Réponses aux critiques de Yokho par Patrice Pooyard

Réponses aux critiques de Yokho par Patrice Pooyard

Message par Patrice Pooyard » 18 Mars 2013, 12:24

Analyse des critiques du film “La Révélation des Pyramides”
émises par Yokho sous le titre
“Partie 1 : Relevé des points litigieux”


Précédés de P :, ce sont mes commentaires faits aux commentaires de Yohko (précédés de Y :, en citation, lien actuel http://www.shanaille.com/lrdp/ ).

Ayant enquêté avant de décider de réaliser ce documentaire, je réponds ici en tant que réalisateur, et à ce titre, il se peut que je formule mal certaines choses, ou que je me trompe sur d'autres (si tel était le cas, merci de m'aider à rectifier le tir sans me traiter de nazi).

Merci Yokho pour cette critique constructive et ce travail globalement dénué d'attaques ad hominem et (presque) d'allusions perfides : de bien meilleure facture que tout ce qui a été écrit jusqu'à présent.

Cela commence ici :

Yokho (Y) : 0:00:22 "Comme tout le monde je pensais que tout avait été dit sur la grande pyramide de Gizeh. Jusqu'au jour où je découvris que des faits inexpliqués restaient ignores par l'égyptologie."

Les experts en égyptologie transmettent leurs découvertes et les avancés de leur science grâce aux travaux de documents de vulgarisation. La narratrice, comme tout le monde, se fonde sur ces travaux pour former notre connaissance commune en la matière. Selon la narritrice, ce savoir commun est : "Tout a été dit", à l'exacte opposé du discours officiel : :
0:09:30 "c'est vrai pour certaines époques, mais pour d'autres... on est quand même un peu dans le questionnement permanent".
Ici, à propos de la construction :
Superscience - La Grande Pyramide


Patrice (P) : Ce propos reflète celui de monsieur tout le monde, et en particulier celui qui consiste à penser que la grande pyramide a été bâtie avec des moyens et des techniques simples et astucieux, pas encore retrouvés, mais en aucun cas, l'hypothèse de l'emploi de techniques ou de machines anachroniques.
Je rappelle qu'une hypothèse a le droit de paraître absurde, car c'est souvent à partir d'hypothèses apparemment absurdes que de grands problèmes ont été résolus par la science.

Pour exemple, je citerai le cas des “pierres qui tombent du ciel” observées par les paysans dans un passé pas si lointain que cela. Certaines autorités de l'époque balayaient cet argument avec mépris, se moquant de l'inculture de ces paysans superstitieux, en évoquant la raison avec des phrases assassines telles que “Tout le monde sait bien qu'il n'y a pas de pierres dans le ciel !”. Peu de temps après, l'existence des météorites était établie par la science, et les esprits railleurs de l'époque aussi vite oubliés que leurs paroles péremptoires…

Il faut faire preuve d'humilité et de franchise : l'aveu honnête de Guillemette Andreu-Lanoë, conservatrice au Musée du Louvre montre que l'on dispose de fort peu de textes concernant l'époque supposée de la construction de la grande pyramide.

Y : 0:03:40 "Chose qui serait encore difficilement réalisable actuellement." (à propos du transport de plaque de granit sur 900km).

Ici j'avoue ne pas avoir bien compris si la narratrice sous-entend "avec nos moyens actuels" ou "avec leurs moyens à eux, les égyptiens".
Si c'est avec nos moyens : Nous n'avons aucun problème à l'heure actuelle pour tailler, transporter et soulever des blocs de granit.
Si il s'agit de reproduire ce travail avec leurs moyens à eux : Vrai. Ceci pour une raison simple : la perte du savoir.
Tout au long de l'histoire l'espèce humaine à perdu certains savoirs, volontairement ou non, par inutilité ou accident.
A titre de comparaison, nous avons les châteaux que l'on tente de reconstruire ainsi que les trébuchets. Reconstruire tout celà aujourd'hui, même en utilisant des techniques modernes
reste très délicat, ne parlons pas de refaire l'ensemble avec les méthodes de nos ancêtres.
http://www.guedelon.fr/fr/l-aventure-gu ... 01.html%29
Pour le transport, ça fait longtemps que l'on a arrêté de transporter du granit sur des barques et des traineaux. Du coup au niveau technique c'est effectivement difficile à reproduire.
Je vous invite à regarder ce passage de The Pyramids - AA Debunked, niveau transport tout est là :
The Pyramids - AA Debunked, le transport


P : interprétation de votre part. La question n'est pas savoir s'il serait possible de reproduire la grande pyramide avec nos moyens modernes, mais de faire remarquer qu'il s'agit encore à notre époque de quelque chose de compliqué, eu égard à l'ensemble du cahier des charges. Le transport d'un bloc de granite de 50 tonnes se fait à l'aide d'un convoi exceptionnel, et les grues capables de le hisser à 60 mètres d'altitude — celle de la chambre haute — ne sont pas monnaie courante. Au passage, certaines dalles de granite de cette chambre approchent ou excèdent les 70 tonnes. Il est question de moyens simples, soit, mais lesquels ? S'il vous suffit d'un dessin ou d'une animation 3D pour le croire, libre à vous ; pour ce qui me concerne, je me suis tourné vers les professionnels afin de me rendre compte de ce que cela représentait réellement, et la question est loin d'avoir été résolue.

Les plus grosses pierres taillées du monde semble être celle de Baalbek, au Liban, et dépassent, selon les estimations réalisées, en fonction du volume de ces dalles et de la densité de la pierre employée, les 1300 tonnes. En cherchant bien, vous trouverez un documentaire dans lequel on vous montre la chose possible à l'aide de la technique décrite par Albert de Rochas ici :

http://cnum.cnam.fr/CGI/page.cgi?4KY28.19/351/100/p.347
http://cnum.cnam.fr/CGI/page.cgi?4KY28.19/352/100/p.348
http://cnum.cnam.fr/CGI/page.cgi?4KY28.19/353/100/p.349
http://cnum.cnam.fr/CGI/page.cgi?4KY28.19/354/100/p.350
http://cnum.cnam.fr/CGI/page.cgi?4KY28.19/355/100/p.351

Vous noterez qu'on y décrit l'emploi de rondins de bronze, parfaitement cylindriques, cette précision est d'importance, bien qu'ils n'aient pas donné satisfaction.
C'est à l'aide d'un astucieux procédé de sphères et de “glissières” qu'ils y sont parvenus, et sur un sol plat et gelé.
Or, dans le film archéologique reprenant la technique des cabestans (présentée par Jean-Pierre Adam), on nous montre à l'aide de 3D l'emploi de rondins de bois…
ce procédé décrit concerne le transport de ces pierres :

http://images-01.delcampe-static.net/im ... 47_001.jpg
http://jeremyj5000.wordpress.com/2009/0 ... ingenuity/

Je ne pense pas que l'on puisse se satisfaire des explications de ce film pour parvenir à les transporter, les hisser et les mettre en place comme elles l'ont été. La différence avec vous, face à ceci, c'est que j'accepte de rester sans explication : dans le film, aucune technique ni moyen ne sont donnés.

Mon raisonnement est le suivant : je me contente de relever, commençant par l'Égypte, tout ce qui représente une difficulté de réalisation et ne reçoit pas d'explication satisfaisante, puis j'élargis peu à peu le point de vue et rencontre ce même genre de difficultés à divers endroits de la planète. Pour faire court, on s'aperçoit que le problème est planétaire, indépendamment du fait que les datations supposées ne sont pas contemporaines dans le temps — mais sachant par la géologie que l'on ne peut dater avec certitude la taille d'une pierre, et par l'archéologie que les datations évoquées le sont par la découvertes d'éléments organiques datables aux abords de ces sites : là encore, si des preuves des datations de ces diverses constructions évoquées dans le film existent, prière de les fournir — il faut bien alors trouver une explication rationnelle. Ce ne sont pas ces seules observations qui conduisent à envisager une civilisation planétaire technologiquement évoluée, nous y reviendrons.

Y : 0:06:50 "Selon la majorité des égyptologues, la grande pyramide aurait été construite en 20 ans, un rapide calcul montre ce que cela représente en terme de construction. 20 ans, 12h par jour, 365 jours par an, 2 millions de blocs de pierre, ça représente un bloc extrait, taillé, lissé et ajusté toutes les deux minutes 30 environ."
Faux. Confondre une fréquence moyenne avec une durée moyenne de chaîne... 2 millions de blocs de pierre sur une durée de 20 ans ne veut pas dire que l'on extrait, on taille, on lisse, on pose un bloc en 2m30. Cela veut dire que l'on pose (en moyenne) un bloc de pierre toutes les 2m30.
Comparez avec la phrase :
Superscience - La Grande Pyramide
Faites le parallèle avec les voitures construites. Quand une usine produit 10000 voitures par an, on dit qu'une voiture sort de l'usine toutes les heures (en moyenne). On ne dit certainement pas "ça représente une voiture montée, visée, peinte, nettoyée en une heure". C'est trompeur, la durée de la chaîne peut prendre bien plus de temps qu'une heure, qui est une fréquence moyenne de sortie.
C'est le principe du travail à la chaîne : la fréquence moyenne concerne une étape et n'a rien à voir avec le temps que prend l'ensemble de la chaîne.


P :
Vous négligez là un aspect important : le profil des blocs composant la grande pyramide.

Nous avons abordé ce sujet des 20 ans de travail/12H par jour/365 jours par an ici pour au moins 2 millions de blocs : https://www.facebook.com/permalink.php? ... 9889419428 où l'histoire de la formulation, semblait apparemment plus déranger que le fait lui même : a-t-on oui ou non assemblé plus de deux millions de pierre en un temps — thèse couramment admise — si réduit ?

http://www.horizon-virtuel.com/afrique/ ... -keops.jpg

Image
Face sud de la grande pyramide.


Excellent site pour visiter Gizeh depuis chez soi : http://www.3dmekanlar.com/en/the-pyramids.html

Si vous n'avez pas la chance de pouvoir aller sur place, vous trouverez de nombreuses photos vous montrant qu'il ne s'agit pas de blocs normalisés — de parpaings géants standardisés — ce qui complexifie d'autant plus la mise en oeuvre : les différentes assises n'ont pas la même hauteur, et certains blocs ont des formes qui se répondent les unes aux autres.
Ceci rajoute considérablement à la logistique du chantier.

Or deux choses sont notables : d'une part, les angles des arêtes de la grande pyramide sont constants, ce qui signifie que le sommet de la grande pyramide se trouve aligné pile à la verticale du centre du carré de base. Vous voulez vous convaincre de la difficulté d'une telle chose : faites une (petite) pyramide avec des morceaux de sucre, et voyez si vous obtenez le même résultat… il suffit d'un infime décalage de chaque assise — chaque étage de blocs — pour que les angles de des arêtes ne soient plus constants, et le sommet à la verticale du centre : trouvez-vous mention de ceci dans toutes les hypothèses de construction présentées ?

