelle en effet le physicien anglais Lord Kelvin (1824-1907), découvreur du zéro absolu (suivez mon regard…) :

« La science est tenue, par l’éternelle loi de l’honneur, à regarder franchement, en face et sans crainte, tout problème qui peut se présenter à elle. »

On retrouve ce combat vicieux et inutile sous de multiples formes et sur tous les terrains :

homéopathie, acupuncture, magnétisme curatif (soi-disant effet placebo universel), mémoire de l’eau, énergies libres, astrologie, ovni et extraterrestres, parapsychologie, NDE, etc.

C’est le combat politico-idéologico-dominateur permanent des pseudo-cartésiens, prétendument rationalistes mais en réalité réductionnistes, des simili-zététiciens et autres soi-disant Pyrrhoniens habités et mus par le doute, mais zoïles zélés et bêlants de la bêtise, qui passent leur temps et leur énergie – et les nôtres – à tenter de faire accroire que le réel se limiterait à ce qu’ils en aperçoivent, en admettent, ou peuvent en comprendre, ou à la seule science humaine (confondant ainsi l’espace infini et l’horizon), comme de pauvres attardés ethnocentristes qu’ils sont. Or ce type d’individu – de son vrai nom un debunker (un déboulonneur) – est non seulement un croyant, mais aussi un extrémiste violent, tout comme le sont les extrémistes religieux : il croit (et d’une croyance tout aussi irrationnelle et délirante que celles qu’il prétend dénoncer) que ce dont il est question n’existe pas, n’a pas de valeur scientifique, ou qu’il est anti-scientifique d’en parler… Cependant, pour valider ces opinions, il doit:

1/ démontrer que ce qu’il nie est faux ou ne peut pas exister

2/ cacher le fait qu’il pérore et juge sans avoir étudié le sujet dont il pérore et qu’il juge…

3/ s’attaquer à la personne plutôt qu’aux faits, mais sans ce que cela se voie trop…

Mais comme la plupart du temps il n’y parvient pas, il met en œuvre insidieusement − mais évidemment sous couvert d’un comportement très ostensiblement angélique et franc, pour ne pas dire crémeux − une panoplie d’arguments corrompus et de méthodes vicieuses destinés à faire croire

1/ qu’il y est animé de bonnes et saines intentions

2/ qu’il a droit de ne pas être pour (ce dont tout le monde se fiche par ailleurs)

3/ que tout débat est facteur de clarté et d’utilité…

4/ et que quoi que vous disiez, vous avez tort et n’êtes qu’un abruti illettré confit dans la bêtise, l’autosatisfaction, la maladie mentale, le confusionnisme, l’intérêt, la frime, l’opportunisme, le goût de la manipulation, etc.

Ces debunkers se font volontiers passer pour des sceptiques modérés, alors qu’en réalité ce sont des négateurs, de ces pseudo-cartésiens qui confondent – déjà ! – doute méthodique et suspicion systématique : ce sont en vérité des menteurs et des enfumeurs...

Quand ils usent d’agressivité exagérée (on peut admettre de la combativité dans les débats, pas d’agression) et de coups tordus, puis qu’ils se victimisent (et parfois retirent leurs injures du Net pour faire croire qu’ils sont ‘propres’, eux) on peut appeler ce type de négateurs des Trolls, selon une terminologie venue de la pratique de l’Internet.

Par glissement de pratique, être debunker ou Troll consiste à nier par tous moyens tout évènement ayant trait de près ou de loin aux énigmes, aux mystères de l’Univers, de l’homme, de la science ou de l’histoire ; à discréditer par tous moyens ceux qui en font état, et à prétendre démystifier toutes ces « bobards et contes à dormir debout » mais dont ils vivent parfois (car en effet, un certain nombre d’entre-eux sont rémunérés, soit par la publicité que leurs rapportent vos visites, soit par les prébendes de personnes privées, d’entreprises ou d’administrations)...