Rappelez-vous en outre que chaque bloc est posé définitivement !

D'autre part, le creusement des faces — environ 90 cm de recul sur chaque apothème, à savoir la ligne verticale qui sépare chaque face en deux triangles égaux — qui elle aussi nécessite une vérification permanente de la mise en place de chacun des blocs… énorme difficulté supplémentaire, censée ne servir à rien, car le revêtement aurait alors du combler tout ceci pour présenter en finition des faces planes.

Observez-donc la pyramide, et imaginez la complexité de conception des blocs de revêtement : leurs faces arrières doivent épouser parfaitement ces blocs, tout en étant lisses et plans sur leur face avant (selon moi, le revêtement suivait le creusement des apothèmes, mais dans le cas contraire, la difficulté reste la même), allez donc voir des images du sommet de la pyramide médiane (dite de Kephren) plus proches que celles-ci :

http://tatiana.blogs.com/photos/pyramid ... eh_042.jpg

Nous parlons d'une construction de 230 mètres de côté sur 146 mètres de hauteur. Encore faut-il savoir quelle quantité de main d'oeuvre spécialisée pouvait être à disposition à l'époque avant de se prononcer. Chaque bloc du revêtement était censé peser près de 10 tonnes en moyenne, et il y en avait plusieurs milliers !

Votre critique passe sous silence d'autres aspects :

- l'arasage de la colline de calcaire : seul un “bouton pression géant” (je suis réalisateur, c'est une image) a été conservé, ce qui s'avère a posteriori un choix judicieux, car sinon il y a fort à parier qu'avec les trois principaux tremblements de terre majeurs ayant affecté la construction, la pyramide aurait déjà glissé de son socle depuis longtemps, et/ou perdu ses dimensions originales.

- la mise en place d'un dallage sur près de 60 000 mètres carrés — la surface au sol de la grande pyramide fait elle 53 000 mètres carrés, auxquels on doit soustraire la surface de ce monticule laissé — où des blocs d'une tonne et demi de moyenne — encore — ont été placés à la manière d'un carrelage géant — non, je n'induis pas une civilisation de géants (qui auraient beaucoup de mal à circuler dans les couloirs d'environ 1m x 1m de la grande pyramide !), mais j'essaie montrer à ceux qui n'y sont pas allés ce que cela représente. Ces blocs de formes complexes — les angles sont loin d'être tous droits — s'encastrent parfaitement dans le sol de calcaire — le reste de la colline — sculpté pour les accueillir, ce qui s'observe aisément à l'endroit où certains ont été ôtés.

Si je n'étais pas allé en Égypte un bon nombre de fois, avec ce guide extrêmement précis qu'est Jacques, ce n'est pas dans les livres classiques consacrés au sujet que je l'aurais appris. Or il s'agit déjà en soi d'un chantier colossal !

- le socle de la grande pyramide est presque parfaitement horizontal, car les relevés — officiels, je précise — de hauteur à ses angles font état d'une différence moyenne de 2,4 cm, ce qui, si ce socle était réduit à l'échelle d'une fenêtre, le rendrait aussi plat que du verre.
Bien sûr, un tel niveau peut se vérifier avec l'eau placée dans des rigoles creusées, et on use la sol jusqu'à ce qu'il soit parallèle au niveau d'eau, mais là encore, c'est bien plus facile à dire qu'à faire lorsqu'il s'agit d'un socle de 230 m x 230 m, et avec un beau pivot au milieu.
À vous d'essayer d'estimer le temps nécessaire pour obtenir ceci : comme j'étais incapable de le faire, j'ai posé la question à des professionnels.

- la précision des angles droits du “carré de base” de la grande pyramide. Selon Mark Lehner, égyptologue américain a priori pas versé dans ce dans quoi vous nous accusez, constate que l'écart moyen qui permettrait que ces angles soit parfaitement droits est seulement de 4cm, sur 230 m de longueur.
Regardez les photos, comptez les blocs, et imaginez ce que cela représente en terme de précision : c'est tout simplement ahurissant.

- l'orientation quasi parfaite de la grande pyramide sur le nord géographique : pourquoi alors n'avons-nous pu obtenir cette précision d'ajustement qu'à notre siècle seulement si cela est si simple ?
Je me souviens m'être fait expliquer comment les Égyptiens s'y seraient pris, la nuit, en utilisant de longs crins tissés ensemble, et en visant précisément l'étoile polaire. OK, j'admets qu'il soit possible de réaliser une visée avec une telle précision, mais il faut ensuite la tenir sur chacun des blocs constituant les faces, afin d'une part de conserver la constance des angles des arêtes — pour assurer la perfection de réalisation —, et maintenir cette parallaxe précise tandis que l'on monte des faces “creusées” — au centre, et à la base des faces, les blocs se trouvent à 90 cm environ de cette ligne imaginaire — afin que la pyramide présente cette précision d'alignement sur le nord géographique… que nous sommes tout juste capables d'égaler depuis seulement un siècle !

Etc. etc. Il y en a d'autres, évidemment, mais je ne vais pas tout développer maintenant (ne vous inquiétez pas, ça viendra).

À le lecture de ce qui précède, vous vous rendez compte du film ennuyeux que j'aurais pu faire si j'avais voulu tout expliquer en détail :)

Y : 0:06:50 Image
Des traineaux ont été retrouvés, il existe d'ailleurs un hiéroglyphe pour les désigner.
Il semblerait aussi que les rails de bois aient été lubrifiés. Voir le transport des pierres ici :

Les pyramides
Building the Great Pyramid (eng)


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Déplacement d'un colosse, notez l'homme qui verse de l'eau pour humidifier l'argile afin de la rendre glissante.


P : Le “petit dessin” extrait du film au-dessus n'est qu'une décalque de ce que l'on trouve dans les livres de vulgarisation pour enfants. Il est grossier et amusant, provoquant je vous l'accorde, mais permet de susciter la discussion… donc utile.

C'est impossible, tout le monde le sait bien maintenant, même si l'on continue de voir ou d'entendre ce genre de choses de la part de personnes tentant de vous “moucher” dialectiquement en vous balançant cette explication à la figure. Je n'ai pas pour habitude de prendre les gens pour des crétins — car la culture et l'intelligence sont deux choses bien différentes — et donc, je m'adresse à tout le monde, en prenant comme référence le savoir commun.
Concernant le bas relief, il est très postérieur à l'époque de réalisation de la grande pyramide. Il concerne une statue que l'on fait glisser sur le sol, pas une dalle de granite qu'on hisse à 60 mètres d'altitude dans la grande pyramide : comparons ce qui est comparable.

Y : 0:07:17 "C'est donc avec des burins de cuivre, des maillets de pierre et des cordes de chanvre et beaucoup d'astuce qu'ils auraient réalisé la dernière des 7 merveilles du monde."
Propos quelque peu réducteurs. L'eau pour le nivellement : Superscience - La Grande Pyramide


P : Nous en avons parlé.

Y : Niveau à plomb : Superscience - La Grande Pyramide


P : Ce n'est pas parce que vous disposez d'un fil à plomb que vous êtes capable d'assembler 100 dalles de granite pour former la chambre haute de la grande pyramide, parfaitement horizontale et verticale (cf relevés de dimension de Jean Kerisel, par exemple, mais en cherchant, vous en trouverez d'autres. Futura science ne parle pas de cela ?)

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Message aux forcenés de la mesure sur écran : attention à la déformation focale (eh oui, il faut un angle large pour obtenir une telle vue dans un espace de 10 x 5 m environ).


Y : Tailler le calcaire avec du cuivre : Superscience - La Grande Pyramide
Tailler le granit : Superscience - La Grande Pyramide
Découpe du granit : http://www.pbs.org/wgbh/nova/lostempire ... ing05.html
Surface plane : Superscience - La Grande Pyramide
De nombreuses réponses aussi dans le documentaire The Pyramids - AA Debunked.Comme par exemple pour faire des trous.


P : Comment dois-je prendre tout ceci ? Pensez-vous que lorsque l'on s'attaque à tel sujet, on ne fait pas de recherches poussées pour voir tout ce qui a été dit sur les méthodes supposées de construction, de découpe, de taille de pierre ? Ces arguments sont tous présentés dans un film, souvent cité en référence comme étant la preuve de la manipulation de tous ceux qui osent les remettre en question : AA Debunked, dont nous allons reparler plus loin.

Maintenant, forts de ces liens, comparez donc avec ce que l'observation nous révèle :

- des blocs de calcaire de 200 à 400 tonnes qui composent les murs du Temple de la Vallée, sur le site de Gizeh :

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- toujours dans le Temple de la Vallée, d'énormes blocs de granite qui se répondent parfaitement les uns aux autres :

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Il s'agit d'une surimpression de deux photos prises au pied (pas d'un fantôme, nous ne sommes pas pas dans le paranormal :
je ne voulais pas que l'homme attire davantage le regard que le bloc… OMG, un trucage :)


- des découpes d'angles particulièrement complexes (Temple de la Vallée, toujours) :

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Un lien vers notre page, montrant que pour réaliser de telles découpes, il faut raboter la surface de la pierre sur toute la partie grisée, chaque fois que vous observez un tel décrochage :
https://www.facebook.com/photo.php?fbid ... =3&theater

- l'Osiréion, à Abydos (on ne parle pas du temple, mais de cette construction) :
Image

Du granite rouge d'Assouan, encore…

Y : 0:07:30 "On récapitule, il y a 47 siècles, alors que le reste de la planète se promène encore vêtu de peaux de bêtes, les bâtisseurs ont construit la grande pyramide."
Nous sommes actuellement dans les années 2000, il y a 47 siècles ça nous donne -2700.
D'après mes recherches le tissage existait depuis longtemps et il y avait de nombreuses civilisations avancées.


P : Non, pas tant que ça. Mais le texte est maladroit et provocant à souhait, je vous l'accorde ! Ça fait réagir, tant mieux.

Y : 0:08:47 "Quand je croyais encore que les thèses de l'égyptologie reposaient sur des faits concrets et surtout prouvés."
Nous allons ici aborder la notion démarche scientifique : Hypothèse -> expérience et indices -> contradiction -> validé / invalidé.
La communauté scientifique n’est pas restreinte, elle est ouverte. N’importe qui peut appartenir à cette communauté. il n’y a pas de carte de membre ou de diplôme à avoir.
Un individu propose des travaux, d'autres se chargent de vérifier les travaux, d'autres de vérifier les vérifications. Cela peut prendre du temps. A terme l'hypothèse est validée ou non. N'importe qui peut faire ça du moment que le travail est rigoureux et suit un certain protocole.
En matière d'égyptologie (et d'histoire), on se base sur les découvertes et les écrits. A mesure que les indices sont accumulés nous arrivons à une preuve basée sur l'induction, tout aussi valable qu'une preuve par démonstration. Par exemple il est admis que les égyptiens ont taillé des blocs de calcaire avec des outils en cuivre. Ceci est "certain" (prouvé) grâce à de nombreuses découvertes allant dans ce sens.


P : Très bien, nous sommes donc fondés à nous interroger et à émettre des hypothèses.
S'il est possible de scier de manière rudimentaire du granite, les formes sont loin d'être aussi complexes que celles observées, ne serait-ce qu'au Temple de la Vallée cité plus haut. (voir plus loin pour les détails)

Y : Les égyptologues admettent cette hypothèse comme valide. Quelqu'un peut toujours dire qu'il n'est pas convaincu par ces preuves. Mais s'il souhaite participer au débat scientifique, "dire" ne va pas suffire, il faut qu'il invalide les éléments trouvés et/ou qu'il présente les éléments d'une autre hypothèse jusqu'à la rendre plus crédible. Oui, l'égyptologie se base sur des faits concrets et prouvés.


P : Pas d'accord : c'est à celui qui propose une hypothèse de la démontrer afin de la valider. Or que je sache, aucune démonstration n'a été apportée. Nous ne proposons aucune hypothèse à ce sujet, nous disons qu'elles ne rendent pas compte des observations de terrain.

Y : Mais s'il existe des certitudes, il existe aussi de nombreuses incertitudes voir, pour d'autres aspects un brouillard complet.


P : Concrets, prouvés : avez-vous des preuves de ce qui est couramment avancé ? Autre que des travaux basés sur des consensus ? Faites les moi passer et je reverrai mon appréciation à la lueur de ces preuves.

Y : 0:10:20 "La réalité c'est que concernant la grande pyramide il ne s'agit en fait que d'opinions, et à ce jour rien n'a été démontré.".
Cette phrase dit que tout ce qui concerne la grande pyramide, ce sont des avis personnel, et rien d'autre. Ce qui est faux, bien entendu, voir plus haut.


P : Il n'est pas honnête de faire un tel raccourcis.

Aucune théorie n'ayant été définitivement validée à ce jour, il ne suffit pas d'affirmer une chose et de la répéter 100 fois pour qu'elle soit vraie. Ce sont donc des hypothèses, mais si vous les contestez, vous êtes traité de tous les noms, accusé d'amateurisme, de non-professionnalisme, d'escroquerie, pour ce qu'il en est des plus agréables.
Mais là encore, si “l'égyptologie se base sur des faits concrets et prouvés” comme vous l'affirmez, il ne devrait donc pas être très difficile de les présenter : j'attends donc vos faits “concrets et prouvés”.

Y : 0:10:30 La comparaison entre le chantier d'Abou Simbel et le chantier de la grande pyramide.
D'un côté nous avons un chantier de construction dont on ignore encore beaucoup de choses avec plusieurs dizaines de milliers d'ouvriers, des architectes expérimentés (ce n'est pas la première pyramide) et un empire entier tourné vers ce projet. De l'autre un chantier de quelques centaines d'ouvriers qui découvrent les manoeuvres en faisant attention à ne rien abîmer, avec des normes de sécurité actuelles. [Tiré de l'argumentaire de Chou]
Si les états-unis et l'Europe avaient considéré ce déplacement comme un problème de sécurité mondiale et que tous les moyens avaient été mis pour accélérer le processus, il y a fort à parier que le chantier aurait duré bien moins longtemps.
Par conséquent la pertinence de la comparaison peut être remise en cause.


P : C'est là votre opinion, et rien de plus : 22 pays financés par 50 nations. Un temple à déplacer, avec un impératif de temps pour la construction du barrage. La remarque est la suivante : pourquoi ne pas avoir scié des blocs plus gros si c'est si simple de les transporter ? Nous avions tout ce qu'il nous fallait à disposition.

Y : 0:11:18 La comparaison avec une ancienne mine d'argile. "Seulement pour apporter des gravats et les déverser dans le trou, on ne parle ni de taille ni de construction".
Et il ne faut pas parler de taille et de construction.
Le principe est le même qu'avec le calcul aboutissant à 2m30, pour la moyenne d'une fréquence on ne prend qu'une action, généralement la dernière. Un camion décharge toutes les 3 minutes, un bloc est posé toutes les 2m30.
Insistons sur ce fait :
1. les camions vont en ligne droite et déversent les gravas. Nous obtenons une fréquence d'un camion toutes les 3 minutes.
2. les camions font 50 fois le tour du chantier puis déversent les gravas. On arrive au même résultat : un camion déverse son chargement toutes les 3 minutes.
Quelque soit la durée de la chaîne, la fréquence ne change pas.


P : Parce que vous pensez que les camions déversent tous leur cargaison au même endroit ? Y'a-t-il des ouvriers en bas qui se chargent de les répandre dans le trou ? Que savez-vous exactement de ce chantier ? Pensez-vous qu'il s'agisse de graviers et non de gravats ? Expliquez-vous SVP.

Y : 0:12:10 150 ans, un monument au Mexique contre 20 ans pour la pyramide.
Comparaison plus pertinente, mais biaisé, cette pyramide mexicaine doit détenir le record de temps de construction. Pour vous faire une idée je vous invite à comparer avec d'autres grands monuments de l'antiquité :
Amphithéâtre d'El Jem : 20 ans.
Colisée : 10 ans.
Pont du Gard : 5 ans, 11 millions de blocs.
L’acropole d'Athènes et tous ses temples : 18 ans.
Si vous avez d'autres exemples je suis preneur.
Fort de ces informations, l'hypothèse de 20 ans n'est plus l'aberration présentée.
Pour ces constructions nous sommes à l'âge du fer, mais la problématique de la taille, du transport et le hissage sont comparables. Si la taille est plus longue avec du cuivre, il suffit de plus d'hommes pour en tailler plus en même temps, on se retrouve à temps égal avec le même nombre de blocs taillés. Et nous avons vu que la moyenne du temps de construction est liée à une seule tâche, la pose par exemple.
Les outils sont plus performants, mais en terme d'ingénierie un pont est autrement plus délicat à construire qu'une pyramide.


P : Ce n'est pourtant pas ce que nous dit, entre autres, Jean-Pierre Martin, le chef du projet du Viaduc de Millau, qui connait bien ce genre d'ouvrages.
Je connais le Pont du Gard, et la taille des blocs est sans commune mesure. L'hypothèse de “plus d'hommes” ne tient déjà pas en matière de logistique de chantier. Qui en parle : comment répartit-on le travail en équipes ? Comment les coordonne-t-on ? Comment les loge-t-on ? Etc. N'oubliez pas qu'à cette époque, tout doit se faire à l'oral car l'écriture n'est pas censée exister depuis assez longtemps selon l'égyptologie.
20 ans, c'est ridiculement court au vu de la perfection stupéfiante citée plus haut. Et pour un essai unique, car elle est la seule à posséder une structure interne aussi complexe…

Y : 0:12:20 "Pourquoi l'égyptologie s'accroche t-elle à une durée ridiculement courte d'une durée de 20 ans ? ... Parce que si elle admettait une durée plus longue que celle du règne de Khéops, ça ne pourrait plus être son tombeau, ce qui ne se discute pas."
D'après ce que moi j'ai compris en lisant à droite à gauche c'est que cette hypothèse de 20 ans est discutable et discutée dans le milieu de l'égyptologie. Simplement 20 ans pour la construction reste crédible à la vue des éléments que l'on a à l'heure actuelle.
D'une manière générale tout est discutable en matière d'histoire, mais il ne suffit pas de dire, il faut apporter des éléments pour étayer ses dires.
Cette hypothèse de 20 ans repose sur des estimations qui ne sortent pas du néant. Il est tout à fait légitime de la remettre en question mais dans ce cas il faut apporter soit des éléments pour une autre hypothèse plus crédible (laquelle ?) soit montrer que les éléments de cette estimation sont faux ou mal interprétés.


P : Non, il faut prendre le cahier des charges global de la grande pyramide, avec TOUTES ses exigences de précision et de réalisation.
La géométrie coordonnée de toute la structure interne, le dimensionnement précis des pièces, couloirs, les symétries et alignements au coeur de l'édifice, etc.
Ces 20 ans proviennent d'Hérodote, un auteur parmi douze autres selon Pline l'Ancien (un escroc ?) qui n'étaient pas d'accord ensemble concernant l'identité des bâtisseurs et la destination de la grande pyramide. De cette polémique, 2 000 ans après la date de construction supposée de la grande pyramide, nous n'avons gardé qu'un seul son de cloche… N'émettez-vous pas de réserves quant au fait que l'on ne s'appuie que sur un seul texte ?

Hérodote rapporte aussi qu'il était gravé sur les faces de la grande pyramide la quantité d'ail, d'oignon et de raifort ayant servi à nourrir les travailleurs… on construit une pyramide à la gloire du pharaon, chef d'oeuvre de réalisation, pour ensuite aller graver sur ses faces la “liste des courses” ? Peut-on prendre tout ceci pour argent comptant ?

D'autre part, ce n'est pas à nous d'apporter une autre hypothèse de construction si celle-là est démontrée impossible ! D'où sortez-vous cette condition sans objets ?
Cela fonctionne ou pas, point.

Y :Sinon la notion va bien plus loin que le tombeau, sous forme d'hypothèses culturelles : Superscience - La Grande Pyramide.


P : Renseignez-vous ailleurs que sur ce seul site, SVP…

Y : 0:14:18 "Ce qui est logique car on retaille le moins possible ce qui sort de la carrière. Surtout quand elle se trouve à 900km de là"


P : 900 km, c'est la distance de Gizeh à Assouan, d'où proviennent les blocs de la chambre haute de la grande pyramide, ainsi que ceux utilisés pour le Temple de la Vallée, le site d'Abu Ghurab, etc. Il faut extraire ces blocs — dont certains de 70 tonnes, un peu moins que deux énormes camions poids-lourds de 38 tonnes, je vous le rappelle — de la carrière, les transporter et les tailler ensuite — ou l'inverse, bien qu'il semble plus logique qu'ils soient taillés sur place vu la précision d'assemblage — les décharger des bateaux, les acheminer sur le site, puis les hisser à 60 mètres d'altitude… replacez dans le contexte, SVP, sinon, on peut tout affirmer et son contraire, mais cela ne repose sur rien d'autre qu'une opinion.