Les arguments et méthodes employés dans ces affrontements sont toujours les mêmes, bien que souvent métissés les un(e)s avec les autres, ce qui les rend parfois difficiles à repérer : il convient donc de les connaître pour les détecter, de s’en défier en les identifiant aussi rapidement que possible pour ce qu’elles sont et ce qu’ils sont – Trolls et debunkers associés –, d’en faire constater l’usage déloyal et de contre-attaquer en force… sans oublier de les faire connaître à d’autres sur le Web, car ces procédés sont souvent réversibles, et peuvent anéantir votre contradicteur avec les armes mêmes dont il s’est servi pour vous porter tort, à vous ou à l’idée que vous souhaitez illustrer et qu’ils vous obligent à défendre… Cet entraînement à devoir vous défendre est aussi l’une de leurs méthodes vicieuses : ainsi, vous perdez votre temps, votre énergie, votre argent, votre crédibilité et votre calme, au moins, et – au pire – vous vous sentez moralement affecté, infecté, voire parfois démolis et franchement détruit… c’est-à-dire désactivé pour un long moment.

C’est afin d’éviter que vous – débutants ou déjà mûrs dans les domaines de la controverse dure (logomachie et éristique) −, ne soyez pas entièrement démunis, que je vous note quelques éléments à connaître… Cette liste d'arguments et de contre-arguments développés ci-après n’est évidemment pas exhaustive ; vous pourrez la compléter à loisir ou, éventuellement, la corriger et l’améliorer grâce à votre expérience factuelle acquise... dans le virtuel ou dans le réel.

Quoi qu’il en soit, n’oubliez jamais que c’est là une guerre de tranchée, d’usure, de coups tordus et pourris, d’intoxication et d’enfumage, de grenades et de chausse-trapes, et donc une guerre morale et spirituelle…

J’encourage vivement à ce que ce présent article devienne le vade-mecum de tous ceux qui cherchent la vérité en dehors des chemins battus, et ne veulent plus perdre leur temps et leur énergie à lutter contre des individus retors, qui ne font pas même l'effort d'envisager une possibilité autre que la leur pour la seule raison qu'elle met à mal leurs certitudes… et leur confort. La première chose à faire, et toujours au premier post reçu est d’évaluer l’IP du visiteur, c’est-à-dire : I pour Intentions, et P pour positionnements : avec ces deux évaluations, le post suivant viendra infirmer ou confirmer votre première impression, avec 90 % de précision…

J’ai donné un ordre de force tactique à cette succession :

La méthode (j’insiste : il s’agit bien là de méthodes) la plus fréquemment utilisée par les debunkers et les Trolls est l’attaque ad hominem., très souvent accompagnée de son corollaire, l’argument d’autorité, qui sont les arguments favoris de ceux qui n’en ont pas d’autres, voire pas du tout.

Principe de cette méthode : s’en prendre à la personne plutôt que répondre à ses arguments et aux faits présentés en étai, afin de détourner une attaque frontale. Titiller l’orgueil de cette personne jusqu’à ce qu’elle en vienne à perde ses moyens et interrompre le débat lui-même…

Résultats attendus : déstabilisation rapide de l’adversaire, composition d’une image négative très collante, élision des questions : cela permet de cacher que l’on n’a pas d’arguments sérieux et forts à opposer, etc.

L’utilisation de cette méthode indique :

- que votre contradicteur ne dispose que de très peu ou d’aucuns arguments factuels ou raisonné à vous opposer…

- et que vous pouvez donc l’attaquer en lui demandant s’il prétend ainsi donner une solution à - ou faire avancer - un débat scientifique important,

- que vous pouvez lui demander à tous moments et au dépourvu « Pourquoi vous en prendre à ma personne plutôt qu’au sujet du débat ? »

Illustrations de cette méthode : ils vont essayer de vous déconsidérer par tous moyens (quels sont vos diplômes de ceci ou de cela ? Connaissez-vous ce classique de la culture ? Avez-vous lu untel ou tel livre ? Quelles sont vos convictions religieuses, politiques, philosophiques ? Prêtez-vous attention à de tels sujets (déjà déconsidérés – parapsy, astrologie ou ovni, etc.) Que pensez-vous d’Adolf Hitler ? – et oui ! –), notamment en recherchant dans votre passé et vos relations tout ce qui pourrait nuire à votre image… en la déformant au besoin, et sans scrupules ou limites.

Dans les media, on cherchera à vous coller rapidement une ou des étiquettes définitives pour vous discréditer, car c’est ainsi que l’on se débarrasser de ceux qui s'intéresseraient à tout ce que notre science ne peut encore expliquer…

Ils essaieront toujours de frapper fort, juste, et surtout, les premiers.

Tropologie mise en oeuvre : allusions, sous-entendus, glissements et amalgames, citations sorties du contexte ou fausses sont le plus fréquemment utilisés, avec ironie, sarcasmes et condescendance.