Y : Nous sommes ici au temple d'Abydos. D'après ce que j'ai trouvé les constructions sont en calcaire fin. On ne trouve en granit que des pièces bien précises : colonne, linteaux de porte, mais pas les pierres de construction. Or la mine dont parle la narratrice est la mine de granit, le calcaire se trouve juste à côté.
http://antikforever.com/Egypte/Villes/abydos.htm


P : L'image montrée est celle de l'Osiréïon ! Vous êtes bien le seul à affirmer qu'il s'agit de calcaire ! merci de vérifier avant d'affirmer de telles choses.
Il s'agit de blocs de granite de plusieurs dizaines de tonnes assemblés “sans ciment, comme le fait remarquer le géologue Érik Gonthier. Je remets l'image :
Image


Y : 0:14:50 : "On m'a alors montré quelque chose, la forme générale d'assemblage se répète en miroir de chaque côté du couloir."
Tout d'abord notez que les symétries ne sont pas exactes, mais présentent des similitudes.


P : Une similitude de la forme générale, de part et d'autre du couloir du Temple de la Vallée avec des blocs choisis aléatoirement ?

Il est évident, lorsque l'on visite ce temple, que les blocs ne sont pas agencés au tout venant, et que la retaille ne les effrayait pas (cf les blocs d'angles).
Dans ce cas, il est incorrect de conclure que les blocs n'ont pas été choisis en fonction de leur emplacement, et retaillés pour s'y ajuster aussi précisément.
Allez sur place, de préférence accompagné d'un ou plusieurs professionnels, afin d'observer en détail le travail accompli et ensuite de prétendre si l'illusion statistique peut rendre compte de telles choses.

Pardonnez-moi, mais il me semble que c'est vous qui êtes dans l'illusion : non seulement vous ne connaissez pas les lieux, mais en plus vous pinaillez sur des choses que visiblement vous ne connaissez pas davantage… la prise de vue dans un couloir aussi étroit (compliquant bien le travail de construction effectué, du reste) ne rend pas compte du fait qu'ils sont semblables : mais derrière son écran d'ordinateur, en effet…

Petite remarque : pourquoi pas d'autre source que la nôtre ?
Sommes-nous les seuls, du haut de notre incompétence, à avoir remarqué ceci ? Cela saute pourtant aux yeux des personnes attentives.

Y : Pour vérifier cette information il nous faudrait savoir quelle est la proportion des symétries par rapport aux zones non symétriques. Si les deux exemples du documentaire sont les seules, alors il s'agit bien d'une illusion statistique car sur un tel site c'est bien l'absence de symétrie qui serait étrange.
Comme le seul moyen de vérifier cette information est de se rendre sur le site, partons du principe que tous les couloirs et toutes les arches présentent systématiquement des symétrie et donc, que cette disposition est effectivement volontaire.
Pour en savoir plus sur le principe d'illusion statistique :
http://www.imposteurs.org/article-28913089.html
La technique d'illusion consiste à montrer des éléments qui à première vu paraissent étranges en terme de probabilité. Mais en terme de statistique c'est leur absence qui serait étrange.


P : Ce qui serait donc de la manipulation de notre part. Considérons ce qu'il y a à considérer :


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Face avant du Temple de la Vallée.


Les murs d'enceinte de ce temple sont composés de blocs de calcaire gigantesque, comme cette photo le montre : 200 à 400 tonnes (rappel : un poids-lourd chargé = 38 tonnes), avec des formes étonnantes, certaines surfaces courbes qui se répondent parfaitement.

Les blocs de calcaire n'étaient pas à la base destinés à êtres vus, car ils étaient recouverts par des blocs de granite rose d'Assouan, comme il en reste encore à la base et sur la partie gauche de la photo. Je précise ceci car j'avais entendu un égyptologue justifier le gigantisme des pierres en évoquant l'argument de la “démonstration de puissance”.

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Ce que vous voyez donc sur cette image (ici, nous sommes à l'intérieur) n'est donc “qu'un“ parement.

Autre photo, de l'extérieur, du mur d'enceinte de ce temple. Comment a-t-on réalisé cet appareillage de blocs de calcaire de 200 à 400 tonnes ?

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Observez bien les formes et voyez comme elles se répondent les unes aux autres : il ne s'agit pas simplement d'empiler des blocs massifs de formes identiques, mais de faire en sorte qu'ils s'ajustent parfaitement, et ce sans liant entre chaque comme on le fait de nos jours avec des parpaings ou des briques.

Comment dès lors, les hissez-vous ? Avec quel système pouvez-vous les faire se mouvoir pour les mettre en place ? 100 000 hommes, des cordes, des poulies ?

Une fois ce travail effectué, il faut passer au revêtement. Cette fois, c'est du granite, donc approximativement la duretée de l'acier trempé. Et vous faites ceci (entre autres, car le temple en est farci) :

Image
Entrée du couloir présentant la symétrie de forme générale.


Ou encore ceci :

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Etc.

Attention, je ne prétends en aucun cas qu'il s'agit de découpe laser ou autre “procédé du futur”, mais simplement qu'il n'est pas envisageable de faire ceci avec une scie à lame de cuivre et du sable comme abrasif, car les formes sont trop complexes (pas cette photo juste au-dessus, qui est un détail de la photo de la face avant du temple, mais par exemple celle montrant l'entrée du couloir ainsi que celle servant d'illustration pour la retaille des angles plus haut)

Y : 0:15:20 "Ce qui posait alors un énorme problème car retailler des blocs aussi dur que l'acier trempé et les manipuler sans grue pour les ajuster avec ce genre d'outil (burin + pierre) n'a jamais été refait autrement qu'avec des petits dessins dont les égyptologues sont friands."
Nous parlons toujours de bloc de calcaire et non de granit. Du coup c'est beaucoup moins dur que l'acier trempé.


P : Faux. Nous parlons des murs du Temple de la Vallée, blocs de calcaire gigantesques recouverts par un revêtement composé de blocs de GRANITE. Quand on ne connait pas les lieux, on peut évidemment confondre, car tous ces murs se ressemblent.

Y : Notez au passage que le mot "calcaire" n'est jamais employé dans le documentaire alors que c'est la matière de base des constructions. Par contre "granit" oui, et pour le reste c'est "bloc de pierre".


P : Êtes-vous bien sûr de vous ?
Le fait que l'accent soit mis sur les blocs de granite est en regard de ce qui a été fait avec. Il me semble pourtant avoir bien fait la distinction avec la chambre haute, la seule partie de la grande pyramide, avec sa superstructure au-dessus, constituée de granite.

Y : Pour ce qui est de lever de lourdes charges, je vous propose l'excellente vidéo suivante :
http://www.youtube.com/watch?v=jD-EMOhbJ9U


P : Qui peut le moins peut le plus ? C'est là votre raisonnement ?

Ici, c'est au Pérou, à Ollamtaytambo, en haut d'une pente à 30° environ (le Pérou, mais ça n'a rien à voir !!!) :

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La difficulté, avec ce genre de pierre, c'est le transport, car la pierre a beau être très dure (variante d'andésite, si ma mémoire est bonne), si vous faites reposer tout le poids sur cette partie saillante en dessous, elle cassera.

Juste derrière, un peu plus haut, vous voyez ceci :

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Des blocs d'une trentaine de tonnes, toujours dans cette pierre extrêmement dure.

Y : Et d'autres notions de manipulation de charge :
Les pierres de pivotement


P : Gros pivot pour monter les blocs de calcaire des murs du Temple de la Vallée ! Encore plus gros pour ceux de la chambre haute…
En réalité, on peut aisément déplacer une trentaine de tonnes, si on s'y prend très bien, sur un sol plat : mais considérons ce qu'il y a à considérer, c'est-à-dire ce que l'on a fait ensuite de ces pierres.

Les leviers
Y : A noter aussi que le silex, utilisé depuis des milliers d'années à ce moment là, est plus solide que le granit :
http://www.ginellames.fr/fr/tailler_le_ ... tieres.php


P : Et vous faites quoi, avec votre silex ? Vous ne pouvez que gratter ou percuter.
Remarque : vous dites que le silex serait plus “solide” que le granite, ce qui n'a aucun sens en géologie (on parle de dureté, et non de solidité).

Gardez donc en main votre silex, et observez le plus objectivement possible ce qui va suivre.

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Sacqsayhuaman, au Pérou à nouveau, et cette fois, il s'agit d'andésite, aussi dure que le granite. Idem en dessous :

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Poids approximatifs en tonnes…


OK, pas les mêmes époques supposées de construction, donc pas de point commun… MAIS : pierres gigantesques, formes complexes, taille apparemment facile ? Idem à l'Île de Pâques, en Grèce, au Japon, en Italie, en Chine (…) et en Inde :
https://www.facebook.com/photo.php?fbid ... =1&theater

Faites défiler les photos associées pour voir ce qu'ils ont fait à l'intérieur de cette roche… tout simplement stupéfiant. Mettez en rapport avec les mégalithes bretons, par exemple.

Si venir sur la page “hypothèses autour de la révélation des pyramides” ne vous donne pas de boutons, alors je vous conseille de la parcourir, et plus précisément la rubrique “Complexity Bloc Awards”, contribution d'internautes qui ont fait des recherches et posté des images.

Là-bas, ça gamberge pour essayer de comprendre : toutes sortes d'hypothèses sont librement envisagées, des farfelues, et des plus plausibles… cherchez, analysez, comparez, réfléchissez !

Y : Statue égyptienne en granit :
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Une statue égyptienne lisse avec des courbes. Le travail du granit par les égyptiens semble parfaitement plausible.


P : Question à 10 euros : comment a-t-elle été réalisée ? En combien de temps ? Avec quels outils ? Et comment pourriez-vous le savoir avec certitude ?

Je connais cette statue, et vous noterez que la gravure des hiéroglyphes est bien moins fine que les détails du visage… chose que l'on observe sur beaucoup de statues (pour ceux qui sont à Paris, foncez au Louvre !). Elles n'ont pas toutes le même degré de finition, non plus…

Attention encore, je ne dis rien d'autre que ce que je constate et je suis ouvert à toute explication. Je ne suis pas là pour vous “vendre ma camelote”, mais pour comprendre, et après toutes ces années passées le nez dedans, je peux vous assurer qu'Internet, c'est bien, mais la vision en direct et l'interview de spécialistes, c'est mieux.

Y : 0:16:12 "Si c'était bien la raison de ces formes, cela voulait dire que les bâtisseurs le savait, mais comment aurait-il pu le savoir, puisque l'anti-sismie est une science moderne."
Nous parlons ici d'agencement de pierres, pas de la science moderne anti-sismique.


P : Non, nous parlons de constructions qui ont des propriétés anti-sismiques (la preuve en étant qu'elles ont résisté aux séismes) : que ce soit intentionnel ou non est une autre question. On peut donc invoquer le hasard, où encore le fait que ce soient les seules constructions encore en place et que celles qui ne respectaient pas ce procédé d'assemblage se sont écroulées. Dans ce cas, il ne devrait pas être si difficile que cela de trouver des restes écroulés de temples…

Il est tout de même sidérant d'entendre — par exemple, M Lowen et M Abrassard dans leur prodigieux “balado”, mais cet argument circule depuis longtemps — que les Hommes commenceraient par construire ainsi parce que ce serait “plus facile”, pour abandonner ensuite ce procédé, pourtant simple et étonnamment résistant… cette logique vous convient-elle ?
Posez donc la question à ceux qui construisent toujours ainsi de nos jours, les Compagnons.

Il ne s'agit pas d'un muret de campagne, et la réalité, c'est que C'EST BIEN PLUS COMPLEXE.

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Vous avez ici un bel exemple d'avant/après, je vous laisse le soin de trouver ce qui est “avant” et ce qui “après”… je précise cela, car un imbécile qui se reconnaîtra s'est tout de même fendu de l'argument suivant (sic) “ils disent qu'on ne peut pas dater la taille d'une pierre et ensuite ils disent que plus c'est ancien et plus c'est massif”.


Un autre exemple, au Machu Picchu :

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Opinion : on semble découper la pierre comme du beurre…

Précision : mes observations ne m'ont jamais permis de déterminer comment ces pierres ont été découpées.
J'ai visité une des plus grandes usines de découpe de granite de France, et ce que j'ai observé ne ressemble pas à ce que l'on voit sur place.
Pour quelle raison ? Parce qu'on a l'impression que toutes ces pierres, malgré leurs tailles parfois très imposantes, ont été facilement découpées… à la main. Contrairement au résultat donné une découpe moderne de granite à la scie par exemple (lames de scie d'environ 2 mètres de diamètre, à dents diamantées).
Ceci n'étant bien sûr qu'une impression, avec toute la subjectivité que cela comporte.

Y : Avec des tremblements de terre, et sur plusieurs générations, il n'est pas incongru d'imaginer que les égyptiens observaient les bâtiments, les murs qui étaient encore debout. Sans parler de "science anti-sismique" il est tout à fait possible que la pratique et l'observation suffisent à expliquer cette connaissance simple en construction.
Sans oublier qu'il n'y a pas de mortier, ceux qui ont construit ont du jouer à Tetris pour un meilleur maintient, sans même chercher à construire pour résister aux secousses.


P : Argument scientifique ou opinion ? Sacsayhuaman, un Tetris avec des blocs de plusieurs dizaines de tonnes ! Un Tetris de géants, alors… peut-être ont-ils secoué ensuite les sites pour que les pierres se mettent bien en place ? En tapant du pied, à la “Transformers” ?

En regardant des photos sur un écran, les gars, on ne se rend pas bien compte des difficultés RÉELLES de terrain (très mou par ailleurs du fait des pluies très fréquentes).

Y : 0:20:15 "A côté de la grande pyramide on voit cette terrasse de pierre noire relégué au rang de table de pic-nic pour les touristes et à laquelle personne n'accorde vraiment d'intérêt."
--> à développer.


P : Soit, je veux bien m'en charger !

Il s'agit du reste du dallage d'un temple aujourd'hui détruit, et cela se trouve à côté de la face Est de la grande pyramide. Jusqu'à ce que j'y aille sur place avec un géologue, il était affirmé qu'il s'agissait de basalte : or, selon Érik Gonthier, c'est de l'amphibolite. Pourquoi faire remarquer ce détail ? Parce qu'il est question de rigueur.

Tout comme notre film est épluché, disséqué, ce sont ce genre de détails qui m'ont fait peu à peu douter de ce qui était affirmé, et ce que je souhaiterais, dans un souci d'impartialité, serait que ce même travail de doute et de remise en question salutaire soit effectué sur les thèses avancées par l'égyptologie et l'archéologie.

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Il s'agit donc d'une couche de blocs de calcaire (en dessous, la pierre de couleur claire), sur laquelle sont posés des blocs d'amphibolite (la pierre sombre), de formes non normalisées.

C'est un travail considérable, car il s'agit d'un véritable puzzle en 3D : les blocs d'amphibolite s'encastrent parfaitement dans ceux de calcaire (et ceux malgré les formes brutes des faces en contact, exemple sur la photo de droite), et la seule explication plausible, selon moi — des analyses permettraient de le démontrer très rapidement — serait l'emploi de géopolymères, comme ceux présentés par le professeur Davidovits, c'est à dire l'emploi d'un “béton calcaire” pour la sous-couche exclusivement, sur laquelle on viendrait déposer les blocs de la couche supérieure : un peu la même chose que lorsque l'on réalise un carrelage.
Comme je le montre, c'est à niveau encore de nos jours, mais si vous doutez, mettez un niveau dans votre sac à dos et allez vérifier par vous-mêmes. Nous reparlerons plus loin de cette histoire de géopolymères.

Y : 0:20:30 "Des parties brutes et des parties polies, des stries, des sillons et des entailles ... Plus tard, sur d'autres sites égyptiens de la même époque, on m'a montré ces trous..."
Tout est expliqué ici, même les trous : Débunk de Ancien Alien


P : Ben voyons… alors, allons-y.

Ce débunk n'est en réalité qu'une compilation de tout ce qui est affirmé par certains égyptologues et archéologues pour expliquer ces étrangetés observées in situ. Rien de nouveau sous le soleil…

Tout d'abord, quelques détails observés sur les blocs d'amphibolite :

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“Parties brutes et parties polies (…)”, si vous avez une explication au pourquoi et au comment des ces marques surprenantes, dans une pierre aussi dure que l'amphibolite — pierre métamorphique — je suis preneur.

Oui, car non seulement personne n'explique à quoi cela est dû ou encore à quoi cela peut bien servir, mais en outre il a fallu que j'aille sur place pour le découvrir… encore une drôle de manière de faire.

Combien de faits de la sorte sont-ils passés sous silence faute d'explications ?

Je vais en profiter pour éclairer un peu ma position : je ne crois hélas pas au “complot” de l'égyptologie et de l'archéologie (qui serait une explication simple à la raison de ces faits ignorés ou méconnus).

Certains reprochent à Jacques de trouver Pi et Phi dans la grande pyramide parce qu'il les y cherche — c'est méconnaître la partie mathématique de son travail, mais là est une autre histoire, qui sera développée et exposée dans ce forum, soyez patient — et c'est ce genre de remarques qui m'a fait prendre conscience de la situation : les “spécialistes” pourraient ne pas parler de ceci soit parce que cela ne rentre pas dans leur explication du passé, soit parce qu'ils ne savent pas l'expliquer et ne souhaitent pas ouvrir la porte à tous les alternatifs (qui s'empresseraient alors d'y mettre Dieu, les Aliens ou les Atlantes, etc), ou encore parce qu'ils n'ont pas les compétences qui leur permettraient de reconnaître des difficulties qu'ils ignorent (on me rétorquera que des égyptologues s'entourent de spécialistes, mais s'ils ne leur montrent pas les choses, ces spécialistes ne peuvent apporter leur expertise dessus). N'ayant pas les réponses à ces questions, et n'ayant pu les obtenir, je me suis contenté d'exposer ces faits dans le film.
Je préciserai ceci à nouveau un peu plus loin.

C'est en cherchant à comprendre ces marques, que je suis tombé, entre autres, sur ceci, que j'ai pris en photo afin de le montrer :

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En bas, dallage d'amphibolite de Gizeh, en haut découpe moderne à la scie.


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Gauche, Gizeh / droite, découpe moderne


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en bas, Gizeh, en haut, découpe moderne


Dans cette vidéo de débunking d'Ancient Aliens — j'ose espérer que vous faites la différence entre Ancient Aliens et mon film, tout de même ? — on vous montre le coup de scie dans le bloc d'amphibolite, puis ensuite, des images, toujours les mêmes, de ces Égyptiens en train de scier du granit avec la fameuse scie de cuivre, et du sable… soit, mais tout ce que je viens de montrer aurait donc été expliqué ?

Toutes ces marques observées sont négligeables ? Exit la complexité de réalisation de ce puzzle en 3D que constitue le reste de dallage de ce temple ? Exit l'explication du comment et du pourquoi on sculpte les blocs de calcaire précisément pour qu'ils s'emboitent avec ceux d'amphibolite ? Exit les analyses du calcaire pour voir s'il s'agit de géopolymère ?
Allez hop, affaire classée en deux temps et trois mouvements avec un gros plan, une image de scie, et une affirmation…

À vous de conclure : moi, je n'en sais rien, je me contente de continuer ma collecte de faits.

Autre affirmation, émanant cette fois, de vous, Yokho. “Tout est expliqué, même les trous”.

C'est ce que nous allons voir.


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Voici le dispositif créé par Chris Dunn, vous savez, le “célèbre ufologue” comme les débunkers en herbe aiment à le baptiser.

Figurez-vous que cet ingénieur américain en aéronautique est suffisamment “stupide” pour ne croire qu'à ce qui est démontré : il a donc reproduit le procédé experimental permettant de forer le granite avec un tube de cuivre. C'est long et fastidieux, mais ça fonctionne ; ça nous le savions, et lui aussi, mais ce n'est pas ce qui l'intéressait.
Le résultat est un superbe trou, dont vous voyez la carotte en bas à droite, bien lisse…

C'est bien là qu'est le problème ! Et c'est bien là aussi, qu'AA débunked s'arrête.

Voici à quoi ressemblent les trous dans le granite observés in situ, en Égypte (Abu Ghurab et Abousir), cette fois :

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Ajoutons à cela qu'ils sont coniques, ce que personne ne prend la peine de vous dire habituellement (1 cm plus étroit au fond qu'au départ du trou, pas 9 ou 11 mm, mais bien 10 mm).

Cette question des sillons est fort intéressante, car ni la technique supposée ni la technique moderne de carottage à grande vitesse ne permettent d'en rendre compte.

Nous allons devoir être un peu plus technique, mais c'est de votre faute, car plutôt que de questionner ceux qui vous affirment que c'est simple et que cela se fait avec un tube et du sable, vous préférez mettre en doute ce qui est dit dans le film : ceci dit, vous avez raison de le faire, car j'ai fait de même des années avant vous — avant de tomber dans la secte que nous avions créée… un peu d'humour, pour détendre l'atmosphère — et un Homme averti en vaut deux.