Comportement à suivre en cas d’attaque ad hominem : l’idéal et le mieux à faire face à ce type d’attaque est d'abord d’esquiver l’attaque (pour y revenir dessus en fin d’échanges) et se concentrer sur le sujet, de renvoyer le (ou les) détracteur(s) à l'étude de documents déjà reconnus et authentifiés afin de couper court, puis de montrer les calomnies débitées par vos adversaires pour ce qu’elles sont… de la fumée ! Vous pouvez répondre sur le ton et avec leurs mots : à chacun ce qui lui est dû.

Complément tactique de l’attaque ad hominem : on vous cite des autorités scientifiques reconnues, voire célèbres (vous savez : Einstein ! mais Albert, pas Franck) ; ainsi, on peut paraître sûr de soi et cultivé, en ne s’appuyant que sur de solides références morales et intellectuelles, en déstabilisant culturellement le piètre adversaire que vous êtes... Parce que : adversaire disqualifié = pas de combat, donc pas de défaite possible

Variantes : lancer des accusations collantes dont il est difficile de sortir, qui détournent le débat… et dans lesquelles on peut s’enliser facilement. Pis, enfoncer votre crédibilité naturelle en vous diffamant gravement, démonstration factuelle que vos adversaires ne parviennent pas à démonter votre argumentation, ses appuis étayés, et les conséquences que vous en tirez. Pour cela, il sont capables de s’agréger par centaines.

Méthode utilisée : ils vont vous accuser d’être tendancieux, d’avoir des idées toutes faites, de rechercher l’argent ou la célébrité, d’être fourbe, puis ensuite chercher à vous ridiculiser ou à vous diaboliser, en disant :

- « Vous ne cherchez qu’à prouver votre propre théorie, sans égard pour les acquis et les faits déjà connus et vérifiés par les centaines de scientifiques qui vous ont précédés : un peu de modestie ! »

- « Les scientifiques ne sont pas comme vous ; ce sont des professionnels qui ont étudié courageusement pendant des dizaines d’années, et qui ne recherchent ni la notoriété ni l’argent vite gagné… La science, ce n’est pas la télé ! Ce n’est pas Barnum et sa fine équipe ! Vous êtes un clown ! Une erreur de casting ! Un ersatz de penseur ! Une chaussette puante ! »

- « Vous savez qu’en mélangeant des vérités scientifiques à des erreurs, vous allez intéresser des auditeurs, des spectateurs et des lecteurs, en leur faisant croire qu’il a là des vérités cachées ou tues ; votre histoire est une affaire de séduction et de marketing, rien de plus… ni de mieux »

- « Vous êtes une sorte de marginal de la pensée, un génie exceptionnel qui travaille seul dans sa sphère, au dessus de tous les autres, alors que nous, nous travaillons en commun, pour nous aider mutuellement et pour que tous puisse vérifier et critiquer les hypothèses… Pourquoi ne vous inscririez-vous pas pour le Prix Nobel ou la médaille Field ? »

- « Vous cherchez à nous faire passer pour des directeurs de conscience, des dictateurs de la pensée… C’est indigne, et les médecins connaissent très bien cette maladie mentale : c’est la paranoïa »

- « Vous croyez que tout le monde complote pour cacher la vérité ; vous êtes un conspirationniste qui s’ignore, et pis ; un déviationniste, un négationniste… Mais vous avez raison ; c’est à la mode et ça fait vendre »

- « Vous allez vous victimiser, vous faire passer pour un nouveau Galilée soumis à la torture ou un nouveau Girodano Bruno, brûlé en place publique parce qu’il a trop tôt et contre tous raison… Vous ne serez pas brûlés pour ça, donc vous vous amusez à nous abuser… »

Les pires attaques dans ce genre (flétrisseuses et dégradantes) :

L’un des moyens utilisés pour vous discréditer est de suggérer que vous essayez tant bien que mal – mais plutôt mal – de gagner de l'argent ou de vous rendre célèbre… mais il y a encore cette méthode : démontrer que votre idée est une vieille idée, déjà exploitée avant par d’autres, et mieux que vous, et que votre prétendue idée est inutile à tous et éculée…