Lorsque le tube de cuivre tourne — principe de l'abrasion avec le sable composé entre autres de grains de quartz — il s'enfonce en usant à chaque passage une infime quantité de granite, ce qui donne le résultat observé grâce à l'expérience de Dunn, tout comme celle du CNRS, et de toutes les autres employant le même procédé : une paroi interne totalement lisse.
Voici le procédé moderne, remplaçant le tube de cuivre par une lame circulaire ornée de dents la plupart du temps diamantées, et tournant à grande vitesse :

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Ceci est utilisé pour le béton, mais c'est peu ou prou la même chose pour le granite ou les pierres aussi dures. Le résultat ne ressemble pas à celui observé, car le principe est le même, excepté le fait que la machine tourne beaucoup plus rapidement et le diamant entaille mieux le granite que le quartz (bien que le procédé manuel semble être plus fin au résultat).

Or, la paroi des trous étant striée, la question se pose : quel outil peut-il bien générer ce genre de sillons ?

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Flinders Petrie remarquait déjà en son temps que le sillon s'enfonçait dans la paroi de manière spiralée, et qu'il fallait environ 6 tours pour pénétrer dans le granit d'environ 1 pouce, soit 2,54 cm (!!!??? à la main, selon vous ?) Ce qui n'est pas le cas sur tous les trous observés, car dans certains, les stries sont plus fines.

Un outil usant imperceptiblement le granite à chaque tour, comme c'est le cas du tube de cuivre, ne peut en aucun cas générer les sillons observés : il s'agit dont d'un autre procédé, mais lequel ?

Cette technique spectaculaire montrée dans ce lien, que certains ont prétendu être LA solution, ne rend absolument pas compte de ce que l'on observe :
http://www.youtube.com/watch?v=JhXl8rrV ... e=youtu.be

Diamétralement opposée à l'hypothèse du tube de cuivre… avec aussi peu de considération pour le résultat obtenu !

Il ne suffit pas de forer, mais il faut obtenir le même résultat, et tant que cela n'aura pas été démontré, alors le problème ne sera pas réglé, comme vous l'affirmez pourtant à la suite de nombre d'autres et de cette vidéo AA debunked.

Des pistes de réflexion (faire preuve de discernement) :
http://www.gizapower.com/petrie/chris2.htm
http://www.oocities.org/unforbidden_geo ... rills.html
et enfin celui ci, où vous découvrirez des photos d'objets très finement réalisés (et notamment les contributions de The L) :
http://www.unexplained-mysteries.com/fo ... 518&st=105

Au sujet de ce dernier lien, je vous donne celui d'un échange fort instructif ayant eu lieu sur notre page :
https://www.facebook.com/PyramidsRevela ... =113668928¬if_t=like

J'en profite pour faire une aparté : certains reprochent à des gens comme Chris Dunn le fait qu'il serait un fervent défenseur des aliens, chose restant à démontrer — à ce que je sais de l'Homme, il n'y est seulement pas opposé et envisage librement cette possibilité au milieu d'autres — en se basant sur le fait que sa “croyance” pourrait influencer le résultat de ses observations et recherches.

J'ai souvent entendu cet argument, et c'est d'ailleurs celui qui est employé pour tenter de décrédibiliser Jacques Grimault.

Dans ce cas, cela ne vaudrait-il pas aussi pour des égyptologues et des archéologues totalement opposés à l'hypothèse de techniques avancées ? Sommes-nous assures qu'ils soient neutres dans leurs conclusions ?

Déjà, en 1975, Mr Adam affirmait cette même position “monolithique” quand aux autres hypothèses possibles (je sais, il est anormal que ce programme soit payant car il a été financé par la redevance, mais c'est ainsi…) :
http://boutique.ina.fr/video/art-et-cul ... le.fr.html

Pour ma part, ce sont les mathématiques (et non la “numérologie” comme les détracteurs la nomment), qui ont modifié mon point de vue plus que sceptique au départ, face aux faits avancés par Jacques. Et dès lors que l'on considère sans a priori (la fameuse table rase des Cartésiens) ces étonnantes réalisations, guidé par le regard et les appréciations de professionnels, il devient difficile de se satisfaire des explications courantes.

Mon raisonnement est le suivant : face à de telles étrangetés de réalisation, soit on est honnête, et concernant le problème des trous de granite, on admet que la question n'est pas réglée, et dès lors, on poursuit les recherches ; soit on ne le fait pas, et la méthode manque donc cruellement de rigueur, voire d'honnêteté… ce qui n'est pas acceptable.

C'est ce qui est illustré par le “C'est là, et ça date d'une époque où l'on n'avait que des moyens simples, donc ça veut dire que ça a été fait avec des moyens simples

Descartes propose de faire table rase face à un problème. OK, partons de zéro alors :

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Comment peut-on faire obtenir ce résultat ?

Réponse 1 : avec un outil rudimentaire ?
Réponse 2 : avec un outil évolué, impliquant une source d'énergie ?

Or, que se passe-t-il lorsque la question est posée par des égyptologues ou des archéologues ?

La réponse 2 est barrée d'office, car “ce n'est pas possible” compte tenu de ce que l'on sait — nous, égyptologues — de notre Histoire. Et si vous doutez de la réponse 1, alors vous êtes aussitôt accusé de croire secrètement aux Aliens, et donc de pousser dans ce sens…

Rappel : si nous en sommes arrivés à douter de la théorie communément admise concernant ces forages dans le granite, c'est suite à l'observation détaillée, et aux interrogations concernant l'aspect de la paroi de granite.

Gros problème de liberté de raisonnement, n'est-ce pas ?

Le scientifique ne doit-il pas pouvoir réfléchir librement, après avoir fait table rase du passé, et donc de tout ce qu'il sait ou pense savoir ?

Dans le film, envisager que la pyramide puisse être autre chose qu'un tombeau est “totalement exclu”.

Très bien alors, dans ce cas, quelles sont les preuves qu'il s'agit bien d'un tombeau ? “Mais enfin, c'est évident !” dispense souvent de présenter quoi que ce soit, en vous faisant passer en plus au passage pour un illustre crétin osant poser la question la plus débile qui soit. Et dire que l'on nous accuse de nous opposer à la science…

Même Hérodote affirme que la momie de Keops se trouve ailleurs, mais là, on ne le lit plus…

Allez hop, un grand écart, ce n'est donc pas un tombeau, mais un “cénotaphe” (allez chercher un peu, je ne vais pas vous mâcher tout le travail, tout de même). À la gloire d'un roi despotique et mégalomane — nécessairement — dont on a rien retrouvé d'autre qu'une minuscule statuette de 7,5 cm à Abydos…

Une momie supposément exhibée par le Calife Al Mammoun, qui l'aurait découverte dans la chambre haute lorsqu'ils y sont entrés au 9e siècle, en passant par ici (là où tout le monde est rassemblé sur la photo) :
http://www.horizon-virtuel.com/afrique/ ... -keops.jpg

En fait, on se fiche de cette histoire de momie retrouvée et exhibée s'il s'agit d'un cénotaphe, non ? D'autant que d'autres récits décrivent aussi cette aventure en rapportant des choses totalement délirantes… alors, une fois de plus, on prend ce qui nous arrange et on rejette le reste ?

Mais sur quels critères, celui du “bon sens”, de ce même genre de personnes qui pointaient le ciel en affirmant “qu'il n'y avait pas de pierres dans le ciel” ?

Moi, je doute, mais je n'ai apparemment pas le droit. Je suis donc (au choix) :
1 dans une secte
2 suspect
3 à la conquête du monde
4 un mec qui veut s'en mettre plein les poches
5 un imbécile
6 l'apprenti de Dumbledore
7 le bras télévisé de Grimault (ajoutons 1, 3 et 5 avec)
8 un nazi (rassure toi, maman, c'est une blague)

:D

Bon allez, peu importe, cela fait longtemps que tout ceci traîne et est régulièrement enfoui sous le tapis, mais à force, certains vont bien se mettre à considérer ces realisations d'un autre oeil, disons plus… technique.

Dans AA Debunked, on vous parle — très rapidement — du coffre de granite de la chambre haute :

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Fait d'un seul bloc de granite taillé, qui aurait été évidé à l'aide de tubes de cuivre et d'abrasifs (le système de forage supposément employé pour forer le granite). On enlèverait donc un maximum de matière, et on finirait ensuite au grattoir, par abrasion, comme cela vous est encore montré dans AA Debunked… hum hum…

Voici un coffre plus récent, en grauwacke, vraisemblablement réalisé selon cette méthode :

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Sarcophage de Djedor, env 400 ans avant notre ère, Musée du Louvre, en grauwacke (dureté 3,5 à 5,5) angles “arrondis”, faces non parallèles.


Notez l'irrégularité des surfaces, pas totalement planes bien que lisses, l'aspect arrondi de l'angle formé par les côtés et le socle.
Réalisé il y a environ 24 siècles, donc, si l'on s'en réfère à ceux qui l'ont étudié.

Et maintenant, voici celui de la chambre haute :

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En granite, bien plus dur, il y a au moins 47 siècles… faces parfaitement planes, angles parfaitement droits : avec un tube de cuivre et ensuite par abrasion ?
Il semblerait décidément que la perte de savoir et de maîtrise soit une constante… Champollion avait raison de dire que plus on remonte dans le temps, en Égypte, plus on se rapproche de la perfection (j'anticipe : certains nous reprochent de prendre les datations proposées par les égyptologues ou les archéologues, ou de les rejeter quand cela nous arrange… chaque fois que cela est fait, c'est lorsqu'il est établi que la date est juste : ce coffre n'a pu être rajouté dans la chambre haute, car ses dimensions excèdent l'ouverture, il date donc bien de la construction de la grande pyramide).

Vous rendez-vous compte de l'excellence du résultat par rapport à la dureté de la pierre et aux techniques supposées avoir été employées ?

Et ici au Serapéum, à Saqqarah :

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Dans le genre étrange, une chose rapidement passée dans le film :

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Un peu plus de 60 cm de diamètre, en schiste, matière difficile à travailler car elle s'effeuille : c'est donc par abrasion que cet objet aurait été réalisé.

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Trouvé dans la tombe du Prince Sabu, fils d'Anedjib, 5e roi de la première dynastie, il daterait de -3100 à -3000 avant notre ère, soit il y a 50 siècles (le fait qu'il ait été trouvé dans une tombe inviolée, dont les restes organiques ont pu être daté, atteste que l'objet date au minimum du moment où il a été enfermé… mais cela n'exclut pas qu'il puisse être plus ancien).

Cet objet est visible au Muséum du Caire, mais il faut beaucoup de patience pour le trouver. Il ne figure pas sur le catalogue des objets du Muséum, qui n'en délivre pas de photo, et il est interdit de photographier… Une petite plaque mentionne prudemment qu'il s'agirait “probablement d'un vase à fleur de lotus”… j'ai dit dans le film ce que j'en pensais.