- « Comme ça, vous avez le sentiment exaltant d’avoir découvert quelque chose que les autres, même les plus savants, n’ont pas su voir ou pu comprendre… Vous vous estimez ainsi supérieur, même sans formation scientifique, culturelle ou intellectuelle, etc. C’est là une très belle théorie qui, à défaut d’être scientifique, fait rêver : belle construction de l’imagination. Vous désirez secrètement être célèbre et gagner beaucoup d’argent, en abusant les naïfs sans aucuns scrupules. Vous cherchez inconsciemment à compenser un complexe d’infériorité intellectuelle, culturelle ou sociale sans même vous en apercevoir. Vous cherchez à vous valoriser auprès des non-scientifiques, mais ça ne marche pas avec nous, vous n’êtes qu’un banal ......., un funambule, etc. »

- « Vous avez lu le livre de (machin) qui explique déjà votre théorie erronée depuis quelques années ? » Attention ! Un piège vous est tendu ; si vous dites le connaître alors que tel n’est pas le cas, il avouera aussitôt avoir cité faussement (auteur ou ouvrage inexistants – inventés pour l’occasion –, ou contenu qui ne traite aucunement de ce dont il est question…) pour vous piéger et que cela a fonctionné : mort subite et définitive assurée, et dans la honte ! Conseil : dans ce cas, ne jamais réagir par la dignité offensée ou l’orgueil… mais ramener en avant les faits qui donnent tort – l’utilisation d’un piège hors sujet –, et dire que vous avez fait erreur sur l’auteur, le sujet, le titre… Ce qui est sûr, si vous vous en sortez cependant, c’est qu’on ne vous reprendra plus à jouer l’érudit !

Contre-offensive si l’on vous accuse de vouloir gagner de l’argent :

Dites : « Si l’on devait rejeter toutes les inventions ou les découvertes qui ont enrichis ceux qui en sont l’origine, nous progresserions de moins en moins vite en science, étant donné que l'argent prend une place prépondérante au fur et à mesure que l'humanité se modernise. » Notez aussi que le fait que quelqu'un ait gagné de l'argent en rendant publique une théorie ou une découverte ne discrédite pas pour autant ladite théorie ou découverte : n’est-ce pas le salaire normal du travail ? Cela montre

1/ la mauvaise foi de vos adversaires

2/ leur système frelaté

3/ leur jalousie maladive.

Une méthode plus vicieuse : l’amalgame

A/ Ils vous emmènent insidieusement sur le terrain de la croyance, qui est, par définition, non scientifique : libre à quiconque de croire ce qu’il veut… ainsi paraissent-ils tolérant et respectueux de la liberté de pensée de l’adversaire alors qu’en réalité ils « noient le poisson »…

B/ Ils vont comparer l’attitude de l’opposant – vous – à celle des croyants en ceci ou cela, puis valoriser l’idée de rêve (« On a tous besoin de rêver, ne serait-ce que pour supporter la réalité ») : « Les ufologues croient aux extraterrestres, les spirites ou les amateurs de fantômes croient aux revenants, les astrologues croient à l’influence des astres sur leur destin, on peut croire aux fées, au monstre du Loch Ness, au Yéti ou au Père Noël, ce n’est pas interdit… et c’est mieux que fumer des joints ou des cigarettes » « Il est totalement légitime de rêver, d’ailleurs c’est parfaitement naturel… » etc. Dites : « N’est-ce pas vous qui rêvez, là ? »

C/ Ils vont tenter de vous comparer à quelqu’un qui s’est véritablement trompé (c’est dévastateur !) et vous dire que reconnaître ou avouer son erreur est une bonne chose… qui libèrera votre conscience, et la leur !

D/ Le pire du pire, auquel vous devez vous attendre mais sans crainte particulière : vous êtes un nazi, un antisémite et un homophobe : c’est simple : demandez les preuves de ces diffamations et allez en justice… Vous avez gagné à chaque fois un Point Goodwin… (cf. Wikipedia)

Vos ajouts personnels… :

Vous êtes enfin parvenu à mettre les méthodes de vos adversaires à découvert en temps réels, et ils savent qu’ils ne peuvent plus se servir des arguments ad hominem, directs ou par amalgames, de manière trop… voyante : ils vont cependant encore tenter de les utiliser, mais associées à d’autres types d’arguments qui serviront d’appui pour démontrer votre incapacité, vos défauts, et démonter votre vie professionnelle, sociale, affective ou familiale…

Les attaques les plus fréquentes :

- « Ce n’est pas parce que votre exposé est mathématique que c’est une preuve scientifique ou une démonstration : on peut faire dire aux chiffres ce que l’on veut, l’âge du capitaine etc. (affirmation triviale), on trouve même vos nombres dans un tabouret de cuisine, et c’est une erreur fréquente, surtout si on n’est pas UN VRAI professionnel… (retour en fanfare des arguments ad hominem et d’autorité) »