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Voici à quoi il ressemblerait s'il était parfaitement symétrique, ce qui n'est pas le cas.


Sa singularité, son design unique et étonnant, ne vous donne-t-elle pas envie d'en savoir plus ? L'aviez-vous déjà vu dans un livre d'égyptologie ? Dans un documentaire “classique” ? Pourquoi donc ?

Quelle peut bien être la fonction de cet objet, jugé si précieux qu'il figure dans la tombe d'un Prince ?

Y : 0:21:50 A propos des vases en pierre dure : "Quand j'ai poser la question de savoir comment on les avait fait, on m'a placé ce petit dessin magique sous le nez ... Avait-on essayé de reproduire ces objets avec ces techniques ? Non, on n'avait pas jugé utile de le faire."
Les Pyramides en Pierre Agglomérée
Les pierres moulées
Des expérience ont été faites par Joseph DAVIDOVITS et son équipe. La technique du moulage fonctionne.
Du coup aucun problème pour faire ce genre de vase.


P : FAUX : la technique des géopolymères ne permet pas de refaire le granite ou le basalte. Or ce sont précisément ceux-là qui nous intéressent.

Le Pr Davidovits peut faire du calcaire — bluffant, qui trompe les géologues experts et même le BRGM, institut qui fait référence en matière de taille de pierre — de la diorite, et autres pierres d'origine sédimentaire, c'est à dire qui sont le résultat d'un agrégat de poussières, poudres, etc. qui vont se déposer et se lier avec le temps. C'est d'ailleurs là qu'est le moyen de déterminer avec précision s'il s'agit de géopolymère ou de pierre naturelle, car la structure n'est pas identique : parallèle pour une pierre naturelle, croisée pour un géopolymère ; le % d'eau n'est pas non plus le même, ainsi que la densité, différente entre le bas et le haut d'un bloc : son travail est remarquable et passionnant.

Il peut expliquer beaucoup de choses, et probablement même les murs du Temple de la Vallée de Gizeh — composés de blocs de 200 à 400 tonnes de calcaire, vus plus haut — et nombre d'autres anomalies et étrangetés, mais en revanche, depuis plus de 25 ans qu'il a mis au point ce brillant procédé, il n'a jamais réussi à reproduire le granite ou le basalte, car ce sont des roches métamorphiques, produites à hautes températures et sous de fortes pressions dans le sous sol terrestre. L'égyptologie le conspue depuis ses débuts, on raille son doctorat d'égyptologie made in US, qui ne vaudrait pas tripette ici, etc. Cet homme courageux a fait un travail formidable qui mérite d'être salué et remercié.

Et il me semble, contrairement à ce que Jean-Pierre Houdin affirme, que l'hypothèse géopolymères devrait être regardée de plus près concernant la construction de la grande pyramide.

Y : Notons que Joseph DAVIDOVITS est interviewé dans le documentaire mais pas du tout interrogé sur ces techniques.


P : Toujours dans l'accusation implicite de manipulation… nous n'avons pas traité le “comment” dans le film, voilà pourquoi il ne s'exprime pas au sujet de sa technique.

Pour la petite histoire, nous avons assisté à un colloque en 2007, au Grand Palais à Paris, où le Pr Davidovits s'est fait railler publiquement par des géologues, et très sévèrement et injustement malmener par Jean-Pierre Adam… c'était pitoyable, à tel point qu'on nous a fortement conseillé de ne pas diffuser les images de l'événement, c'est dire.

Dans votre vision furieusement binaire, nous cacherions donc des choses volontairement afin de mettre en avant, sournoisement, la thèse des zitis, superzoutils et tout le fatras New Age ? Mais en espérant tromper qui ?

On ne fait pas signer des chèques à la sortie des projections, quand les gens sont encore sous notre emprise et notre contrôle, hypnotisés par le film… il faut réfléchir un peu avant d'affirmer de telles choses.

Y : 0:22:25 "Savoir si tel vase contenait du miel ou du lait me paraît plus qu'anecdotique en regarde de cette simple question : ..."
Un égyptologue sera sans doute mieux à même que moi pour répondre à cette argument mais il me semble qu'éclairer la vie du quotidien des égyptiens a son importance. Par exemple elle peut nous permettre d'apprendre ce qu'ils mangeaient et ainsi étayer l'hypothèse que ce n'étaient pas des esclaves. on pourrait apprendre tout un tas de choses, pourquoi s'en priver ?


P : Nous descendons dans le complexe souterrain de Saqqarah, dans un site daté par les égyptologues comme étant aux débuts de la civilisation égyptienne, dans lequel nous découvrons 40 000 pièces de vaisselle de pierre, dont certaines extraordinairement fines alors qu'elles sont réalisées dans des pierres aussi dures que le granite ou le basalte, mais un petit dessin expliquant la technique, et convainquant tous ceux qui sont sur l'affaire qu'il n'y a rien de compliqué là-dedans, personne ne prend la peine de les analyser pour connaître la nature des outils employés, métaux, pierres, etc. Normal ?

Y : 0:23:51 "Personne n'avait pu transporter et lever des statues aussi lourdes c'était le seul exemple connu sur la planète."
L'objectif ici est de prendre un peu de recul pour retirer l'adjectif "impossible" assimilé à cette tâche.
Le socle du cavalier de bronze pèse entre 1200 et 1500 tonnes et a été tracté sur un traineau par la force de l'homme sur 6km.
Les techniques sont plus modernes, mais le principe reste le même.
Avec des méthodes simples et ingénieuses il est possible de déplacer de lourdes charges. Même si nous n'avons pas encore trouver comment ils ont fait exactement, l'opération reste dans le domaine du possible.


P : Socle = environ 500 tonnes, statue = environ 1300 tonnes.
L'expérience dont vous parlez, citée plus haut (wikipedia, c'est bien, mais Rochas dans le texte, c'est mieux : les liens ont été donné en intro) concerne un socle, et a été effectuée sur un sol gelé de manière fort astucieuse, mais le travail concernant les colosses de Memnon est extraordinairement plus complexe.

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Non seulement, il faut transporter et tailler ces deux roches qui constituent les corps des statues — une brèche, pierre très dure contenant même des agates et des morceaux de silex —, qu'il faut ensuite les positionner avec précision sur leurs socles, qui comme la seconde photo le montre, sont légèrement inclinés, l'un en regard de l'autre, créant ainsi un effet de perspective… (je croyais que cela avait été inventé par les Grecs plus tard ?)

Si vous transportez votre statue à plat, comment la relevez vous ensuite ?
Il vous faut donc la transporter debout, comme cela, n'est-ce pas :

Image


Là encore, comparons ce qui est comparable : 1300 tonnes sur un traîneau de bois ? Vous êtes sûr ?

Mais pour le piédestal, n'ont-ils pas fait des glissières avec des sphères de bronze ? N'ont-ils pas attendu que le sol soit gelé ? Non, ce ne sont donc pas les mêmes conditions.

Une fois votre statue transportée, et taillée, il vous faut la mettre en place sur son socle… comment la hissez-vous ? Comment la faîtes vous glisser dessus ?

Voilà de vraies questions techniques !

Y : 0:23:56 "N'y tenant plus j'osais la question qui allait faire de moi une hérétique : Pouvait-on être certain qu'il était possible de faire cela avec du bois et des cordes ? Eric Gonthier : Moi je dirais oui, la preuve est là, donc on peut effectivement le faire... D'un coup je compris le problème."
--> à développer.


P : Je m'y suis déjà collé plus haut, inutile de reprendre ici.

Y : 0:24:31 "Pourquoi n'avait-on jamais imaginé d'autres hypothèses que des moyens simples ? Parce qu'envisager des machines était impossible. Et pourquoi est-ce impossible ? Parce que c'est ce qu'on croyait."
Raisonnement sans aucun rapport avec la science. On ne refuse pas une hypothèse parce que les scientifiquement croient en autre chose, par contre une hypothèse peut être refuse parce qu'il n'y a rien pour l'étayer. Heureusement.


P : Intéressant, comme point de vue.

Ceux qui refusent de considérer l'hypothèse “machines” au même titre que l'hypothèse “outils rudimentaires et main d'oeuvre à profusion” le feraient donc sous prétexte que l'on n'a pas retrouvé de machines ? Ce qui signifie que pour démontrer l'emploi de machines, il faudrait retrouver les machines ? Vous avez encore beaucoup d'autres affirmations de ce genre ?

1/ Mais en quoi pourrait bien être cette machine, s'il en existait une, pour pouvoir résister aux ravages du temps ?
2/ Les marques observées sur la pierre (dallage d'amphibolite, forages de granite, travail de surfaçage, etc) ne seraient donc pas suffisantes pour déclencher une investigation, des analyses poussées, des expertises ?
3/ Hypothèse Indiana Jones : rien n'a été laissé sur place, et le tout est caché est quelque part. Dans le sous-sol du site de Gizeh comme l'affirment certains auteurs ?

Y : Exemple : Nos connaissances du monde antique nous dit que l'esclavage était quelque chose de répendu.
Les experts en déduisent que les pyramides ont été construites par des esclaves. Si l'hypothèse seule comme quoi ce n'était pas des esclaves est avancée, elle sera refusée. Non pas parce que les experts croient à ce moment là que les esclaves étaient employés mais parce qu'il n'y a aucune raison de s'intéresser à une telle hypothèse sans élément pour l'accompagner.
Les découvertes sur les villages alentours montrent que les ouvriers étaient bien nourris et enterré comme il se doit. L'hypothèse peut être avancée, cette fois avec des éléments. Le point de vue change sur ce point particulier.


P : Hum… on trouve des tombes d'ouvriers… combien d'ouvriers ? 30 000 ? 100 000 ? Les chiffres varient tellement…

Y : Si l'on trouve une machine datée de cette époque, les égyptologues examineront l'hypothèse de machine pour la construction.


P : Il me semble qu'il ne leur resterait pas grand chose d'autre à faire dans ce cas !

Y : 0:24:50 "Malgré elle l'égyptologie semblait s'être enfermé dans ses propres croyances et accusait tous ceux qui ne pensaient pas comme elle d'être en mal de sensationnel."
Difficile d'accuser l'égyptologie de s'être enfermé dans ses propres croyances quand on regarde l'évolution de nos connaissances en la matière dans les dernières décennies. Par contre il est certainement vrai que ceux qui s’obstinent à clamer des hypothèses sans rien pour les accompagner soient regardé comme des gens en mal de sensationnel.


P : Oups, j'ai bien peur que ceci ne soit pas très “friendly” à notre égard : alors si nous parlons de l'hypothèse du film, il me semble qu'elle est un minimum accompagnée, non ?
Le chantier de la grande pyramide, d'autres “problèmes” en Égypte, des points communs “impossibles” avec d'autres endroits dans le monde, d'étranges alignements, les dimensions de la grande pyramide qui révèlent la présence de constantes, et la présence du mètre, unité lié aux dimensions de notre planète, etc.