Retournement (très puissant) de ces arguments :

« Etonnant, parce que pour le physicien et mathématicien Henri Poincaré « il n’est de scientifique que le mesurable » : vous mesurez sans chiffres et faites de la science sans mathématiques, vous ? Par ailleurs, si l’on peut faire dire ce que l’on veut aux chiffres, alors il n’y a pas de science, et pas de science possible, alors à quoi sert l’enseignement des maths ? A quoi sert ce débat ? Et vos arguments ? Si, de plus, on peut faire dire ce qu’on veut aux statistiques, on ment donc sciemment… Surtout si on est UN VRAI professionnel comme vous prétendez l’être ? »

Quant à l’argument du tabouret de cuisine, de la locomotive, de la guérite du fleuriste ou de la brosse à dents etc. recelant eux-aussi les valeurs numériques avancées par vous, il est pris du livre de l’Américain (vrai scientifique mais faux sceptique et vrai debunker) Martin Gardner, qui se sert de l’obélisque devant la Maison Blanche à Washington pour démontrer que n’importe quel bâtiment comporte ces congruences que vous annoncez comme étant spécifiques : il oublie de dire – cet idéologue – que cet obélisque a précisément été érigé parce que contenant des valeurs numériques et métrologiques dites symboliques par ceux qui l’ont décidé : des francs (!)-maçons de pouvoir… et que son analyse – bien qu’il soit mathématicien – est cependant fausse ! Il vous reste à mettre au défi vos interlocuteurs en choisissant pour eux n’importe quel objet présent afin d’en combiner les dimensions et trouver les valeurs avancées : ça va être du sport ! (préférez évidemment la télé pour ce défi impromptu)…

- On vous dit : « Le hasard peut quelquefois lui-aussi jouer des tours aux chercheurs : on croit avoir trouvé quelque chose parce c’est en apparence cohérent… » On pourra même vous accuser de manipuler les éléments factuels de manière à parvenir aux conclusions que vous visiez ; si l'on démarre des recherches avec des a priori, on arrive à une conclusion erronée qui oblitère les évidences. A cela, dites : « Il ne vous reste plus qu’à démontrer ce que vous avez avancé sans la moindre preuve ! »


Accusation sur le terrain de la morale et de la responsabilité politique :

« Vos théories sont dangereuses pour la science et pour la société : elles font notamment croire à la jeunesse que vos rêves sont la réalité, etc. »

Cette accusation n’a aucune raison d’être dans une société ou le débat et la discussion sont institués dans un cadre appelé démocratie, à moins que cette liberté de débat et de discussion ne soit qu'une apparence et qu'une étude plus poussée du phénomène étudié nous amène, de fil en aiguille, à découvrir des vérités qui mettraient à mal le socle des connaissances qui fondent notre histoire, notre religion et notre économie... or il n'y a pas de religion supérieure à la vérité. Votre adversaire à démontré qu’il n’a pas d’arguments factuels… et qu’il tente de déporter la discussion sur le terrain de la politique, alors que le vrai terrain sur lequel vous devez rester est culturel. Cet argument est également de moins en moins valable, étant donné que les chercheurs dans ce domaine sont dans leur majorité sains d'esprit et font preuve de rationalité et de prudence devant les phénomènes. La culture du débat contributif, bien que très pauvre en France, s'étend petit à petit aux milieux scientifiques, intellectuels et historiques, sous la pression populaire. La réticence vient du fait que les savants ont peur de se discréditer face à l'establishment s’ils entreprennent des études qui sortent du cadre défini par leurs pairs, et cela se sent dans leur paye... Mais l'argument peut être retourné contre ceux qui le brandissent : ils nient une évidence qui les effraie. « Auriez-vous peur de ce qui vous échappe ? Seriez-vous inquiets lorsque vous ne contrôlez pas les choses et les êtres ? Avez-vous peur du nouveau ? » et ainsi de suite...

- On vous dira : « Votre méthode consiste seulement à ne relever que ce qui conforte votre théorie faite a priori et à laisser tout le reste ; on connaît la musique ! Vous faîtes de la pseudo-science ! (retour décalé de l’argument ad hominem) »

Pour en terminer (brièvement !) :

Faites dire à vos adversaires en quoi ce que vous proposez n’est pas scientifique…

Rappelez que qui cherche s’expose à l’erreur, mais que même les erreurs enseignent…

Il vous sera toujours très utile de bien connaître le bêtisier des sciences et les affaires douteuses mettant en œuvre des scientifiques…


Citations utiles dans tous les cas :

« Article 19 : Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. » Déclaration des droits de l’homme de décembre 1948, et alter…


- Sur les conditions de la découverte :

« La curiosité est la base de la culture. »

Claude Roy

« Savoir s'étonner à propos est le premier pas fait sur la route de la découverte. »

Louis Pasteur

« La science ne sert qu'à vérifier les découvertes de l'instinct. »

Jean Cocteau

« Découvrir consiste à voir comme tout le monde et à réfléchir comme personne. »

Albert Szent Gyiörgyi

« Quand les savants décrètent qu’une chose est impossible, il se trouve un pauvre naïf qui ne le sait pas. Il cherche et trouve la solution. »

Jean Rostand

« Chaque fois que les hommes de science nièrent à partir de considérations a priori des faits objectivement établis, ils eurent tort ».

Alfred Russel Wallace (naturaliste anglais)

« L’imprévisible est dans la nature même de l’entreprise scientifique. Si ce que l’on va trouver est vraiment nouveau, alors c’est par définition quelques chose d’inconnu. Il n’y a aucun moyen de dire où va mener un domaine de recherche donné. C’est pourquoi on ne peut choisir certains aspects de la science et rejeter les autres. Comme l’a souligné Lewis Thomas, la science, on l’a ou on ne l’a pas. Et si on l’a, on ne peut pas en prendre seulement ce que l’on aime. Il faut aussi en accepter la part d’imprévu et d’inquiétant ».

François Jacob (Prix Nobel de médecine, France)

- Les conditions de la non-découverte :

« Ceux qui ont une foi excessive dans leurs idées ne sont pas bien armés pour faire des découvertes. »

Claude Bernard

- Vous osez penser par vous-même et différemment :

« Si l'on pense, on ose critiquer au lieu d'obéir ; l'indépendance de l'esprit devient un crime. »

Monique Corriveau (philosophe canadienne)

- On vous qualifie de passionné :

« Les passions sont toutes bonnes de leur nature, et nous n'avons rien à éviter que leurs mauvais usages ou leurs excès. »

René Descartes, Les passions de l’âme

- On met en doute votre capacité à douter :

« Peu de gens parlent du doute en doutant. »

Blaise Pascal

- Ils s’en prennent aux prétendus naïfs qui gobent tout et louent les soi-disant scientifiques qui confondent doute systématique et doute méthodique :

« Douter de tout ou tout croire sont deux solutions également commodes, qui l'une et l'autre dispensent de réfléchir. »

Henri Poincaré, La science et l’hypothèse

« Un présomptueux scepticisme, qui rejette les faits, sans examiner s’ils sont réels, est, à certains égards, plus blâmable que la crédulité irraisonnée. »

Alexandre de Humboldt

- On vous sert une avalanche de faits en guise de démonstration :

« On fait la science avec des faits, comme on fait une maison avec des pierres : mais une accumulation de faits n'est pas plus une science qu'un tas de pierres n'est une maison. »

Henri Poincaré

- On vous reproche d’aimer le mystère et de dédaigner le rationnel :

« Nous avons à choisir entre l’absurde et le mystère »

Jean Guitton (écrivain, France)

« Il ne faut ni respecter les vieilles erreurs, ni se lasser des vieilles vérités »

Jean Rostand

- On néglige ou l’on feint d’ignorer les faits que vous présentez :

« Les faits sont toujours là, même si on les ignore »

Aldous Huxley

« Les deux mots les plus brefs et les plus anciens, oui et non, sont ceux qui exigent le plus de réflexion. »

Pythagore

« Les masques à la longue collent à la peau.

L'hypocrisie finit par être de bonne foi. »

Jules et Edmond de Goncourt, Idées et sensations

- Vous avez pu faire une ou des erreurs :

« Les erreurs sont les portes de la découverte. »

James Joyce

- On vous reproche de mettre en avant des choses déjà connues :

« Plus une découverte est originale, plus elle semble évidente par la suite. »

Arthur Koestler

Je vous invite à compléter ce travail, qui n’est qu’une esquisse de ce que sera demain votre arsenal contre les fourbes et les hypocrites… si vous y contribuez méthodiquement et patiemment : merci !
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Théophile
 
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