Que vous refusiez de l'entendre, c'est une chose, mais alors à nouveau je vais vous demander de nous lister tout ce qui nous permet d'affirmer que la grande pyramide est le tombeau de Kheops, qu'il a été construit en vingt ans, en 2650 BC, avec des outils rudimentaires et de la main d'oeuvre à profusion, sinon cela reste une hypothèse.

Concernant “l'évolution des connaissances en matière d'égyptologie” vous trouvez que ça a beaucoup bougé concernant la grande pyramide ?
Je ne vois pas de changement radical mis à part le passage des esclaves aux ouvriers… à ce propos, je vais citer cette remarque ironique de Jacques : “Esclaves ? Historiens de droite ! Hommes libres et consentants ? Historiens de gauche ! L'histoire suit les modes de pensée dominants”.

Y : 0:24:58 "Mais qui fabrique du sensationnel ? Ne serait-ce pas ceux qui prétendent que la grande pyramide aurait été construite en 20 ans."
Nous l'avons vu, 20 ans n'a rien de sensationnel.


P : Et pourtant si, au vu de tout ce qu'il y a à faire… il ne suffit pas de l'affirmer, vous devez étayer vos dires, comme je l'ai fait dans le film : considérer le RÉEL cahier des charges. C'est ce que je vous ai demandé de développer lors de nos échanges sur la page Facebook, et que je suis impatient de lire.

Y : 0:25:04 L'expérience Nova
--> à développer
Le fiasco de la mini-pyramide de NOVA


P : Pourquoi ne pas directement poser la question au Pr Davidovits ?

Y : 0:26:04 Tant qu'on restera dans un débat théorique, on pourra affirmer tout et son contraire, selon que l'on envisage ou non la possibilité d'une technologie autre que celle accordée aux bâtisseurs. Tout n'est qu'une question de regard
--> à développer


P : Hé oui, tout n'est qu'une question de regard, et de liberté de penser, ajouterais-je aujourd'hui : la liberté de pouvoir considérer une hypothèse même si elle heurte la raison, et d'enquêter en faisant honnêtement fonctionner ses méninges pour tenter de comprendre.

À suivre donc, car nous sommes à 0:26 sur 1:48… du boulot en perspective :)
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Re: Réponses aux critiques de Yokho

Message par web » 19 Mars 2013, 21:54

J'avais loupé cette réponse très propre, efficace et convaincante.
Merci pour cet excellent travail Patrice.
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Re: Réponses aux critiques de Yokho

Message par agnocere » 19 Mars 2013, 23:28

j'ai une question concernant la photo de la chambre du roi qui n'a rien a voir avec le sujet, mais plutot avec la photo en elle meme:

-est ce un effet de l'éclairage que les pierres en positions basses soient plus sombres que les autres? ou est ce une véritable coloration?
-parce que sinon ça laisse poser des questions...est ce que la température varie dans cette chambre? ou non a la maniere d'une termitiere?
-on dirait comme une trace d'humidité...si c'était le cas, je doute que cela vienne d'en dessous...condensation? presence d'eau a un moment donné ayant marqué la pierre?

ce n'est peut etre pas le bonne endroit pour poser cette question, mais la photo m'a interloqué...quelqu'un a déja visité cette chambre parmi nous qui pourrait confirmer ou non cette coloration?
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Re: Réponses aux critiques de Yokho

Message par Patrice Pooyard » 20 Mars 2013, 00:27

Non, il n'y a pas a priori de décoloration des pierres, c'est un effet de l'éclairage au flash, car en fait, on n'y voit quasiment rien là-dedans, c'est éclairé avec des tubes néons…
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Re: Réponses aux critiques de Yokho

Message par Yokho » 20 Mars 2013, 05:14

Bonjour,

Tout d'abord merci pour ces éclaircissements.
Je suis parfaitement conscient que ma synthèse sur les points litigieux est imparfaite et il y a certainement des points à revoir.

Je propose, si possible, de voir point par point.

Commençons donc par mon premier relevé : "0:00:22 Comme tout le monde je pensais que tout avait été dit sur la grande pyramide de Gizeh. Jusqu'au jour où je découvris que des faits inexpliqués restaient ignores par l'égyptologie."

Nous sommes donc d'accord que la narratrice est, comme moi, monsieur tout le monde qui a écouté les spécialistes ici ou là avec plus ou moins d'attention.
Ce qui dit la narratrice est donc la même chose que le discours officiel des spécialistes par l'intermédiaire de la vulgarisation.

Si je comprends bien votre réponse, voici ce que veut dire la narratrice : "Comme tout le monde je pensais que toutes les hypothèses avaient été étudiées par les spécialistes concernant la grande pyramide de Gizeh.".
Est-ce bien le message ?

Je n'ai absolument rien contre les hypothèses absurdes, hors nomes, farfelues, folles, inimaginables.

Ce n'est pas le sujet le plus passionnant mais ce point comme beaucoup fait partie d'une ambiance à propos de l'égyptologie, c'est leur accumulation qui moi m'a donné certaines impressions sur le film. Du coup, même si je comprends que certains m'accuseront de jouer sur les mots et d'être pointilleux, je suis obligé de les relever tous pour expliquer mon propos final. Je n'ai pas envie que ma conclusion soit une allégation sans fondement.
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Re: Réponses aux critiques de Yokho

Message par Teal'C » 20 Mars 2013, 05:51

Yokho, peut on savoir ton propos final ?

Car il semble que tu en soit malgré tous les futurs échanges à venir, et qui si il seront pris mots par mots et re expliqué prendront énormément de temps à être exprimés, convaincu d'un propos final... aurais tu la gentillesse de me l'exposer afin de me faire gagner du temps sur ta conviction par rapport à ce sujet ?

(ce qui ne m'empêchera bien sur pas de lire tes remarques et tes relevés)

Merci
C'est une exclue totale !!!
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Re: Réponses aux critiques de Yokho

Message par Patrice Pooyard » 20 Mars 2013, 11:11

Bonjour Yokho,

Je vous arrête tout de suite : on ne va pas faire une étude de texte détaillée de la narration du film.

Seuls les “faits litigieux” selon votre point de vue m'importent, et je préciserai avec plaisir tout ce qui n'est pas compris, semble erroné, contesté, etc.

Concernant cette phrase, d'une consternante limpidité, “Comme tout le monde je pensais que tout avait été dit sur la grande pyramide de Gizeh. Jusqu'au jour où je découvris que des faits inexpliqués restaient ignorés par l'égyptologie.”, que l'on peut évidemment triturer ad vitam, le sens est extrêmement simple :

“Comme tout le monde” = comme la majorité d'entre nous = “madame et monsieur tout le monde” = le socle commun de connaissance, etc.

“Jusqu'au jour où je découvris que des faits inexpliqués restaient ignorés par l'égyptologie” = tellement ignorés, qu'elle en parle peut-être en interne, dans des publications pour égyptologues, mais pas dans les communications destinées au grand public : “je découvris que des faits inexpliqués” [jusqu'à preuve du contraire, Yokho, et vous avez un peu de lecture sur le sujet juste au-dessus] “restaient ignorés par l'égyptologie”, tellement, que tout ce qui est présenté est aussitôt contesté par ceux qui s'accrochent tant qu'ils peuvent aux branches du savoir commun…

Un exemple parmi des dizaines ? La symétrie des statues de Louxor, par exemple. Le saviez-vous ?

N'est-ce pas là un beau “fait ignoré” ?

Plutôt que de se retourner aussitôt vers Chris Dunn, considérer ses résultats, reproduire, analyser, comparer avec d'autres, etc. — il ne s'agit pas que d'une simple analyse de photo, son travail va bien au-delà — que font les égyptologues à ce sujet, depuis maintenant plusieurs années que cette affaire est sortie ?

Silence radio… ah non, pardon, certains d'entre eux — toujours les mêmes — dénigrent l'homme : une bien belle “démarche scientifique”.

Nous publierons d'ailleurs bientôt au sujet de ces symétries.

Voilà, maintenant, les FAITS, Yokho, les faits ! Notre échange n'est pas un combat, mais une mise au point de mon travail, une précision des recherches de Jacques, et une manière de compenser tout ce qui avait été prévu en parallèle du film, mais n'a pu sortir du fait de problèmes juridiques. Alors, au boulot !
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Re: Réponses aux critiques de Yokho

Message par Mani Topa » 20 Mars 2013, 11:58

Bonjour Yokho,

Avant de pouvoir continuer à poster, il y a deux passages obligatoires pour tout nouvel inscrit sur notre forum:

Ici: http://www.larevelationdespyramides-leforum.com/viewtopic.php?f=24&t=15


et là: http://www.larevelationdespyramides-leforum.com/viewforum.php?f=30

Merci.
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Re: Réponses aux critiques de Yokho

Message par Yokho » 20 Mars 2013, 12:47

Mon point de vue est clairement exposé sur mon site : dans son ensemble le documentaire présente une fausse image de l'égyptologie, loin de l'objectivité que se doit d'avoir un documentaire de base scientifique à destination du grand public.
Rien n'est parfait, et je n'aurais même pas relevé cette phrase si elle ne participait pas d'une ambiance tout le long du documentaire.
J'entends bien que le "tout" ne concerne pas tout le savoir (c'était pas clair pour moi), mais uniquement les hypothèses de construction (bien ça ?). Je vais rectifier mon article à la lumière de cette explication.
Quand bien même je ne suis toujours pas convaincu qu'elle ne cherche pas à montrer l'égyptologie comme une science fermée avec le "tout a été dit", c'est à dire "c'est bon on a l'hypothèse qui marche bien, on sait où aller, on cherche, pas la peine de venir avec une nouvelle hypothèse", un peu comme "la messe est dite".
Le point principal c'est bien "tout a été dit".

Encore une fois je peux me tromper. N'empêche qu'en ce qui me concerne c'est bien la première pierre de cette ambiance.
Je suis parfaitement conscient que cette étude sémantique n'est pas ce qu'il y a de plus intéressant, je suis le premier à le dire. Selon moi c'est important dans un message au grand public, mais on peut passer au point suivant si vous le souhaitez.
Yokho
 
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Re: Réponses aux critiques de Yokho

Message par chephane » 20 Mars 2013, 12:51

Yohko, il t'a clairement été demandé de passer par la case présentation et charte.

Merci encore une fois d'observer cette règle comme tous les autres ici
Le problème avec les citations sur internet, c'est qu'on peut jamais vraiment savoir si elles sont authentiques
Abraham LINCOLN
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